En République démocratique du Congo, le débat autour de l’opposition et de la participation aux prochaines discussions politiques s’élargit. Stéphane Muadi Van, président du Mouvement Réformateur Congolais (MRC), soutient que la plateforme C64 ne constitue pas, à ses yeux, l’unique force politique opposée à la gestion actuelle du pays.
Dans une vidéo diffusée le dimanche 16 août, l’acteur socio-politique affirme que le MRC se considère également comme une force vive de l’opposition congolaise et entend prendre part au débat national.
« Le C64 n’a pas le monopole de l’opposition. Il devra faire avec nous, le MRC », fait savoir Stéphane Muadi Van, qui estime que la population congolaise doit pouvoir bénéficier d’une diversité de choix politiques.
Selon lui, le MRC souhaite notamment porter un projet axé sur les réformes institutionnelles, la relance économique, l’amélioration des conditions de vie et une plus grande implication de la jeunesse dans la gestion de la République.
Stéphane Muadi Van critique par ailleurs la classe politique traditionnelle, qu’il accuse d’avoir déçu une partie de la population au fil des années. Il estime qu’une nouvelle génération d’acteurs, davantage axée sur la compétence, l’intégrité et la vision, doit pouvoir émerger sur la scène nationale.
Le MRC veut être associé aux discussions
Alors que le pouvoir envisage un dialogue national inclusif, Stéphane Muadi Van souhaite également que les différentes composantes de l’opposition soient prises en compte dans les éventuelles discussions.
Il adresse ainsi un message aux autorités de Kinshasa : si un dialogue doit être organisé, celui-ci ne devrait pas se limiter à quelques plateformes ou personnalités politiques.
« Félix Tshisekedi doit savoir qu’il existe d’autres forces politiques. Il doit inviter les autres à la table des discussions », soutient le président du MRC.
Une position qui intervient alors que le paysage politique congolais connaît une multiplication de plateformes et d’initiatives visant à peser dans les prochaines échéances politiques.
Une opposition au changement constitutionnel
Sur la question constitutionnelle, le MRC maintient également son opposition à toute révision ou modification de la Constitution destinée, selon Stéphane Muadi Van, à permettre une prolongation du pouvoir présidentiel.
Le mouvement estime que les priorités devraient plutôt porter sur les problèmes sociaux, économiques et sécuritaires auxquels la population est confrontée.
Une place revendiquée pour la jeunesse
Stéphane Muadi Van entend, enfin, faire de la jeunesse l’un des principaux piliers de son projet politique. Il déplore que de nombreux jeunes Congolais soient confrontés au chômage, à la précarité et à l’absence de perspectives, poussant certains à envisager l’exil.
Pour le président du MRC, cette jeunesse doit pouvoir participer davantage à la construction de l’avenir du pays.
La sortie de Stéphane Muadi Van marque ainsi la volonté du MRC de s’affirmer davantage dans le paysage de l’opposition congolaise et de faire valoir sa participation dans les éventuelles consultations politiques à venir.
Bosco Kiaka
