L’annonce de la convocation prochaine d’un dialogue national inclusif en RDC suscite de plus en plus des commentaires. Dans le microcosme politique congolais, des réactions continuent à émerger en toute célérité. Parmi les voix qui se sont prononcées, celle de M. André-Alain Atundu Liongo alimente une réflexion nourrie face aux enjeux actuels du pays, marqués notamment par une crise sécuritaire préoccupante dans l’Est, due à l’agression rwandaise, exécutée avec la complicité de la coalition AFC/M23. Pour Alain Atundu, le dialogue annoncé par le Président Félix Tshisekedi ne doit nullement servir de blanchisserie pour les crimes commis contre les populations. Dans une déclaration politique du 20 juillet dernier, portée par le mouvement politique L’Entente Républicaine, dont la CDR, son parti, siège comme membre, toujours au sein de l’Union Sacrée de la Nation, il est demandé aux Confessions religieuses de faire preuve de rigueur dans le choix des parties prenantes, et même, par après, dans la conduite des discussions, afin que cette initiative instituée au plus haut niveau de l’Etat porte des fruits au service de la paix et du vivre-ensemble. Lisez, ici, les préalables…
COMMUNIQUE POLITIQUE
L’Entente Républicaine, qui comprend I’APAK, la CDR, et Orange, tous membres de l’Union Sacrée, tient à saluer chaleureusement la décision courageuse et lucide de Président TSHISEKEDI d’autoriser l’organisation du Dialogue national à l’issue de l’audience accordée à la délégation CENCO – ECC. Les Hommes de l’Eglise qui doivent mettre ce projet en équation se doivent d’agir avec détermination et engagement pour l’intérêt bien compris des populations congolaises sous l’autorité de la Constitution en vigueur, et ce, sans pudeur ni gène.
En effet, il leur incombe de donner les précisions utiles sur l’inclusivité, la républicité et l’apaisement en l’occurrence. Les positions exprimées sans ambages par le Président TSHISEKEDI doivent être rappelées et explicitées avantageusement pour ne pas créer un climat malsain et préjudiciable. Il doit ainsi être entendu et compris que l’inclusivité ne doit pas servir de blanchisserie pour les crimes commis, poursuivis ou punis afin de ne pas décrédibiliser cette démarche auprès des populations congolaises.
La traitrise à la patrie et la connivence avec l’ennemi rwandais et consort doivent être traitées avec rigueur et vigueur. L’attitude des religieux ne doit comporter en aucun cas un message ambigu et volontairement confus pour la population congolaise afin d’éviter toute interprétation malveillante et vicieuse de nature à transformer ce débat national en une opération de mascarade au bénéfice des criminels reconnus et dénoncés par les populations congolaises. La légalité républicaine et la protection des institutions doivent être sauvegardées à chaque étape et en toute circonstance.
Il apparaît ainsi que ce Dialogue ne peut à priori occasionner un débat sur le changement de la Constitution ; la priorité étant la sécurité du territoire, la cohésion nationale et la fin des hostilités dans un esprit patriotique contre tous les ennemis de la RDC et consorts. L’Entente Républicaine demande ainsi aux mandataires religieux d’œuvrer résolument pour garantir la bonne foi de tous les acteurs.
Dans cet ordre d’idées et pour la sérénité des débats, il conviendrait de faire la part des choses entre le dialogue des Hommes politiques du dialogue des responsables des groupes armés sans oublier d’associer les responsables des populations victimes des atrocités des combats. Que vivent à jamais et pour toujours la République, la cohésion nationale et l’intégrité territoriale.
Fait à Kinshasa, le 23 juillet 2026
POUR L’ENTENTE REPUBLICAINE,
Jossart TAMBWE, Président National d’APAK,
André-Alain ATUNDU, Président National de CDR,
Fiyou NDONDOBONI Président National d’Orange
