Comme l’exige la coutume avant la fin de tout cursus universitaire, Peter Ngoyi Kyengi s’est acquitté ce mercredi 7 février à l’Université de Kinshasa, de la traditionnelle épreuve de défense de mémoire pour marquer la fin de son second cycle assorti du titre de licencié en Droit, au département de Droit Economique et Social. Ce fils de Marcel Ngoyi Ngoyi Kyengi, Editeur-Directeur Général du Quotidien La Prospérité, a présenté et défendu avec brio devant les membres du jury, son travail intitulé : « Les Créations Intellectuelles Musicales à l’Epreuve du Numérique ».
Ce travail scientifique s’attèle sur les droits des musiciens en cette période du numérique où tout passe principalement par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
L’auteur cherche à savoir, ce qui revient de droit à quelqu’un qui participe à la création d’une œuvre musicale étant donné que la musique est un produit commercial. L’importance de cette étude se justifie par l’influence du droit par l’évolution de la société à travers l’accélération des innovations technologiques.
Dans l’intérêt théorique, Peter Ngoyi a voulu cerner la complexité des droits de propriété intellectuelle qui couvrent une œuvre musicale.
Et, dans la pratique, se pencher sur un paradoxe existant dans l’industrie musicale où l’on constate la grande différence entre la rémunération des musiciens occidentaux et les Africains.
Pour bien mener ses recherches, l’auteur s’est appuyé sur les textes juridiques pour analyse afin de fournir une solution juridique. Il a également recouru la comparaison entre les réalités congolaises et celles d’ailleurs.
Après différentes investigations l’auteur en a conclu que la commercialisation de la musique est protégée par l’avènement du code numérique. «L’exploitation commerciale de la musique se trouve encadrée par des normes juridiques afin de protéger les droits d’auteur dans un monde où l’univers numérique est contrôlé par des sociétés privées.
De plus, les différents contrats d’exploitation comportent un régime juridique. Tout ceci s’inscrivant dans la régulation numérique de l’exploitation commerciale de la musique », peut-on lire dans la conclusion de cette œuvre scientifique.
Mais, cette commercialisation est butée à la réalité des musiques gratuites dans plusieurs sites de téléchargement gratuit.
Par contre, il existe certaines plateformes de streaming qui conditionnent aux utilisateurs un abonnement. Ce système permet, tant soit peu, aux musiciens de bénéficier de leurs créations.
Parallèlement à cette défense de mémoire par Peter Ngoyi, La Prospérité, quotidien d’informations générales dirigé par Marcel Ngoyi, a célébré hier, le mercredi 7 février 2024, sa 23ème année d’existence.
Nathan Mundele
