Au croisement des impératifs de modernisation urbaine et de la sauvegarde intransigeante du patrimoine foncier de l’Etat, le projet des rocades de Kinshasa s’impose aujourd’hui comme la clé de voûte incontestée du désengorgement de la capitale congolaise. Pensée pour redéfinir la géographie économique de la métropole, faciliter le fret et fluidifier une circulation chroniquement asphyxiée, cette ceinture routière stratégique fait néanmoins face à son ennemi le plus redoutable : la spoliation foncière et l’urbanisation sauvage.
C’est précisément pour conjurer cette menace existentielle et protéger l’emprise foncière de ce « chantier du siècle » que le Ministre de l’Aménagement du Territoire, le Dr Jean-Lucien Bussa, est monté au créneau le lundi 30 août 2026.
En choisissant le site de Mitendi comme épicentre de sa communication, il a déclenché une alerte maximale à l’attention des populations, rappelant avec une fermeté régalienne que la réussite de ce chef-d’œuvre infrastructurel, ardemment désiré par le sommet de l’Etat, repose indéniablement sur une discipline citoyenne de fer et un respect absolu du domaine public -].
Un déploiement institutionnel inédit pour préserver les emprises stratégiques de la Capitale
Le lundi 30 août 2026 restera incontestablement gravé dans les annales de la gestion spatiale de la République démocratique du Congo comme le point de bascule où l’Etat a décidé de réaffirmer son autorité foncière de manière aussi spectaculaire que dissuasive.
C’est sur le site hautement stratégique de Mitendi, localisé dans la tumultueuse commune de Mont-Ngafula- une zone géographiquement cruciale pour le maillage périphérique de la ville-, que le Dr Jean-Lucien Bussa a procédé au dévoilement solennel de panneaux géants de sensibilisation.
Ces structures imposantes agissent comme de véritables totems d’alerte, marquant visuellement et juridiquement la zone rouge de protection autour des futures rocades.
Cette grand-messe de la souveraineté territoriale ne s’est nullement déroulée en vase clos ; elle a, au contraire, brillamment orchestré la convergence d’une armada institutionnelle impressionnante pour prouver que le Gouvernement agit en bloc.
Autour du ministre gravitaient les instances techniques et administratives du pays: les experts pointus du secrétariat général à l’Aménagement du territoire, les têtes pensantes du FONAT, de l’ANAT et de l’ONAT, ainsi que les ingénieurs de pointe de l’ACGT, épaulés par les délégués des ministères des ITPR et des Affaires foncières. Plus symbolique et décisive encore fut la présence dissuasive de la Police Nationale Congolaise, couplée à l’implication indispensable des autorités coutumières, gardiennes traditionnelles et morales de la terre. Cette coalition multisectorielle, véritable démonstration de force et d’unité d’action, envoie un message cryptique mais radical aux prédateurs fonciers : la veille stratégique des corridors routiers est désormais une affaire d’Etat de première urgence, où aucune complaisance, aucune accointance occulte ne saurait tolérer la moindre érosion du domaine public.
La concrétisation du rêve présidentiel face à l’impératif catégorique de la responsabilité citoyenne
Au cœur de cette communication d’une portée incommensurable, distillée avec une éloquence martiale par le Dr. Jean-Lucien Bussa en direction des riverains immédiats comme des populations lointaines, réside un commandement non négociable : la préservation sacrée et inconditionnelle des espaces ceinturant les tracés des rocades.
Le ministre n’a pas manqué de souligner, avec une insistance pédagogique qui force l’admiration, que la genèse de ce chantier cyclopéen émane directement de la volonté politique inébranlable du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Le Chef de l’Etat, en véritable visionnaire du développement intégré, a impulsé cette dynamique salvatrice pour offrir à Kinshasa une bouffée d’oxygène infrastructurelle, seule capable de catalyser la croissance économique, de sécuriser les investissements et d’assurer une mobilité digne d’une mégalopole du 21e siècle.
Toutefois, le Dr. Bussa a tenu à adosser cette ambition macroéconomique à une exigence de responsabilité collective immédiate.
Il a martelé avec force que l’érection de ces rocades ne saurait être perçue comme le monopole exclusif des ingénieurs du gouvernement, mais bien comme un pacte social exigent l’implication active, patriotique et quotidienne de chaque Congolais.
L’ingénierie du discours ministériel visait à faire comprendre aux masses que chaque mètre carré illégalement occupé ou morcelé autour de ces voies névralgiques équivaut à un coup de poignard porté au développement de la Nation, transformant ainsi la protection passive de ces terres en un devoir de sécurité nationale.
L’offensive pédagogique et le glaive de la loi sous la houlette de Dieudonné Menzu
Conscient que la répression brute sans éducation préalable s’apparente à une gouvernance aveugle, l’Exécutif a d’ores et déjà enclenché une machinerie de sensibilisation d’une ampleur médiatique sans précédent.
Les ondes radiophoniques, les plateaux de télévision et les multiples canaux digitaux de la place sont actuellement inondés de messages d’alerte, diffusés en boucle à longueur de journée, pour imprégner l’inconscient collectif de ce nouveau paradigme foncier.
C’est exactement dans ce sillage pédagogique que le Secrétaire général à l’Aménagement du territoire, Dieudonné Menzu, a pris la parole lors de la cérémonie de Mitendi pour délivrer un mot de circonstance d’une rare densité institutionnelle.
Avec la rigueur implacable d’un commis de l’Etat chevronné, il a savamment disséqué la frontière, souvent floue dans les mentalités, entre la phase de sensibilisation bienveillante et l’application pure et dure des lois de la République.
Dieudonné Menzu a fermement prévenu que l’ignorance ne pourra plus être plaidée comme circonstance atténuante : la population étant désormais formellement informée, quiconque s’aventurera à défier l’autorité publique en s’installant dans les périmètres sanctuarisés subira la rigueur de la loi sans ménagement.
Son intervention, largement validée par les responsables sécuritaires présents, vient parachever ce triptyque de la reconquête de l’espace urbain- informer, avertir, sévir, garantissant que le gigantesque projet des rocades poursuivra son tracé sans être entravé par le chaos anarchique qui a trop longtemps défiguré le développement de la capitale.
La Pros
