Le lundi et le mardi 26 et 27 novembre 2023, ce fut la joie immense et inattendue d’entendre que notre plaidoyer en faveur des policiers avait été entendu. Ainsi, les policiers allaient recevoir leurs tenues au complet. Un tel événement n’avait pas eu lieu depuis 1997. En effet, les policiers devaient, jusqu’á présent, payer en cash leur tenue ainsi que bottes, ceintures et autres, pour une somme exhorbitante de près de $100, alors qu’ils perçoivent en moyenne $75 de solde.
Suite à notre plaidoyer, le chef de l’état avait instruit que ce problème soit réglé en priorité. Ce qui fut fait dans les 7 jours qui suivirent la parution de celui-ci. Malheureusement, les ennemis de la République ont encore frappé.
En effet, l’inspection générale avait libéré les tenues avec une priorité à l’IPHP car ce sont les bataillons de cette section qui s’occupent des hautes personnalités. Puis on appela les policiers qui signèrent, de bonne foi, la réception de leurs tenues, avant même de les avoir reçues. Or pour chaque compagnie (250 policiers), seules 100 tenues ont été disponibilisées. Ceux qui se présentèrent le lundi et le mardi reçurent leurs tenues. Tous les autres en ont été privés et continuent de errer dans les méandres du passé, c’est à dire: payer pour avoir son dû.
Ces abus continuent de créer du désordre et du mécontentement dans les rangs de la police. Or nous sommes à deux semaines des élections. Ceux qui désirent saboter les institutions de la république ne s’y seraient pas mieux pris pour attiser les frustrations et les revendications qui se sont accumulées depuis au moins 2014.
Il y a donc un complot contre les institutions républicaines. Les mécontentements qui accompagnent les élections se mêleront avec ceux des policiers et le feu d’artifice est assuré. Les premières victimes seront les autorités elles mêmes. Il serait d’une urgence sécuritaire et salutaire de régler ce passif au plus tôt, avant que la marmite ne saute et que le pays ne sombre dans la débandade.
Sommes-nous les seuls à voir ce qui est cousu de fil blanc ? Si les plus privilégiés des officiers de l’ordre public sont dans cette situation, que pouvons-nous imaginer pour ceux qui sont dans les camps ?
Comment voulez-vous prendre soin d’une famille entière avec $75 par mois, sans assurance maladie, sauf une ristourne de 33% dans le cas de maladie grave ? Qui paie pour tout le reste (67%) ? Le pauvre policier lui même.
Alors qu’espèrons-nous lors des troubles qui s’annoncent en décembre 2023 et janvier 2024?
Nous ne sommes pas prophètes mais nous réfléchissons simplement sur les évidences qui sautent aux yeux et aux oreilles de ceux qui écoutent les policiers quelque peu…
Les cerveaux de la cour royale Bankie
(Son Altesse Royale Mfum’Ntwal’Moka Ngol’M’pati)