La crise à l’UDPS plombe les efforts tendant à soutenir la modification de la Constitution. Et pour cause, la guerre de leadership entre Augustin Kabuya et Déo Bizibu. Les deux leaders, tout en lui réaffirmant leur loyauté, se réclament toujours de la même autorité de référence.
En attendant, le silence de Félix Tshisekedi donne lieu à de nombreuses supputations. Les différentes structures alliées au parti présidentiel préfèrent attendre la position que va adopter le Président de la République avant de s’aligner derrière tel ou tel autre leader. Pendant ce suspense, les officines politiques carburent à plein régime.
C’est dans ce sens que certaines rumeurs font état de l’intervention imminente de Félix Tshisekedi pour mettre fin à ce bicéphalisme qui n’aura que trop duré. En réalité, il reste le seul à détenir la clé de voûte. Il urge d’en finir face à l’enjeu de modification de la Loi fondamentale. Pour ce faire, il revient au Chef de l’Etat d’opérer le choix cornélien entre Augustin Kabuya et Déogratias Bizibu ou carrément opter pour une 3ème voie.
Entretemps, Augustin Kabuya semble détenir toujours l’impérium. Il occupe le siège du parti et y organise des réunions en convoquant les différentes fédérations de l’UDPS. Toute tentative des dissidents de s’y rendre par la force, se trouve butée aux nombreux appels au calme. Toute violence que pourrait engendrer une occupation par la force du siège risque de prêter le flanc à l’ennemi.
En ce moment que le Président de la République s’est engagé dans son projet de modifier la Constitution, seule la voix de Kabuya reste audible. Mais, il est impérieux de commencer par remettre l’ordre à la maison où les statuts régissant l’UDPS aujourd’hui sont diversement interprétés. Conséquence : l’imbroglio actuel.
Pour preuve, Déo Bizibu, en qualité de Secrétaire général ai de l’UDPS, a pris, depuis samedi 30 novembre, un arrêté portant nomination des membres de la commission de réflexion sur la Constitution.
Bien avant, Augustin Kabuya qui se prévaut de la même qualité en plus de sa casquette de Président ai de l’UDPS, avait pris le même acte de nomination. Un désordre qui n’enchante pas le parti présidentiel dans ce contexte de la volonté clairement affichée de retoucher l’actuelle Constitution. Il y a donc nécessité de prendre le taureau par les cornes afin de mettre fin à la crise qui reste suspendue à la tête de l’UDPS comme une épée de Damoclès.
C’est dans ce cadre même qu’à l’Union sacrée, certains membres du présidium attendent des signaux qui devront leur permettre d’opérer le choix qui va aller dans le sens de la personne sur qui Tshisekedi aura jeté son dévolu.
La Pros.