Après la soirée de gala, place à présent au grand show pour clôturer la 5ème édition du festival de la mode Kinshasa Mboka ya Masano. C’est au cours de la conférence de presse organisée vendredi 24 novembre dernier au Musée national, que les dates retenues pour ce grand rendez-vous de la mode ont été confirmées : le 30 novembre et le 01 décembre 2023, au Musée national.
Le festival Kinshasa Mboka ya Masano va présenter à travers les panels, défilés de mode et expositions, les capacités de la femme dans la gouvernance et la lutte contre les violences basées sur le genre par le vêtement.
Selon le programme du déroulement de ce grand show, les stylistes exposeront les tenues propres à chaque ethnie pour représenter ainsi les 450 couleurs dont regorge la RD-Congo.
Lors de son exposé, l’initiatrice de ce festival, Lydia Nsambayi Ntumba a souligné que le retour à l’identité vestimentaire de la RD-Congo reste le combat majeur de ce rendez-vous culturel Kinshasa Mboka ya Masano. « Nous sommes dans une quête identitaire et culturelle. La mode en RDC ne peut pas exister si elle n’a pas la culture comme soubassement. La culture est ce qui nous unit, c’est ce qui est notre identité. Vous êtes du Bandundu, du Grand Kasaï ou du Kongo-Central, quels sont les vêtements identitaires qui représentent l’habillement de chez vous ? Face à cette question, vous verrez que les jeunes vont commencer à tâtonner. Ils auront du mal à définir clairement l’habillement de telle province ou de telle ethnie », a-t-elle déclaré.
Et de poursuivre : « Il n y a qu’en RDC, où il n’y a rien comme soubassement. On pense inventer en s’appuyant nécessairement sur ce qui est étranger alors que l’étranger est commun à tout le monde. Tant que la mode identitaire des Congolais n’existera pas, nous allons continuer à ramper ».
Notons que, Kinshasa Mboka ya Masano se présente cette année sous l’aspect du grand show de la mode en général. Il se veut un événement touristique dans le sens où il cherche à vendre l’image de la RD-Congo à travers son identité vestimentaire.
Cette initiative s’ouvre culturellement en ne se limitant pas qu’à la mode, à la coiffure et au maquillage.
Par ailleurs, il sied d’indiquer que c’est sous le thème : « les 450 couleurs pour l’inclusivité des femmes dans la bonne gouvernance et la lutte contre les violences basée sur le genre », que ce rendez-vous se tiendra.
Israël Mpoyi