Face à la controverse alimentée autour du Président de la Cour constitutionnelle au sujet de la présence des épouses des membres des Corps constitués dans certaines missions officielles, l’avocat Me Willy Wenga monte au créneau pour rétablir les faits. Il dénonce une lecture approximative et émotionnelle d’une réalité pourtant clairement encadrée par les textes de la République. Pour lui, transformer une disposition légale en scandale politique relève d’une dangereuse dérive qui fragilise le débat public et porte atteinte au respect des institutions.
La polémique née sur les réseaux sociaux et relayée dans certains espaces de débat autour du Président de la Cour constitutionnelle continue de susciter des réactions. Alors que plusieurs voix ont tenté de présenter comme un privilège indu la présence des épouses des membres des Corps constitués dans certaines missions officielles, Me Willy Wenga apporte des clarifications juridiques qu’il estime indispensables.
Pour cet avocat, s’acharner contre le Président de la Cour constitutionnelle sur cette base revient à faire « le choix de l’émotion contre le droit », une posture qu’il qualifie de dangereuse pour l’équilibre institutionnel et la qualité du débat démocratique.
Selon lui, la présence des épouses dans certaines missions officielles n’a rien d’illégal, ni d’exceptionnel. Elle s’inscrit, au contraire, dans un cadre normatif précis, reconnu et appliqué dans les institutions de la République.
« Les faits sont simples : les cabinets sont publics, publiés au Journal officiel, et leurs membres sont désignés selon des critères établis. Leur engagement relève du service de l’État, non d’un quelconque privilège familial », rappelle-t-il.
Me Willy Wenga insiste sur le fait que la prise en charge des épouses dans le cadre de ces missions répond également à des dispositions légales bien définies, applicables à l’ensemble des institutions concernées, et non à une faveur particulière accordée à une personne ou à une famille.
Il souligne, par ailleurs, que plusieurs avantages reconnus par la loi existent également au profit des épouses et des enfants à charge des hauts responsables de l’État, avec une prise en charge assurée par le Trésor public. Il cite notamment le droit au passeport diplomatique, la couverture des soins médicaux, les frais funéraires, la protection spéciale ainsi que diverses facilités justifiées par les exigences des hautes fonctions, les impératifs de sécurité, les contraintes de santé ou encore certaines considérations liées à l’âge et aux responsabilités exercées.
Pour lui, vouloir transformer cette réalité administrative et juridique en scandale politique constitue une déformation grave des faits.
« C’est substituer la rumeur au droit, et la perception à la règle. Or, une démocratie ne se construit pas sur des indignations approximatives, mais sur le respect des textes et des institutions », soutient-il.
S’il reconnaît que la critique demeure légitime et même nécessaire dans un État de droit, Me Willy Wenga estime qu’elle doit impérativement reposer sur une compréhension rigoureuse des normes et non sur des interprétations hâtives dictées par l’émotion ou l’opportunisme politique.
À défaut, avertit-il, la critique cesse d’être un instrument de contrôle démocratique pour devenir un vecteur de désinformation, affaiblissant les institutions au lieu de renforcer la transparence et la redevabilité publiques.
La Pros.
