A l’occasion de la commémoration du 105ᵉ anniversaire du ministère de Simon Kimbangu, célébrée le 6 avril à Nkamba, le président d’honneur des Rastman de la RDC, Mi-Roger Nseka, alias G8, a exprimé sa profonde gratitude envers le Chef de l’État Félix Tshisekedi pour la décision historique d’ériger Nkamba au rang de ville.
Acteur socio-politique engagé, gardien des valeurs et coutumes Kongo, et autorité du mouvement “Béto na Béto”, Mi-Roger Nseka a salué une avancée majeure pour la communauté kimbanguiste et pour toute la province du Kongo Central. Selon lui, cette reconnaissance officielle marque un tournant décisif dans le développement de cette cité spirituelle.
Une décision historique pour une ville sainte
Annoncée par le Président de la République lors de son passage à Nkamba, cette décision consacre désormais cette localité comme une entité territoriale décentralisée (ETD) dotée de la personnalité juridique. Nkamba, haut lieu spirituel de l’Église kimbanguiste, sera ainsi subdivisée en communes et administrée par un maire.
Pour G8, cette élévation au statut de ville ouvre la voie à de nombreuses opportunités :
« Nkamba va devenir un véritable pôle de développement, avec des infrastructures modernes, des routes, des hôpitaux, des universités, ainsi qu’un meilleur accès à l’eau et à l’électricité », a-t-il déclaré.
La formalisation juridique de ce statut devra intervenir par un décret de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, conformément aux réformes de décentralisation prévues par la Constitution de 2006 et la loi organique de 2010.
Un appel à l’appropriation collective
Présent à Nkamba aux côtés de 45 Rastman venus de Kinshasa, Matadi, Moanda, Kisantu et d’autres horizons, Mi-Roger Nseka a lancé un appel fort à la population du Kongo Central : celui de s’approprier cette décision et d’en faire un levier de développement.
« J’appelle le peuple Kongo à s’emparer de cet acquis. Nkamba incarne nos valeurs, notre identité et notre spiritualité », a-t-il insisté.
Invité par Sa Divinité Papa Kiangani, le leader des Rastman a également souligné la portée symbolique de cet événement :
« Honorer Simon Kimbangu, c’est raviver la conscience africaine et renforcer notre engagement pour la dignité et l’émancipation de notre peuple. »
Mi-Roger Nseka n’a pas manqué de remercier chaleureusement le Chef de l’État pour ce qu’il qualifie de “surprise positive” en faveur de la population du Kongo Central. Il estime que l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête du pays a permis de franchir une étape importante dans la reconnaissance officielle de Nkamba.
Allant plus loin, il a comparé symboliquement Nkamba à d’autres grandes villes spirituelles mondiales, estimant que cette décision confère à la cité sainte une dimension internationale comparable à des centres religieux majeurs.
Capitaliser après la journée du 6 avril
Alors que le 6 avril est désormais consacré comme journée fériée et chômée en RDC pour commémorer l’œuvre de Simon Kimbangu, G8 appelle la population à aller au-delà de la célébration.
Pour lui, l’essentiel réside désormais dans la concrétisation des opportunités qu’offre ce nouveau statut : développement local, création d’emplois, valorisation culturelle et renforcement de l’identité Kongo.
En conclusion, Mi-Roger Nseka invite les fils et filles du Kongo Central à transformer cette décision historique en véritable moteur de progrès, afin que Nkamba devienne non seulement une ville sainte, mais aussi un modèle de développement en République démocratique du Congo.
Bosco Kiaka
