Dans les territoires sous occupation rwandaise, dans l’Est de la RDC, les populations continuent à vivre dans des conditions inacceptables, dominées par l’intolérance croissante, la cruauté et la dictature érigée en mode de gouvernance. Durant les trois derniers mois, en effet, les informations consolidées par les services compétents font notamment état de plus de 300 personnes tuées lors d’exécutions sommaires, de massacres et de bombardements ; de centaines de cas de viols ; de plus de 300 cas de torture, y compris contre des élèves ; de centaines d’enlèvements et de recrutements forcés visant notamment la jeunesse à Tshanzu et Rumangabo; ainsi que d’incendies d’habitations et de pillages. Dans un communiqué officiel, publié hier, lundi 24 août 2026, le Gouvernement congolais, par son Porte-parole, Patrick Muyaya, condamne, avec la dernière énergie, des actes qui désacralisent la vie humaine et violent, sensiblement, le droit international humanitaire.
Dans le même communiqué, Kinshasa dénonce également une tentative de modification de la composition démographique du territoire congolais par un processus illégal de transplantation de populations. Selon le Gouvernement, le 10 août 2026, plus de 100 familles d’origine rwandaise ont traversé la frontière par la piste de Kabuhanga, dans le territoire de Nyiragongo, avant d’être installées à Rwibiranga, groupement de Buhumba, notamment dans des entrepôts construits par le Programme alimentaire mondial (PAM).
« Dans le même temps, l’AFC/M23 et les RDF imposent des mesures arbitraires portant directement atteinte aux droits fondamentaux des populations. Depuis la rentrée scolaire 2025-2026, des frais sont exigés dans les écoles primaires et maternelles en violation de la gratuité de l’enseignement primaire, tandis qu’un prélèvement illégal de dix-sept pour cent (17%) frappe les recettes trimestrielles des établissements scolaires. Les hôpitaux publics et privés ainsi que les orphelinats sont également soumis à des taxes et impôts illicites, compromettant l’accès aux soins et la protection des personnes vulnérables. La nomination parallèle des responsables d’établissements d’enseignement supérieur et universitaire participe, en outre, à l’installation d’une administration illégitime dans les territoires occupés », fustige le Gouvernement, qui appelle, par ailleurs, à la sérénité des congolais pour faire échec aux manœuvres tendant à déstabiliser la RDC.
La Pros.
