Barbara Kanam, DG du FPC
Au cours de sa mission à Paris en France, Madame le Directeur Général du Fonds de Promotion Culturelle (FPC), Mutund Kanam Barbara, a engagé des discussions avec le patronat français sur l’avenir des industries culturelles créatives congolaises. Elle a porté surtout une réflexion consacrée à la place des industries culturelles créatives dans le développement économique de la République démocratique du Congo. Devant les partenaires français, elle a vanté avec ardeur les potentialités artistiques congolaises dans le domaine de musique, mode, cinéma ainsi que le patrimoine indéniable du pays et surtout les talents qui ont besoin des structures solides, de financement et de vraies passerelles vers le monde.
Sa mission a débuté le 26 août au Stade Roland-Garros, à l’occasion de la séance inaugurale de La REF, le grand rendez-vous annuel du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) où la Directrice générale du PFC a pris part aux échanges avec les chefs d’entreprise, investisseurs et décideurs, représentant quelque 200 000 entreprises. Cet événement a constitué un cadre privilégié pour situer la création congolaise au croisement des enjeux d’investissement, de compétitivité et de développement.
La rencontre lui a également permis de rencontrer plusieurs personnalités françaises de premier plan, parmi lesquelles Michel Barnier, Élisabeth Borne, Bruno Le Maire et Patrick Martin, président du MEDEF, ainsi que plusieurs figures majeures de la vie politique française, notamment Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Édouard Philippe.
Au-delà de la portée institutionnelle de ces rencontres, l’enjeu était de rappeler que la culture congolaise constitue également un puissant secteur de création de valeur. Musique, patrimoine, audiovisuel, mode, arts visuels et spectacle vivant recèlent un potentiel considérable en matière d’entrepreneuriat, d’emploi, de génération de revenus et d’attractivité pour la République démocratique du Congo.
Cette orientation s’inscrit dans la volonté du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la culture congolaise et de renforcer la contribution de ce secteur au développement national ainsi qu’à l’influence de la RDC sur la scène internationale.
La réflexion s’est poursuivie le vendredi 28 août lors d’une prise de parole devant le Club Afrique du MEDEF de l’Est Parisien, présidé par Christian Lema, également Vice-président du MEDEF de l’Est Parisien, en présence de Bastien Brunis, président du MEDEF de l’Est Parisien.
Des échanges engagés sur la coopération et l’investissement dans les ICC en RDC.
Devant des représentants du monde économique français, Mme Kanam a présenté les perspectives offertes par le secteur culturel congolais et engagé des échanges sur les possibilités de coopération, de partenariat et d’investissement. Cette intervention a permis de mettre en lumière une ambition claire : considérer la culture non seulement comme un espace d’expression et de transmission, mais aussi comme un secteur d’entrepreneuriat, d’innovation et de création de valeur.
L’un des défis majeurs demeure la diversification des sources de financement. Le développement des industries créatives appelle, aux côtés de l’intervention publique, une mobilisation accrue du mécénat, des cofinancements, du capital-investissement et des partenariats public-privé. Ces mécanismes sont susceptibles d’offrir aux porteurs de projets des moyens mieux adaptés à la maturation, à la consolidation et à la croissance de leurs activités.
Cette évolution implique également une professionnalisation accrue des acteurs et une meilleure articulation avec les réseaux économiques internationaux. L’accès à l’expertise, aux partenariats techniques, aux financements et aux standards qui structurent les marchés mondiaux constitue, à cet égard, un levier déterminant pour permettre aux productions congolaises de franchir un nouveau seuil.
La démarche engagée à Paris traduit ainsi une approche qui associe financement, structuration et ouverture internationale. Elle vise à créer un environnement favorable dans lequel artistes, entrepreneurs et opérateurs culturels peuvent consolider leurs activités et inscrire leurs projets dans des perspectives économiques durables.
Stratégie du rapprochement des initiatives congolaises des compétences
De La REF au Club Afrique du MEDEF de l’Est Parisien, la Directrice du FPC a démontré avec une ferme conviction : « l’exceptionnelle capacité créative de la République démocratique du Congo doit pouvoir trouver les conditions économiques nécessaires à son plein développement ».
Pour le Fonds de Promotion Culturelle, cette ouverture vers les milieux patronaux internationaux constitue un levier supplémentaire pour rapprocher les initiatives congolaises des compétences, des capitaux et des marchés susceptibles d’accompagner leur croissance.
À Paris, le Directeur Général du FPC a ainsi contribué à inscrire les industries culturelles et créatives congolaises dans une conversation qui dépasse désormais le seul champ artistique : celle de l’investissement, de l’entreprise, de l’innovation et de la création de valeur.
Jordache Diala
