Gentiny Ngobila n’a pas l’intention de répondre favorablement à l’appel de l’Assemblée provinciale de Kinshasa qui l’invite à démissionner de ses fonctions de gouverneur de la ville. Ce, après que les membres du bureau de cet organe délibérant de la ville de Kinshasa aient levé ses immunités suite à la demande du Procureur Général près la Cour de Cassation. Le premier citoyen de la ville de Kinshasa s’accroche à une décision du Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, datant du mois d’octobre de l’année dernière, suspendant jusqu’à nouvel ordre, toute activité de l’Assemblée provinciale de Kinshasa suite à des tensions entre Godé Mpoyi, président de l’APK et le gouverneur.
Figurant sur la liste de 82 candidats invalidés par la Commission électorale nationale indépendante, des législatives nationales et provinciales pour fraude, Gentiny Ngobila a vu ses immunités sautées à raison de 4 membres sur 5 qui ont voté en faveur de cette décision. La requête à l’initiative du Procureur général Firmin Mvonde, avait déjà interdit à ces invalidés de quitter le territoire national. Après avoir retiré à Ngobila ses privilèges de gouverneur, l’Assemblée provinciale lui a donné un ultimatum de 48 heures pour démissionner de ses fonctions.
Réponse du berger à la bergère, Freddy Bonzeke, directeur de cabinet du gouverneur, a, dans une interview accordé à Top Congo, indiqué que Gentiny Ngobila reste imperturbable et ne va pas démissionner comme le lui demande l’APK. Il a par ailleurs mentionné une décision du VPM de l’intérieur interdisant les activités à l’Assemblée provinciale après avoir observé des tensions qui régnaient entre Godé Mpoyi, speaker de cet organe et le premier citoyen de la ville de Kinshasa . ‘’ Notre assemblée provinciale est fermée depuis le mois d’octobre sur décision du VPM de l’intérieur’’, a déclaré Freddy Bonzeke.
Par ailleurs, pour faire appel à son invalidation par la Centrale électorale, Gentiny Ngobila, comme tous les autres candidats invalidés, a saisi la Cour Constitutionnelle pour dénoncer l’inconstitutionnalité de la décision prise par la CENI, le Conseil d’Etat en référé liberté et la CENI en recours gracieux.
Nathan Mundele
