La tension monte à nouveau entre l’Eglise catholique et l’Udps, le parti présidentiel, alors que la campagne électorale entre dans sa deuxième semaine. L’Eglise catholique qui a mobilisé le plus grand nombre d’observateurs électoraux reste sceptique, quant à la tenue effective de ces joutes électorales.
L’annonce du Cardinal Ambongo qui a réuni les jeunes de l’Archidiocèse de Diocèse de Kinshasa ce dimanche 26 novembre 2023 au Stade du Collège Boboto à la Gombe, est tombé comme un couperet dans les différents états-majors politiques.
Les rapports en dents de scie entre l’Eglise catholique romaine et le pouvoir de Tshisekedi, laissent les chrétiens pantois. Ils ne savent pas à quel Saint se vouer. Les chrétiens catholiques se sont engagés à soutenir le processus électoral en observant, en toute neutralité, les élections. C’est dans ce sens que les prélats catholiques avaient appelé dans leur dernière prise de position à la « veille électorale » et à « ne pas quitter les bureaux tant qu’on n’aura pas affiché les résultats devant les des bureaux de vote».
Cet appel a tout l’air d’un manque de confiance qui règne entre la Centrale électorale appelée à organiser ces scrutins et les autres partenaires, en l’occurrence, les différentes missions d’observation. Il sied de rappeler que les autres missions ne sauront pas se déployer autant que les catholiques et les protestants à travers ce pays aux dimensions continentales qu’est la RD. Congo.
Les missions d’observation étrangères devront, pour leur part, se fier aux rapports de deux Eglises traditionnelles.
Et, dans ce cas, il suffirait de biaiser les données pour induire tout le monde en erreur. C’est dire que les deux Eglises catholique et protestante ont la lourde responsabilité de préserver la paix après les élections.
Il est, cependant, vrai que la CENI fait face à un défi financier afin de mener à bon port ce processus électoral. 300 millions de dollars feraient largement défaut, selon des sources croisées. Toutefois, l’on croit savoir que le Gouvernement qui a déjà versé 800 millions de dollars, ne va tomber dans le piège de ses détracteurs, en donnant à la Centrale électorale, le reste des moyens pour qu’elle puisse en découdre.
La RDC organise, pour la 4ème fois, ces joutes électorales. De 2006 à 2023, ce cycle tend à s’améliorer même si beaucoup reste à faire. Le plus important, c’est la volonté des uns et des autres de parfaire le système.
Cette perfection reste un idéal vers lequel tout le monde aspire. Même dans les pays de vielle démocratie, tout n’est pas parfait. La preuve de l’élection de Joe Biden contre Donald, est plus éloquente.
Ce, du fait qu’ils ont osé évoquer le comptage manuel des voix disqualifiant ainsi le numérique. Les partisans de Donald Trump avaient mis en doute les résultats confirmés par la Cour suprême au point d’empêcher, par la violence, l’investiture de Biden.
La RD. Congo qui a survécu en 2018, la passation pacifique et civilisée du pouvoir alors que certaines officines diplomatiques prédisaient l’hécatombe, mérite d’être soutenue dans son élan de consolidation de sa démocratie par des élections crédibles, transparentes et justes.
La Pros.