La 9ème Conférence nationale de l’audit interne en RDC a démarré. Le coup d’envoi a été donné hier, jeudi 27 août 2026, à l’hôtel Béatrice — lieu des assises —, par l’Inspecteur général des finances et Chef de service de l’IGF, Christophe Bitasimwa. L’événement réunit de nombreux dirigeants d’entreprises, des responsables de la conformité issus du secteur public comme du secteur privé, ainsi que des dirigeants des instituts d’auditeurs internes d’Algérie, du Cameroun, du Sénégal et de Tunisie. Prévue jusqu’à ce vendredi 28 août 2026, cette session organisée par l’IIA Congo porte sur le thème : « Une fonction d’audit interne efficace pour faire la différence dans les secteurs public et privé en RD Congo ».
Dans son mot de bienvenue, Alain-Serge Lubelo, président de l’Institut des Auditeurs Internes de la République démocratique du Congo, IIA Congo en sigle, a rappelé le rôle essentiel de l’audit interne dans l’amélioration de la qualité des services et l’instauration d’une gouvernance axée sur les résultats. Il a expliqué que la tenue de cette 9ème conférence répond aux attentes croissantes des citoyens, des investisseurs, des organes de contrôle et des partenaires techniques et financiers en matière de performance institutionnelle et de transparence.
Pour des réformes chirurgicales
Dans son élan, Alain-Serge Lubelo a encouragé les participants à faire preuve d’indépendance dans leurs analyses, de courage dans leurs recommandations et de responsabilité dans leurs échanges, afin de faire de l’audit interne un instrument de confiance et un levier de transformation face à la pression réglementaire et aux risques opérationnels récurrents.
« Les institutions publiques doivent moderniser leurs pratiques, renforcer la discipline financière, améliorer la qualité des services, et démontrer leur capacité à gérer les ressources avec intégrité. Les entreprises privées, quant à elles, doivent faire face à la compétition, à la digitalisation, aux risques opérationnels et à la pression réglementaire. Dans ce contexte, l’audit interne n’est plus une fonction d’accessoire ; il est devenu un levier stratégique, un outil de transformation, et un mécanisme de confiance. Si cette fonction se veut efficace, alors elle doit comprendre les périmètres accessibles : d’améliorer les risques plutôt que de les subir, d’améliorer les processus plutôt que de les constater, de renforcer la gouvernance plutôt que de la commenter, de créer de la valeur plutôt que de produire des rapports. C’est cette vision que nous voulons porter durant les 2 jours que nous passerons ensemble en ces lieux. Également, il faut dire que cette conférence s’inscrit dans le cadre d’une dynamique nationale et internationale », a-t-il indiqué. Selon le président de l’IIA Congo, la participation d’experts internationaux à cette neuvième édition ne relève pas du simple protocole, mais constitue le signe manifeste du renouveau de la profession.
« Cette année, nous avons l’honneur d’accueillir des délégations venues de la Tunisie, du Cameroun, du Togo, du Malawi, du Zimbabwe, du Sénégal, du Gabon, ainsi que le représentant de l’Institut ou de la Fédération africaine des Instituts d’Élodie Interne. Cela enrichit les perspectives futures de notre profession, mais également, cela renforce les réseautages entre les auditeurs internes de la RDC et des pays cités ici. Nous sommes également honorés dans la salle par la présence du Conseil supérieur du portefeuille. Ce conseil reste un organe technique pour gérer les entreprises de l’État œuvrant dans le secteur privé de manière économique. Cette conférence est donc un espace de dialogue, d’apprentissage et de collaboration entre praticiens et leviers économiques. Elle est aussi un lieu où nous pouvons mesurer notre progression, identifier nos défis, et tracer des perspectives pour l’avenir. La profession, aujourd’hui, subit des transformations en termes de normes, de technologies et de compétences », a-t-il complété.
profession évolue rapidement sous l’effet des nouvelles normes, des technologies et des exigences de compétences », a-t-il ajouté.
IIA Congo au service de l’innovation et du développement
Évoquant l’adoption en 2025 des normes internationales de l’audit interne, Alain-Serge Lubelo a souligné une évolution positive qui exige rigueur, professionnalisme et innovation — une dynamique pleinement portée par l’IIA Congo sous sa direction.
« La profession, aujourd’hui, subit des transformations en termes de normes, de technologies et de compétences. Depuis l’adoption des normes internationales de l’Audit Interne en 2025, la profession connaît une évolution majeure : ces normes exigent de nous plus de rigueur, plus de professionnalisme, plus de création de valeur, et plus de proximité avec la gouvernance. Nous aurons l’occasion, au cours de cette conférence, d’écouter les experts internationaux sur les défis de la mise en œuvre des normes, l’importance d’un attachement hiérarchique adéquat, l’utilisation de l’intelligence artificielle pour les travaux d’audit interne, les compétences de l’auditeur interne du futur, la collaboration entre l’audit interne et les comités d’audit, la digitalisation, et les outils informatisés de l’audit interne. À cela, on peut ajouter la gestion adéquate de la fonction dans les secteurs public et privé. Ces thématiques ne sont pas que des thématiques théoriques : elles sont au cœur des transformations que nos organisations doivent entreprendre… Depuis plusieurs années, pour être précis, depuis 1989, l’Institut des auditeurs internes du Congo s’est engagé dans une dynamique de professionnalisation de l’audit interne en RDC », a-t-il indiqué. Et de renchérir : « Et Depuis, nous avons renforcé la formation des auditeurs internes, vulgarisé les normes internationales de cette discipline, accompagné les entreprises publiques et privées dans la mise en place de dispositifs de contrôle interne adéquat, encouragé la création et le fonctionnement des contrôles et des comités d’audit, promu l’éthique, l’intégrité et la responsabilité professionnelle. Cette conférence est l’un des instruments de cette mission : elle permet de rassembler la communauté professionnelle, de partager les bonnes pratiques, et de renforcer la culture de gouvernance dans notre pays. L’appel à la responsabilité consiste, à vous, chers participants de cette conférence, à faire le nécessaire pour que nous puissions faire une différence en nous engageant sur une voie professionnelle adéquate ».
Christophe Bitasimwa appelle à l’engagement
De son côté, l’Inspecteur Général des Finances et Chef de service, Christophe Bitasimwa, s’est félicité de la tenue de cette neuvième édition. Il a qualifié l’audit interne de levier majeur de la bonne gouvernance et a invité les participants à mener des échanges constructifs. L’objectif est d’aboutir à des résolutions concrètes permettant de positionner l’audit interne au premier rang de la recherche de résultats, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.
La Pros.
