La Ministre d’Etat, Ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Eve Bazaïba Masudi, a reçu le vendredi dernier, Bruno Lemarquis, Représentant spécial Adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire des Nations Unies, accompagné d’une délégation d’OCHA. Cette première rencontre a permis au diplomate onusien de féliciter la Ministre d’Etat Eve Bazaïba pour sa nomination à la tête d’un ministère jugé central par la communauté humanitaire.
Les discussions ont porté sur la situation humanitaire en RDC, décrite comme l’une des plus graves et prolongées au monde, avec plus de trente années de crises liées aux conflits, aux déplacements des populations et aux besoins de protection.
Bruno Lemarquis a insisté sur l’importance du ministère des Affaires sociales dans la gestion de ces enjeux.
Il a également alerté sur la baisse des financements internationaux. Il a précisé qu’en 2024, la RDC avait bénéficié de près d’un milliard de dollars d’aide humanitaire américaine, ce qui représentait 70% de l’ensemble de l’appui reçu. Cependant, la réduction de ces ressources affecte aujourd’hui les programmes, la présence des ONG et la capacité de réponse des agences humanitaires.
Face à ce défi, les deux parties ont convenu de renforcer leur collaboration afin de prioriser les interventions, mobiliser davantage de ressources et rechercher des solutions durables. Bruno Lemarquis a mis l’accent sur l’importance d’un engagement accru du gouvernement congolais, y compris sur le plan financier, pour mieux répondre aux besoins.
La coordination humanitaire, assurée par OCHA (Office des Nations-Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires), vise à renforcer l’efficacité et la cohérence de l’action humanitaire aux côtés du gouvernement congolais.
Pour sa part, Eve Bazaïba a réaffirmé la disponibilité du gouvernement à travailler en étroite collaboration avec les agences humanitaires, afin de répondre aux urgences immédiates tout en s’attaquant aux causes structurelles des crises.
La Pros.
