Vive émotion et profonde tristesse ! C’est l’état d’esprit qui se lisait sur tous les visages lors des obsèques officielles de Maître Henri Paul Buabua Ilunga à l’espace Ave Maria, à proximité de l’hôpital du Cinquantenaire dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa. C’était dans la matinée du jeudi 30 avril 2026. Visiblement très ému, le Rapporteur du Bureau de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, accompagné des membres de son cabinet, a rendu un vibrant hommage à l’un de ses proches collaborateurs.
Le modérateur avait annoncé que cette cérémonie funèbre devait se dérouler en quatre étapes, à savoir les obsèques officielles à Ave Maria, l’audience solennelle à la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, la messe des absoutes à la paroisse Saint Raphaël dans la commune de Limete et l’inhumation à la Nécropole entre Terre et Ciel à N’Sele, bourgade Est de Kinshasa. Mais tout avait débuté par la veillée mortuaire, dans la soirée du mercredi 29 avril, à l’espace Ave Maria à laquelle le Professeur Jacques Djoli avait pris part.
Trajectoire de l’illustre disparu
Issu de l’union entre monsieur Marcel Ilunga et madame Anastasie Mushiya, Henri Paul Buabua Ilunga avait vu le jour un certain 8 décembre 1953 dans la province du Kasaï-Central en République démocratique du Congo alors Congo-Belge.
Brièvement, son parcours professionnel avait débuté à la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete où il prestait comme avocat de 1978 à sa mort en 2026. Quelques années plus tard, de 2007 à 2016, Henri Paul Buabua Ilunga fut Conseiller juridique au Cabinet du Rapporteur du Sénat. Immédiatement après, il devint Conseiller technique parlementaire au Cabinet du Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.
En 2019, il est désigné Conseiller chargé des questions de Défense et de Sécurité au Cabinet du Président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba. Poste qu’il occupa pendant trois ans. En 2024, Maître Henri Paul Buabua Ilunga rejoint l’Assemblée pour œuvrer au sein du cabinet du Rapporteur du Bureau de l’Assemblée nationale fraichement élu, le Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli. Deux ans durant, il y a travaillé comme Conseiller chargé des questions parlementaires jusqu’à ce que le Seigneur le rappelle.
Hommages mérités
Ayant rendu l’âme le 13 avril 2O26 de suite d’une maladie, le Conseiller Henri Paul Buabua Ilunga a eu droit à des hommages dignes de son rang en présence de nombreuses personnes dont ses collègues de service. Le jeudi 30 avril, tôt le matin, s’est faite, dans la stricte intimité familiale, la levée du corps à la morgue de l’hôpital du Cinquantenaire en face du camp militaire Kokolo.
Juste après, le convoi funèbre s’est dirigé à l’espace Ave Maria où la mise en place était terminée. Le tout premier à prendre la parole, c’était le Chef de cabinet du Rapporteur de l’Assemblée nationale, Philibert Kanika. Larmes aux yeux, il a témoigné sur sa sincère et bonne collaboration avec l’illustre disparu. Il était un brillant juriste qui faisait subtilement ses remarques aux autres collègues et qui n’allait jamais voir l’autorité sans passer par son Chef de cabinet, dixit Philibert Kanika.
Après l’autre témoignage, celui du fils du défunt, le Rapporteur du Bureau de l’Assemblée nationale a aussi parler de ses liens avec feu Henri Paul Buabua Ilunga. « Henri, c’était un ami avec qui nous sommes restés pendant près de 12 ans au Sénat… Il n’était pas seulement un collaborateur mais un frère… Il nous a laissé un héritage impérissable de savoir-faire et de savoir-être. Qu’il se repose en paix aux côtés de son épouse », a déclaré Jacques Djoli profondément attristé.
Quant à l’oraison funèbre pour feu Conseiller Buabua, elle avait été prononcé, au nom de l’ensemble du cabinet du Rapporteur, par le Conseiller Jules Kasereka entouré du Conseiller Mao Mubenga et de la secrétaire Adèle Yula. L’orateur était suivi religieusement notamment par le Président honoraire du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, le Questeur du Sénat, Taupin Kabongo Mukengeshayi, les membres de famille, amis et connaissances.
« Il est difficile de parler de lui [le défunt] au passé… Dans nos bureaux, il était une mine d’or… Un homme de rigueur, certes… mais surtout un homme de cœur. », a déclaré Jules Kasereka visiblement bouleversé. Et d’ajouter : « Il avait cette capacité rare de corriger sans blesser, d’enseigner sans humilier. Il formait, sans jamais donner l’impression de dominer. Et pour beaucoup d’entre nous, il était plus qu’un collègue : il était un père. » Moment pathétique.
Après le dépôt des gerbes de fleurs, le convoi funèbre a pris la direction de la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete. De là à la paroisse Saint Raphaël pour la messe des absoutes. L’épilogue de ces funérailles, c’était l’enterrement dans la dignité à la Nécropole entre Terre et Ciel.
Adieu et paix éternelle à l’âme de l’illustre disparu.
James Mpunga Yende
