Dans le contexte actuel qui caractérise la République démocratique du Congo, secouée, dans sa partie Est, par l’agression menée par le Rwanda, en connivence avec la coalition AFC/M23, l’urgence, pour les populations, consiste à soutenir les institutions étatiques en place, loin des considérations politiques, pour le rétablissement de la paix et la sécurité ainsi que la préservation de la souveraineté nationale face aux offensives déstabilisatrices des ennemis. Dans une lettre adressée, très récemment, à James Swan, Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RDC et Chef de la Monusco, c’est ce que défend et rappelle, en même temps, avec gravité, le Coordonnateur national du Front Anti-dialogue.
Dans cette correspondance percutante, Dieudonné Nkishi juge inopportun l’appel lancé par la Mission onusienne en vue de la tenue d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Pour Nkishi, cette posture endossée par James Swan, en lieu et place d’ouvrir la voix pour l’intérêt général de la Nation congolaise, tend à béatifier les partisans du chaos, constituant un frein aux avancées engrangées, sous la houlette de Félix Tshisekedi, Président de la République, pour un Congo pacifié, résilient et résolument tourné vers un destin plus sûr.
Pour cet acteur politique, convoquer un dialogue national, en ce moment précis de l’histoire, revient à tourner autour du pot, là où le pays est censé aller vers des réformes profondes.
« Notre pays traverse l’une des plus graves tragédies humaines de son histoire contemporaine. Des millions de Congolais ont perdu la vie, des milliers de femmes et d’enfants demeurent victimes des atrocités commises par des groupes armés, des populations entières sont déplacées, tandis qu’une partie du territoire national continue d’être soumise à une occupation d’armée étrangère. Quelle aurait été l’attitude de votre propre pays en pareille situation ? Face à cette réalité, notre peuple peine à comprendre pourquoi la réponse privilégiée par une partie de la communauté internationale consiste presque systématiquement, depuis 1996, à promouvoir de nouveaux dialogues politiques, alors même que ces derniers n’ont été que des cadres de recyclage de l’impunité, avec son lot de partage du ‘’gâteau RDC’’, etc. », démontre Dieudonné Nkishi Kazadi. Celui-ci invite, dans le même esprit de conviction, la Monusco à se concentrer pleinement sur sa mission et de jouer un rôle plus réaliste pour la paix et la défense de la souveraineté du territoire national.
La Pros.
