Le deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) poursuit son bonhomme de chemin. Pour donner davantage d’élan à ce processus d’envergure nationale, le Ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, a échangé hier, jeudi 17 septembre 2026, avec les responsables et cadres composant le Présidium de l’Union sacrée de la Nation. La rencontre s’est tenue au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa, dans un contexte marqué par la nécessité d’une mobilisation de toutes les forces vives du pays autour de cette opération statistique.
Face aux représentants de la plateforme politique de la majorité, Guylain Nyembo a rappelé les enjeux du RGPH-2, présenté comme un outil indispensable à une meilleure connaissance de la population congolaise et à une planification plus efficace des politiques publiques. Pour le Ministre d’État, l’opération dépasse largement le cadre d’un simple exercice technique. Elle doit permettre au pays de disposer de données fiables pour mieux orienter ses choix et ses investissements dans les années à venir.
« L’appropriation politique est essentielle pour sécuriser le processus et faire de chaque cadre de la majorité un ambassadeur du recensement », a insisté Guylain Nyembo devant ses interlocuteurs.
Dans cette perspective, le Ministre d’État a appelé les cadres de l’Union sacrée à s’impliquer davantage dans la sensibilisation et la mobilisation de la population. Car, a-t-il expliqué, « le deuxième recensement n’est pas tout simplement un projet technique, mais c’est le socle de notre gouvernance pour les années à venir ».
Donner au Chef de l’État des moyens scientifiques
Pour Guylain Nyembo, soutenir le RGPH-2 revient surtout à donner aux pouvoirs publics les moyens de prendre des décisions fondées sur des données objectives.
« Soutenir le recensement, c’est donner au Chef de l’État des moyens scientifiques et des matériaux », a-t-il déclaré, mettant en avant l’importance de disposer d’une photographie actualisée de la population congolaise.
À ses yeux, le RGPH-2 doit notamment contribuer à mieux orienter les investissements dans des secteurs essentiels comme l’éducation et la santé. Combien d’habitants vivent dans telle ou telle zone ? Où faut-il construire de nouvelles écoles ? Où renforcer l’offre sanitaire ? Quelles sont les zones qui connaissent une forte croissance démographique ? Autant de questions auxquelles des données fiables doivent permettre de répondre.
Une mutualisation avec les autres processus
Au cours de son intervention, Guylain Nyembo a également évoqué les liens entre le recensement, les opérations liées au processus électoral et les autres mécanismes de production de données. Le RGPH-2, a-t-il expliqué, constitue un instrument permettant de compléter et d’auditer le travail effectué dans le cadre des autres processus. Il a notamment cité le fichier électoral, tout en précisant que ces opérations demeurent distinctes.
« Il y a un travail de mutualisation qui est fait entre les trois processus pour la question de rationalisation des moyens, mais aussi du partage de connaissances et d’expériences », a-t-il fait savoir. Cette mutualisation doit permettre d’éviter les duplications inutiles et de rationaliser les ressources, tout en favorisant le partage d’expériences et de connaissances entre les différentes structures concernées.
Relais politiques sollicités
L’autre dimension de la rencontre du Fleuve Congo Hôtel réside dans la volonté du Gouvernement de s’appuyer sur les différentes structures qui encadrent les populations à travers le pays. Guylain Nyembo a expliqué que l’organisation de cet espace d’échanges répondait précisément à cette nécessité de prendre en compte les différents groupes et relais qui disposent d’une capacité d’influence et de mobilisation auprès des communautés.
« Nous voudrions donc, par cet exercice, de la même manière qu’on l’a fait sur le plan institutionnel, respecter tous les groupes qui encadrent les populations », a-t-il souligné. Pour lui, les responsables politiques constituent des relais importants dans la transmission du message. « Nous reconnaissons que ce Présidium, par lui, gère des regroupements, gère des populations, et donc un couloir de transmission des messages », a-t-il expliqué, en insistant sur la nécessité de favoriser la compréhension et l’appropriation du processus par les populations à travers leurs différents responsables.
André Mbata rend hommage à Félix Tshisekedi
Au terme des échanges, prenant la parole au nom de l’Union sacrée, son Secrétaire Permanent, André Mbata, a rendu un hommage appuyé au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision du développement et sa volonté de doter le pays de données démographiques fiables.
Dans son propos, André Mbata a également réaffirmé le soutien de l’Union sacrée à la vision du Chef de l’État. Il a promis que la plateforme politique entend jouer pleinement sa partition dans l’accompagnement des initiatives gouvernementales, particulièrement celles qui concourent à une meilleure organisation et à une planification plus cohérente du développement national.
Cette prise de position donne une dimension politique supplémentaire à la campagne de sensibilisation autour du RGPH-2. En mobilisant l’Union sacrée, le Gouvernement cherche en effet à élargir le cercle des acteurs appelés à porter le message du recensement jusque dans les différentes composantes de la société congolaise. Lors de la rencontre de Kinshasa, plusieurs membres du Présidium de l’USN ont apprécié la détermination du Gouvernement à doter la RDC d’un outil efficace au service d’une planification durable des politiques. Parmi eux, il y a lieu de citer Lambert Mende, Laurent Batumona, Carole Agito.
La Pros.
