La Communauté Internationale commence à accuser des signes de fatigue dans cette guerre d’agression contre la République démocratique du Congo. Pour une fois, depuis plus de deux décennies de cette instabilité à l’Est de la RDC, les premières sanctions américaines contre les Rwanda et le M23 ont été prononcées. Washington a suspendu son aide militaire à Kigali dans le but de regagner la confiance des Congolais.
L’Union Européenne qui semble surtout souffler le chaud et le froid, se trouve embarrassée par la signature du protocole d’accord sur le minerai dont le Rwanda ne dispose pas sur son territoire. La Belgique, après la visite de Tshisekedi envisage très sérieusement un régime de sanctions contre Kigali.
L’Afrique prend, à son tour, le relai en commençant par éviter le Rwanda lundi 4 mars dernier à la réunion virtuelle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Au menu de cette rencontre : l’examen de la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Le Rwanda a fait savoir, par une correspondance adressée au président de la commission de l’UA -Union Africaine- Moussa Faki Mahamat, qu’il a appris avec une grande inquiétude que l’un des objectifs de ladite réunion est d’entériner le déploiement du SAMIDRC -Mission SADC en RDC- et évaluer le soutien possible que l’UA et d’autres acteurs stratégiques pourraient s’étendre au SAMIDRC.
Se référant à la déclaration du président de l’UA du 21 février 2024, et la lettre du 12 février 2024, adressée au président du Conseil de sécurité des Nations Unies, Kigali appelle l’UA à considérer la menace pour le Rwanda et la région dans son ensemble du déploiement de la SAMIDRC.
A l’en croire, cette mission en tant que force offensive en coalition avec ses éléments, ne peut remplacer un processus politique bloqué par le gouvernement congolais. « Par conséquent, l’Union africaine est priée de ne pas autoriser ni financer SAMIDRC », peut-on lire.
Le Rwanda se montre grandement inquiet de l’entérinement du déploiement du SAMIDRC et prie l’Union Africaine de n’autoriser ni financer la mission.
Le déploiement de cette force de la SADC depuis le 15 décembre 2023, vise à appuyer les efforts de la RDC dans la restauration de la paix et la sécurité dans sa partie Est. Comme on peut bien le constater la peur commence à change de camp. La dynamique de la pression internationale aura eu un impact certain sur le régime de Kigali.
La Pros.