Le climat de terreur s’intensifie dans l’est de la République Démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel publié ce 1er juillet 2026, le Ministère des Droits Humains a fustigé une série d’atrocités commises à Goma par les forces rwandaises et leurs alliés de l’AFC/M23. Le bilan est lourd : exécutions sommaires, arrestations massives et actes de torture.
Une célébration qui vire au cauchemar
Ce qui devait être une soirée de liesse populaire s’est transformé en tragédie. Selon le communiqué n°18/MIN.DH/2026, des jeunes Congolais s’étaient rassemblés dans les rues de Goma pour célébrer deux motifs de fierté nationale : la victoire de l’équipe nationale de football, les Léopards, face à l’Ouzbékistan, ainsi qu’un hommage au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Alors que la foule chantait et manifestait sa joie, l’intervention des forces rwandaises et des éléments de l’AFC/M23 a été d’une violence inouïe. Ce rassemblement pacifique a été pris pour cible, transformant les rues de la capitale provinciale du Nord-Kivu en zone de répression sanglante.
Un bilan humain alarmant
Le Ministère des Droits Humains dresse un état des lieux glaçant des exactions commises :
*Exécutions sommaires : au moins dix (10) jeunes Congolais ont été froidement abattus.
* Arrestations arbitraires : plus de cent (100) autres jeunes ont été interpellés et conduits vers des destinations inconnues.
* Traitements inhumains : le communiqué dénonce des actes de torture ainsi que des traitements cruels et dégradants infligés aux civils.
La réaction ferme de Kinshasa
Face à ce qu’il qualifie de « violations graves et massives des Droits de l’Homme », le Ministre des Droits Humains a exprimé sa condamnation la plus ferme. Le gouvernement congolais exige désormais :
- La libération immédiate et sans condition de toutes les personnes détenues arbitrairement.
- La cessation immédiate des actes d’intimidation, de représailles et de violence contre les populations civiles.
Dans un élan de solidarité nationale, le Ministre a également adressé un message de soutien aux populations vivant dans les zones sous occupation, les appelant au « courage, à la résilience et au patriotisme » face à l’agresseur.
Un contexte de tension régionale
Ces événements interviennent dans un contexte sécuritaire extrêmement volatile dans l’Est de la RDC, où la présence de troupes étrangères et de groupes rebelles continue de fragiliser la paix. Cette nouvelle dénonciation de Kinshasa pointe directement la responsabilité du Rwanda et de la coalition AFC/M23, aggravant une crise diplomatique et humanitaire déjà profonde.
La Cellule de communication du ministère, qui a authentifié le document à Kinshasa ce mercredi, appelle la communauté internationale à prendre acte de ces dérives qui ciblent délibérément la jeunesse congolaise.
César Nkangulu