Fils de l’éclair, toi, étoile née dans le sillage de l’éclair,
Roland, porteur d’un nom incandescent, fils du fleuve qui traversa la terre et les frontières des nations, gardien du feu jamais éteint ni absent.
Soixante-sept saisons, un arbre fier dont les racines plongent dans l’histoire, tu as porté, sans jamais t’y soustraire, le poids sacré d’une immense mémoire.
Président des héritages fragiles, tu as veillé sur la flamme première, transformant les douleurs en projets agiles, les souvenirs en lutte journalière.
Ton père parlait aux étoiles neuves, toi tu parlais aux pierres de la route, à celles qui restent quand on part, veuves d’un rêve immense que le temps malmène.
Le 28 janvier, l’hiver a pris ta main, mais ta voix persiste dans les paroles des enfants qui apprendront demain l’histoire entière, sans voile ni idole.
Tu n’étais pas l’ombre, mais le prolongement, pas le reflet, mais la main tendue, celui qui fait d’un destin fermement un chemin ouvert à la multitude
Dors maintenant, fils du héros immortel, et père, à ton tour d’une autre transmission, la fondation demeure, luminaire dans la nuit des oublis et des trahisons.
Et quand les Congolais riront enfin libres, quand la justice aura planté son arbre, nos yeux chercheront dans les fibres de cet avenir, ta force et ton marbre.
Roland, passeur entre deux rives, ton passage n’est qu’une métamorphose, car la semence que tu as cultivée lève déjà une forêt où tu reposes.
Tu es grand
Boswa Isekombe Sylvere
Secrétaire général de PCCo, le lion au cœur rouge
