La nouvelle sur la disparition inopinée du légendaire chanteur Carlyto Lassa de la République démocratique du Congo (RDC) a été un choc national pour le ministère de la culture, arts et du patrimoine. « La culture congolaise perd l’une de ses voix marquantes. Carleton Lassa Ndombasi, dit Carlyto Lassa, s’est éteint à Cincinnati, aux États-Unis. Artiste musicien et chanteur à la voix cristalline, il aura marqué l’histoire de la Rumba congolaise et plusieurs générations de mélomanes, notamment à travers son parcours au sein de Ok Jazz, Choc Stars et ses collaborations avec de grandes figures de notre patrimoine musical, avant de consacrer une autre partie de sa vie au gospel et au ministère pastoral », témoigne un communiqué du cabinet.
« En ce moment de deuil, nous adressons nos condoléances les plus attristées à sa famille, à la communauté chrétienne ainsi qu’à l’ensemble de la famille artistique et culturelle congolaise. Sa voix s’est tue, mais son œuvre demeure dans notre mémoire collective », ajoute le document du ministère.
Ecrivaine et personnalité majeure du monde culturel, la Ministre Yolande Elebe a, à titre personnel, rédigé un poème intitulé ‘‘L’ÉCHO D’UNE VOIX IMMORTELLE’’ pour rendre hommage à titre posthume au regretté chanteur Carlyto, pour l’ensemble de son travail exceptionnel artistique réalisé à travers sa voix qui a contribué à l’émergence de la musique congolaise.
Ci-dessous retrouvez l’intégralité du poème déclamé par la ministre congolais de la culture, arts et patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo :
*L’ÉCHO D’UNE VOIX IMMORTELLE*
‘‘Hier au point du jour, le Congo s’est réveillé dans l’ombre.
Une corde d’or s’est rompue sur la lyre de notre nation.
Carlyto Lassa est parti, laissant dans son sillage un silence lourd,
Un silence qui fait mal,
Mais un silence peuplé de ses plus beaux murmures.
Carlyto n’était pas seulement une voix,
Il était la douceur incarnée de notre Rumba,
Un souffle de velours,
Une caresse sur nos âmes.
De l’éclat vibrant de Choc Stars
Au sanctuaire de l’OK Jazz,
Il a sculpté l’air avec des mélodies d’éternité.
Sa voix ne chantait pas :
elle consolait, elle aimait, elle élevait.
Puis, touché par la lumière divine,
Il a offert ce don précieux au Ciel.
Ses cantiques sont devenus nos prières,
Ses notes, des ponts jetés entre le Très-Haut et la terre
Cher Carlyto,
Un poète ne meurt jamais vraiment
Il s’assoupit simplement dans le refrain de ses œuvres.
Ton corps s’en va,
Ton chant demeure,
Gravé dans la pierre de notre Patrimoine,
Vibrant à jamais dans la mémoire de tes frères et sœurs.
Va en paix, Chantre de la grâce.
Rejoins le chœur des anges que tu as si souvent devancé.
Que le Seigneur t’accueille dans sa lumière’’
YEMAN
