Le Mouvement Centriste Congolais, cher à Germain Kambinga Katomba, a ouvert ses portes pour les adhésions de nouveaux membres, ceux qui, au nom de l’intérêt général, sont prêts à dire non au tribalisme, au népotisme, à l’injustice, à la trahison, à la division, à la manipulation, à la haine, à l’agression rwandaise dans l’Est. Dans un contexte national délicat, secoué par d’importants défis à résoudre, Le Centre se conçoit comme une doctrine de responsabilité, mais surtout comme une alternative crédible, efficace et capable de répondre aux multiples attentes des populations, proposant un plan de gouvernance adapté aux besoins du développement de la République démocratique du Congo. Dans une note, interceptée hier, mardi 11 août 2026, le Mouvement Centriste Congolais sonne le ‘’temps de la Nation’’. Il s’agit, concrètement, de ce moment où, précise-t-on, ‘’le Congo ne peut plus être pensé uniquement à travers les échéances électorales’’. Mais, ‘’il doit être pensé sur plusieurs générations’’, sous le prisme d’une République plus stable, d’une démocratie plus responsable et d’un territoire national préservé dans son intégralité. Voici, dans son intégralité, le message du Mouvement politique Le Centre.
APPEL À REJOINDRE LE CENTRISME RÉPUBLICAIN COMME CULTURE POLITIQUE ET MÉTHODE DE GOUVERNANCE
Le Congo avant les partis, le Congo avant les clivages, le Congo au-dessus des intérêts égoïstes. La République démocratique du Congo traverse l’un des moments les plus déterminants de son histoire contemporaine. Notre pays fait face à une guerre qui menace son intégrité territoriale, sa souveraineté et, à terme, son unité nationale. Dans le même temps, notre vie politique demeure trop souvent prisonnière des querelles de personnes, des calculs électoraux, des antagonismes entre camps et d’une conception de la politique qui place parfois les intérêts particuliers au-dessus de l’intérêt supérieur de la Nation.
Dans un tel contexte, le Congo ne peut pas se permettre la dispersion.
Il doit retrouver ce qui devrait constituer le fondement de toute action politique : la République, la Nation et l’intérêt général. C’est dans cet esprit que nous appelons les Congolaises et les Congolais à rejoindre et à faire vivre le centrisme républicain, non pas comme une posture d’équilibre permanent entre une majorité et une opposition, mais comme une véritable culture politique et une méthode de gouvernance. Le centrisme républicain n’est ni l’indécision, ni la neutralité, ni le refus de choisir. Il consiste à choisir ce qui sert la République. Il consiste à défendre les institutions lorsqu’elles incarnent l’ordre républicain, à les critiquer lorsqu’elles doivent être améliorées et à proposer leur transformation lorsqu’elles ne permettent plus de répondre efficacement aux exigences de la Nation. Il consiste surtout à placer le Congo avant les partis, la République avant les ambitions personnelles et l’intérêt général avant les intérêts de chapelle.
Le Congo d’abord
Aujourd’hui, la priorité absolue demeure la défense de la souveraineté nationale et la reconquête de l’intégralité du territoire national. Face à l’agression dont la RDC est victime à l’Est, le débat politique ne peut pas être réduit à une compétition entre acteurs congolais cherchant à tirer un avantage partisan de la souffrance de la Nation. Lorsque l’existence même du territoire national est menacée, la première responsabilité d’un acteur politique est de se placer du côté de la patrie. C’est précisément la position défendue par Germain Kambinga Katomba et le Mouvement politique Le Centre : en période de guerre et de menace contre les intérêts vitaux de la Nation, les Congolais doivent se rassembler autour des institutions de la République et soutenir les efforts engagés pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays. Cette position ne signifie pas renoncer au débat démocratique. Elle signifie simplement que la politique politicienne ne peut pas prendre le dessus sur la survie de la Nation. Le temps de la compétition politique viendra toujours. Mais lorsque des territoires congolais sont occupés et que l’intégrité du pays est menacée, la priorité doit être la défense du Congo. C’est pourquoi le Mouvement centriste congolais a constamment appelé à la mobilisation patriotique, à la cohésion nationale et au soutien aux efforts diplomatiques et institutionnels destinés à mettre fin à la guerre. Le centrisme n’est pas l’entre-deux : c’est une exigence de responsabilité
Il faut débarrasser le mot « centre » d’une mauvaise interprétation. Être centriste ne signifie pas être assis entre deux camps, rechercher systématiquement un compromis ou changer de position au gré des rapports de force. Le centriste est celui qui refuse les extrêmes lorsqu’ils mettent en danger la République, mais qui sait également prendre des positions fermes lorsque les intérêts fondamentaux du pays l’exigent.
Le centrisme républicain est donc une doctrine de responsabilité.
Il demande de dépasser les réflexes de clan, les appartenances partisanes et les oppositions mécaniques pour poser une question simple : Qu’est-ce qui est bon pour la République démocratique du Congo ? Cette question doit être le point de départ et le point d’arrivée de toute action politique.
Une République qui doit se réformer
Le patriotisme ne saurait cependant se limiter à la défense du territoire. Défendre le Congo, c’est aussi construire un État capable de fonctionner efficacement, de garantir la justice, de produire de la richesse, de protéger ses citoyens et de transformer ses immenses ressources naturelles en développement. C’est ici qu’intervient une autre dimension essentielle de la pensée de Germain Kambinga Katomba : la nécessité d’une refondation institutionnelle profonde. Depuis plusieurs années, le Mouvement centriste congolais défend l’idée que la RDC doit réfléchir à un modèle institutionnel mieux adapté à ses réalités historiques, sociales, économiques et politiques. Kambinga a récemment réaffirmé cette conviction en plaidant pour une transformation du système institutionnel et en défendant le projet d’une Quatrième République. Il ne s’agit donc pas simplement de changer les hommes. Il faut également interroger les mécanismes institutionnels qui produisent la gouvernance du pays. Une République solide doit être organisée de manière à limiter les faiblesses humaines, empêcher la concentration excessive des pouvoirs et garantir l’efficacité des institutions. C’est dans cette perspective que Germain Kambinga met notamment en avant trois principes : la méritocratie dans l’accès aux responsabilités publiques, la sanction politique comme mécanisme de responsabilité et l’autonomie réelle des contre-pouvoirs.
La méritocratie contre le clientélisme
Le Congo ne pourra se développer durablement si les responsabilités publiques continuent d’être perçues comme des récompenses politiques. L’État doit rechercher la compétence. Les fonctions publiques doivent être exercées par des femmes et des hommes capables, compétents, intègres et engagés au service de la collectivité. Le centrisme républicain doit ainsi promouvoir une culture de la méritocratie, dans laquelle l’intérêt de l’État prime sur les considérations de proximité personnelle, de clientélisme ou de fidélité partisane.
La responsabilité comme règle de gouvernement
Il ne peut y avoir de démocratie véritable sans responsabilité.
Toute responsabilité politique doit avoir pour corollaire la possibilité d’une sanction politique lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous ou lorsque l’intérêt général est sacrifié. La sanction politique ne doit pas être comprise comme une vengeance. Elle est un mécanisme de régulation démocratique. Elle rappelle à ceux qui exercent le pouvoir que les institutions appartiennent à la République et non à ceux qui les occupent temporairement.
Des contre-pouvoirs réellement autonomes
Une démocratie solide ne repose pas uniquement sur l’existence formelle d’institutions. Elle repose sur leur capacité réelle à exercer leurs missions en toute indépendance. Le centrisme républicain doit donc défendre des institutions de contrôle, de justice et de régulation disposant d’une autonomie effective, notamment sur le plan fonctionnel et financier. Une institution qui dépend entièrement d’un autre pouvoir pour exercer sa mission ne peut garantir pleinement le rôle de contre-pouvoir qui lui est confié. La réforme institutionnelle doit donc viser à rendre l’État plus cohérent, plus efficace et plus responsable.
La paix, mais une paix qui protège la souveraineté
Le centriste est un homme de paix. Mais la paix ne peut pas être confondue avec la capitulation. La RDC doit rechercher toutes les voies diplomatiques permettant de mettre fin à la guerre, de restaurer son intégrité territoriale et de garantir une paix durable. C’est dans cette logique que Germain Kambinga a salué les démarches diplomatiques engagées pour parvenir à une solution au conflit dans l’Est, notamment l’Accord de Washington de juin 2025, qu’il avait qualifié de pas en avant historique.
La diplomatie n’est donc pas une faiblesse. Elle est un instrument de puissance lorsqu’elle est mise au service de la souveraineté nationale. Mais elle doit avoir pour objectif ultime la restauration de la paix, la sécurité des populations et la récupération effective de l’ensemble du territoire national.
Le temps de la Nation
Nous devons sortir d’une conception de la politique dans laquelle chaque crise devient une occasion de repositionnement personnel. Le Congo ne peut plus être pensé uniquement à travers les échéances électorales.
Il doit être pensé sur plusieurs générations. Notre génération a la responsabilité historique de transmettre à celles qui viennent un État plus fort, une République plus stable, une démocratie plus responsable et un territoire national préservé dans son intégralité. C’est pourquoi nous devons réhabiliter une politique fondée sur la responsabilité, la compétence, la cohésion nationale, la souveraineté et le sens de l’État. Le Congo avant les partis. Le Congo avant les ambitions personnelles. Le Congo avant les querelles de camps. Le Congo avant les clivages. Voilà le sens véritable du centrisme républicain. Il ne s’agit pas de demander aux Congolais de renoncer à leurs convictions. Il s’agit de leur demander de placer leurs convictions au service d’une ambition supérieure : celle d’une République démocratique du Congo unie, souveraine, stable, prospère et capable de décider librement de son propre destin.
Rejoindre le Centre, c’est choisir la République
À toutes celles et tous ceux qui refusent la politique de haine, de frustration, d’insulte et de division ;
À toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique congolaise soit réduite à l’affrontement permanent entre camps ;
À toutes celles et tous ceux qui considèrent que la souveraineté nationale doit transcender les intérêts partisans ;
À toutes celles et tous ceux qui pensent que le Congo a besoin de compétence, de méritocratie, de responsabilité et d’institutions fortes ;
À toutes celles et tous ceux qui veulent participer à la construction d’une nouvelle culture politique congolaise ; nous lançons un appel : rejoignez le centrisme républicain.
Non pas pour vous situer entre deux camps.
Mais pour vous situer du côté de la République.
Non pas pour fuir les choix.
Mais pour choisir le Congo.
Non pas pour défendre un homme ou un parti.
Mais pour défendre la Nation.
Le Congo avant les partis.
Le Congo avant les clivages.
La République avant les ambitions.
La Nation avant les calculs.
Voilà notre engagement.
Voilà notre méthode.
Voilà le sens du centrisme républicain.
