Dans un contexte marqué par la nécessité d’accélérer la transformation structurelle de l’économie nationale et de renforcer la compétitivité de la République démocratique du Congo, le Gouvernement poursuit résolument la mise en œuvre des réformes visant l’amélioration du climat des affaires. C’est dans cette perspective que s’inscrit la réunion du Comité de pilotage du Groupe thématique Climat des affaires, Partenariat public-privé, Promotion des investissements et de l’emploi, tenue ce mercredi 24 juin 2026 à l’Hôtel Rotana, à Kinshasa.
Présidée par le Ministre d’État, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, cette rencontre stratégique a réuni des membres du Gouvernement, des responsables d’administrations publiques, des représentants du secteur privé, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers, dans une logique de concertation élargie autour des réformes économiques prioritaires.
Dans son mot de bienvenue, la Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Rachel Pungu, a situé les enjeux de la rencontre dans le cadre du renforcement continu du climat des affaires en RDC. Elle a rappelé le rôle structurant du rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale, qui constitue désormais un outil de référence pour l’évaluation de la performance des économies en matière de régulation et d’efficacité des services publics.
Elle a également souligné que la feuille de route des mesures « Quick Win » soumise à validation est le fruit d’un processus technique inclusif, ayant mobilisé les administrations publiques, le secteur privé et les partenaires au développement, dans une dynamique de co-construction des réformes à fort impact.
Le Business Ready, un levier de lecture et d’action pour les politiques publiques
Dans son intervention, le Ministre d’État, Guylain Nyembo, a rappelé que le rapport Business Ready constitue pour le Gouvernement un miroir technique et un instrument stratégique d’aide à la décision. Il offre une lecture structurée de la manière dont le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’efficacité opérationnelle influencent concrètement la vie de l’entreprise, de sa création à son expansion.
Les conclusions de ce rapport invitent ainsi à une introspection approfondie de l’action publique, notamment sur les chaînes administratives, la fluidité des procédures, la qualité du service rendu et la prévisibilité du cadre institutionnel. Dans un environnement international de plus en plus compétitif, ces indicateurs deviennent déterminants dans la capacité d’un État à attirer les investissements et à soutenir son tissu économique.
De la norme à l’impact : l’exigence de la mise en œuvre effective
Au-delà de la production normative, le Ministre d’État a insisté sur une réalité essentielle : l’amélioration du climat des affaires se joue dans la mise en œuvre effective des politiques publiques. Elle se mesure dans le vécu quotidien des opérateurs économiques, à travers la rapidité des procédures, la transparence administrative, la qualité de l’accueil et la prévisibilité des décisions. « L’amélioration du climat des affaires n’est pas un objectif administratif ; c’est une condition essentielle pour attirer les investissements, stimuler l’emploi et accélérer la transformation économique de notre pays. » a-t-il martelé.
Dans cette logique, il a souligné que la performance d’un environnement des affaires ne dépend pas uniquement des textes adoptés, mais surtout de leur effectivité sur le terrain, là où se construit la confiance des investisseurs et des entrepreneurs.
La feuille de route soumise à validation s’inscrit dans une approche de résultats rapides, centrée sur des mesures « Quick Win » issues des recommandations du Business Ready. Celles-ci portent notamment sur la simplification des procédures administratives, la digitalisation progressive des services publics, la publication et l’accès aux informations économiques, ainsi que le renforcement de la transparence institutionnelle. « Pour que cette feuille de route quick-win produise les résultats attendus, nous devons sortir de la logique des intentions et entrer pleinement dans celle de l’exécution. » a-t-il dit.
Conçues pour produire des effets tangibles à court terme, ces actions prioritaires s’inscrivent dans un calendrier opérationnel courant jusqu’en septembre 2026, avec pour objectif d’améliorer sensiblement les performances de la RDC lors des prochaines évaluations internationales.
À cet effet, Guylain Nyembo a appelé à une mobilisation renforcée autour de quatre exigences majeures : la clarification des responsabilités institutionnelles, la mesure rigoureuse des résultats, l’effectivité de la coordination interinstitutionnelle et la communication régulière sur les réformes engagées. Il a insisté sur la nécessité d’une gouvernance fondée sur la redevabilité, l’efficacité et l’impact.
Cellule de Communication
