L’opposition s’est engagée dans ce processus électoral 2023 sans programme politique commun. Chaque leader voulait jouer sa propre carte. De la même manière, cette opposition appelle aujourd’hui à boycotter la saisine de la Cour constitutionnelle. A la place, elle exige l’annulation des élections.
Difficile de croire à la sincérité des uns et des autres. Moïse Katumbi, le meilleur perdant de ces élections, a aligné ses candidats aux différents échelons du processus. Il y en a qui ont cru, quoi que dans l’opposition. Ce, contrairement à ceux qui ont embobiné une certaine opinion sur l’éventualité d’un glissement, d’un dialogue, d’une transition sans Tshisekedi…
Cette catégorie d’opposants s’est présentée seule à la présidentielle faisant miroiter aux siens le mirage d’un éventuel report des élections sur de nouvelles bases. A cela, il s’en est mêlé les prophéties les plus diverses des hommes de Dieu de tout acabit.
Aujourd’hui, l’élection de Félix de Tshisekedi est une réalité. En attendant la confirmation par la Cour constitutionnelle, tous les chefs d’Etat et de gouvernement s’attèlent à le féliciter pour son nouveau quinquennat. De plus en plus, l’opposition se sent seule. Tout le monde à travers les capitales africaines et occidentales conseille à cette dernière d’user des voies légales de revendication. Une façon de désapprouver l’option de la violence.
Les différentes missions d’observation en commençant par celle mise en place par les catholiques et les protestants, tout en reconnaissant de nombreuses irrégularités, ont fini par lâcher du lest en acceptant les résultats de la Centrale électorale. Peu à peu, la page de la présidentielle est en train d’être tournée. Cap sur les législatives, les provinciales et les conseillers communaux.
C’est l’occasion pour la CENI d’annoncer le report de la publication des résultats provisoires des élections des députés nationaux et provinciaux, initialement prévue pour aujourd’hui 3 janvier. Et pour cause, la compilation en cours des résultats provisoires des élections législatives nationales et provinciales, ainsi que celles des conseillers communaux du 20 décembre dernier. Cependant, aucune nouvelle date n’a été communiquée.
Un nouvel espoir pour les leaders qui ont sérieusement préparé cette phase électorale. Déjà, les candidats de l’opposition qui ont mouillé leur maillot pour faire partie des élus, ne veulent pas entendre parler de l’annulation. C’est dire que les candidats malheureux à cette présidentielle qui vont s’obstiner à faire perdre à ces potentiels élus l’occasion de siéger à l’hémicycle, finiront par se retrouver seuls. Fayulu, contrairement à Moïse Katumbi, n’a rien à perdre. Bien au contraire, par solidarité avec ses nombreux cadres qui rêvaient d’être élus, il faut tout raser.
Le chairman de Mazembe, quoi qu’hésitant à l’idée de l’annulation, ne doit pas tronquer son prestige de meilleur perdant et éventuellement celui de chef de l’opposition. Il y va de l’avenir politique des membres de son parti qui ont candidaté à des divers échelons.
La Pros.