Le compte à rebours a commencé. À moins d’un an du départ du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, les premiers candidats déclarés à sa succession ont commencé leur campagne. Conclu le 15 février, le dernier sommet de l’Union africaine (UA) a été l’occasion pour plusieurs pays africains d’ouvrir les débats sur ce sujet. Plusieurs d’entre eux sont actuellement membres du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), lequel se prononcera sur un candidat avant l’Assemblée générale, prévue à la fin de septembre.
C’est notamment le cas du Liberia, dont le président, Joseph Boakai, a réuni plusieurs représentants africains le 15 février pour un petit-déjeuner en marge du sommet de l’UA afin d’échanger sur l’élection du futur secrétaire général. Peu d’éléments ont filtré à propos de cet événement, auquel ont participé le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud (HSM) – lui aussi membre du Conseil de sécurité depuis le 1er janvier – ou encore les ministres des affaires étrangères du Burundi, Édouard Bizimana, qui a pris la présidence de l’UA cette année, et du Rwanda, Olivier Nduhungirehe.
Présent comme les années précédentes à Addis-Abeba, António Guterres a apporté une nouvelle fois son soutien à une réforme des instances onusiennes pour y renforcer la représentation de l’Afrique, un sujet qui devrait faire partie des négociations avec les candidats au secrétariat général.
Seules les candidatures de l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet (2006-2010, 2014-2018) et de l’actuel directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi, ont été officialisées à ce jour. Si la première a d’ailleurs transmis une note d’intention à la commission de l’UA, il est encore trop tôt pour se prononcer sur un candidat dans les Union africaine couloirs de l’organisation panafricaine. Les premiers débats ne se tiendront qu’en avril et la présence d’une figure africaine n’est pas à exclure. L’ancien président sénégalais Macky Sall est toujours pressenti, malgré des relations tendues avec l’actuelle administration à Dakar (AI du 30/05/25).
Avec Africaintelligence