Kinshasa, le 12 juin 2026. Le dossier controversé relatif à la démolition de la parcelle cadastrée située sur l’avenue Colonel Ebeya, en face de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), ex-IFASIC, connaît un nouveau développement susceptible de raviver les tensions autour de cette affaire.
Selon des informations recueillies sur place ce vendredi 12 juin 2026, le ministre provincial de l’Environnement, Propreté publique et Assainissement de la Ville-Province de Kinshasa, Léon Mulumba Mwana Nshiya, a fait positionner plusieurs engins lourds de type Caterpillar à l’entrée de l’avenue Colonel Ebeya, à proximité immédiate de la parcelle concernée.
Cette démonstration de force intervient alors que la légalité de l’opération de démolition envisagée continue de susciter de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique, des milieux juridiques ainsi que des défenseurs du droit de propriété. Plusieurs observateurs s’interrogent notamment sur les fondements juridiques susceptibles de justifier une telle intervention sur une parcelle bénéficiant d’un titre foncier établi depuis plusieurs décennies.
L’arrivée de ces engins est perçue par certains comme le signe d’une exécution imminente de la mesure contestée, tandis que d’autres y voient une pression supplémentaire exercée sur les occupants et les propriétaires de la parcelle litigieuse.
Face à cette situation, les regards sont désormais tournés vers les autorités compétentes, notamment le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, les juridictions concernées, les organisations de la société civile ainsi que les structures de défense des droits de l’homme, afin que toute action éventuelle s’inscrive dans le strict respect des lois de la République démocratique du Congo, des décisions de justice et des principes de l’État de droit.
Compte tenu des enjeux fonciers, urbanistiques et juridiques de ce dossier, les médias nationaux et internationaux sont invités à suivre de près l’évolution de cette affaire, qui pourrait constituer un précédent important dans la gestion des conflits fonciers et des opérations de démolition dans la capitale congolaise, siège des institutions. Car, il y va de l’image du pays.
Pour de nombreux observateurs, toute décision concernant cette parcelle, cadastrée depuis le 10 mai 1990, devrait privilégier les voies légales et le dialogue institutionnel afin de préserver la sécurité juridique des investissements fonciers et la confiance des citoyens envers les institutions de la République.
Affaire à suivre.
Justin Nkoy Azanga.
