Un communiqué du président de la Cour des comptes accuse plusieurs personnalités de détournement de plus de 25 millions de dollars Américains. Il s’agit de certains responsables de la Banque Centrale, de la GECAMINES, et de la RAWBANK, qui seraient impliqués dans le fameux détournement, qui, en principe, est lié à une faute de gestion de la République.
A cet effet, il a été demandé au Directeur Général de la Direction Général de Migration d’interdire aux personnes concernées toute sortie du territoire national jusqu’à nouvel ordre. Et aux Banques Commerciales, de bloquer les comptes de ces personnes. Il s’agit de grandes têtes très connues de la République, entre autres, d’Albert Yuma ; l’ex-président du conseil d’administration de la Gécamines, de Déogratias Mutombo ; ancien Gouverneur de la Banque centrale et plusieurs autres personnes.
En prenant cette décision, le numéro un de la Cour de comptes dit s’être référé à l’article 39 de la loi organique n°18/024 du 13 novembre 2018 portant composition, organisation et fonctionnement de la Cour des comptes sur les auteurs du banditisme financier.
Il a, néanmoins, regretté que l’article évoqué ne donne malheureusement pas le droit à la Cour des comptes d’adjoindre la DGM ni les Banques Commerciales de cette manière-là.
Cependant, l’ODEP, tout en saluant la volonté de la Cour des comptes de lutter contre la criminalité financière, a tenu à rappeler que cette lutte devrait se faire tout en respectant les attributions de différents organes de contrôle dont elle fait partie et selon la procédure requise.
C’est dans ce contexte que l’organisation de la société civile a conseillé, outre la procédure déjà entamée par la cours de comptes, de saisir la justice pénale (le parquet) en vue de déployer des actions appropriées, entre autres, la présentation par les présumés auteurs de cet acte de leurs moyens de défense.
Nelly Somba
