Le Gouvernement congolais, à travers le Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau, a procédé hier, jeudi 8 octobre 2026, au Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique, au lancement officiel de la deuxième édition du Festival Mondial de la Musique et du Tourisme. Prévu du 8 au 10 octobre, cet événement réunit plusieurs personnalités, artistes, professionnels de la culture et du tourisme ainsi que des délégations venues de différents horizons autour de la musique, du patrimoine et de la promotion de la destination RDC.
Prenant la parole à cette occasion, Jean-Pierre Lihau a placé cette deuxième édition sous le signe de la rencontre entre les peuples, de la découverte et de la coopération. Pour le Vice-Premier Ministre, la RDC entend profiter de ce rendez-vous pour montrer au monde la richesse de son patrimoine et la diversité de sa population.
« La République démocratique du Congo ouvre ses portes avec la totalité de son peuple et la sincérité de son amitié », a-t-il déclaré, soulignant que le pays puise une part essentielle de sa force dans sa diversité. Cette diversité s’exprime notamment à travers les langues, les traditions, les mémoires et les différentes expressions artistiques qui constituent un patrimoine vivant transmis de génération en génération.
Passerelle entre les peuples
Dans cette richesse culturelle, la musique occupe une place particulière. Elle accompagne les Congolais dans leurs joies comme dans leurs épreuves, raconte leur histoire et porte leurs aspirations. Jean-Pierre Lihau estime surtout que la musique constitue un puissant moyen de rapprochement entre les générations et les peuples. Elle permet également au Congo de faire connaître son identité au-delà de ses frontières. « Notre musique a porté le Congo vers le monde. Ce festival invite le monde à venir à la rencontre du Congo », a-t-il fait savoir.
Cette rencontre avec le monde doit permettre de découvrir non seulement les artistes et les créations congolaises, mais également les nombreuses richesses du pays. Le Vice-Premier Ministre a cité les forêts, les cours d’eau, les montagnes, les parcs et les sites historiques, sans oublier les arts, l’artisanat et les savoir-faire des communautés locales. C’est justement à travers cette complémentarité que musique et tourisme peuvent se rejoindre. Une chanson ou une œuvre artistique peut susciter l’envie de découvrir un pays. Et une fois sur place, la découverte de ses paysages, de ses habitants et de sa culture peut transformer cette curiosité en véritable attachement.
Transformer les rencontres en opportunités
Pour le Gouvernement, le festival ne doit toutefois pas se limiter aux spectacles. Les rencontres organisées durant ces trois jours doivent pouvoir déboucher sur des collaborations concrètes. Jean-Pierre Lihau a ainsi appelé à développer des collaborations artistiques, des échanges professionnels et des projets ancrés dans les territoires, en association avec les communautés locales.
« Que l’émotion partagée devienne ainsi le point de départ des liens durables et des possibilités nouvelles pour nos populations », a-t-il souhaité. Dans un contexte international marqué par les conflits et les divisions, le Vice-Premier Ministre a insisté sur l’importance de créer des espaces où les peuples peuvent apprendre à s’écouter, à se comprendre et à bâtir la confiance.
La musique, a-t-il relevé, possède cette capacité de toucher les personnes au-delà des langues. Le tourisme vient prolonger cette rencontre en permettant de découvrir un pays, dans le respect de ses habitants, de ses cultures et de son patrimoine. La RDC entend, dans cette perspective, renforcer sa coopération culturelle et touristique à travers notamment la mobilité des artistes, le partage des savoir-faire et la mise en œuvre de projets communs entre institutions, entreprises et partenaires.
La jeunesse au cœur des ambitions
L’autre enjeu majeur soulevé par Jean-Pierre Lihau concerne les retombées économiques de la culture et du tourisme, particulièrement pour la jeunesse. De la création artistique aux métiers du spectacle, en passant par l’artisanat, l’hôtellerie, le transport et les services numériques, ces secteurs représentent, selon lui, autant d’opportunités pour créer des activités et des emplois. « Notre jeunesse doit pouvoir prendre toute sa place dans cette dynamique », a-t-il insisté. Le Vice-Premier Ministre a salué les talents des jeunes Congolais, leurs projets et leur volonté d’entreprendre. Il a appelé à mieux accompagner les jeunes créateurs, notamment à travers la formation, l’accès aux équipements et aux moyens de production ainsi que l’ouverture de nouveaux débouchés. Il a également réaffirmé l’importance de reconnaître et de protéger le travail des artistes et des professionnels de la culture. La protection des œuvres, le respect des droits des créateurs et la transparence dans les relations professionnelles doivent, selon lui, contribuer à instaurer un climat de confiance favorable à l’investissement dans les industries culturelles.
« Le rayonnement de notre culture doit aller de pair avec la dignité de celles et ceux qui la font vivre », a-t-il déclaré.
Faire de la RDC une destination de référence
À travers cette deuxième édition du festival, le Gouvernement ambitionne également de renforcer l’image de la RDC comme destination culturelle, touristique et événementielle.
Mais cette ambition doit aller de pair avec la préservation des richesses naturelles et culturelles du pays. Jean-Pierre Lihau a insisté sur la nécessité de protéger les paysages, les écosystèmes, les lieux de mémoire et le patrimoine culturel. Les communautés locales doivent également être associées à cette dynamique et bénéficier des retombées liées à l’emploi, au développement des entreprises et à la valorisation de leurs savoir-faire. Dans cette perspective, le Vice-Premier Ministre a appelé les ministères du Tourisme et de la Culture, Arts et Patrimoine à mutualiser leurs efforts afin d’améliorer les infrastructures d’accueil, professionnaliser les services, promouvoir la destination RDC et assurer la conservation du patrimoine.
La sécurité des visiteurs, la qualité de l’information et la fiabilité des prestations constituent également des éléments essentiels. « La réputation d’une destination se construit dans la qualité de l’accueil et le respect des engagements », a-t-il rappelé.
Trois jours pour rapprocher les peuples
Pour Jean-Pierre Lihau, la réussite de cette deuxième édition ne se mesurera donc pas uniquement à la qualité des spectacles. Elle devra également être appréciée à l’aune des liens créés entre les participants, des collaborations artistiques initiées et des opportunités offertes aux jeunes talents.
Saluant l’engagement du ministère du Tourisme, des organisateurs, des artistes, des équipes techniques, des bénévoles et des partenaires, il a également adressé les remerciements du peuple congolais aux pays et délégations ayant répondu présents à ce rendez-vous.
« Votre présence honore notre pays et ouvre de nouvelles perspectives à notre coopération », a-t-il déclaré. Le souhait du Gouvernement est que les visiteurs repartent avec une meilleure connaissance du Congo, mais aussi avec de nouvelles amitiés et l’envie de revenir.
Durant trois jours, le Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique devient ainsi un espace de rencontre autour de la musique, du tourisme et du patrimoine. Une occasion pour la RDC de montrer une autre facette d’elle-même et de faire de sa diversité un véritable trait d’union avec le reste du monde. En clôturant son intervention, Jean-Pierre Lihau a invité les participants à faire de chaque rencontre « une promesse d’amitié » et de chaque talent « une chance pour l’avenir », avant de déclarer officiellement ouverte, au nom du Président de la République, la deuxième édition du Festival Mondial de la Musique et du Tourisme.
La Pros.
