Le secteur agricole était au centre des échanges à l’Assemblée nationale. L’Honorable Isaac JC Tshilumbayi, Premier Vice-président de la Chambre basse du Parlement, a reçu une délégation de la Confédération Nationale des Agriculteurs du Congo (CONAPAC) dans le cadre d’un plaidoyer visant à renforcer la prise en compte des réalités du monde paysan dans l’initiative de la loi semencière.
Conduite par Mme Espérance Nzuzi, Présidente du Conseil d’administration de la CONAPAC, la délégation a présenté plusieurs préoccupations majeures liées au développement du secteur semencier en République démocratique du Congo.
Sept préoccupations majeures des agriculteurs
Les représentants du monde paysan ont notamment plaidé pour :
la reconnaissance du métier d’agri-multiplicateur ;
la mise en place des interprofessions dans le secteur ;
l’intégration de l’INERA au ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire afin de renforcer son opérationnalité ;
la reconnaissance et l’intégration des semences issues de variétés traditionnelles, notamment celles présentant une meilleure résilience, dans le catalogue national pour certains produits de base ;
la promotion et la protection des banques de semences, y compris les banques traditionnelles ;
l’organisation et la reconnaissance du métier d’agro-dealer ;
la réorganisation du dispositif de production et de multiplication des semences, notamment les semences pré-base, base, R, R1 et R2.
Ces différentes propositions visent à adapter le cadre légal aux réalités vécues quotidiennement par les agriculteurs, les coopératives et les différents acteurs de la chaîne de valeur agricole.
Isaac JC Tshilumbayi rassure le monde paysan
Très favorable aux contributions présentées par la CONAPAC, l’Honorable Isaac JC Tshilumbayi, élu de Luiza dans le Kasaï-Central et porteur de l’initiative de loi semencière, a réaffirmé son engagement à œuvrer en faveur des populations rurales.
Il a notamment assuré que les préoccupations exprimées par les agriculteurs seront prises en considération dans la poursuite du processus législatif, avec la perspective de poursuivre les consultations lors des prochaines sessions parlementaires, notamment celle de septembre 2026.
L’objectif est de parvenir à un texte qui puisse répondre aux réalités du secteur agricole congolais et contribuer à l’amélioration de la production, de la disponibilité et de la qualité des semences.
La CONAPAC salue l’ouverture du dialogue
De son côté, Mme Espérance Nzuzi, au nom de la délégation de la CONAPAC, a exprimé sa satisfaction à l’issue de cette audience.
Elle a remercié l’Honorable Professeur Isaac JC Tshilumbayi, Premier vice-président de l’Assemblée nationale, pour son ouverture au dialogue et pour l’attention accordée aux préoccupations des populations rurales du Grand Kasaï et de l’ensemble des provinces de la RDC.
À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue permanent afin d’accompagner le processus législatif jusqu’à son aboutissement, tout en poursuivant les consultations avec les principaux acteurs du monde agricole.
Cette démarche entend ainsi faire de la future loi semencière un instrument davantage adapté aux réalités du terrain et capable de soutenir durablement les agriculteurs congolais.
Bosco Kiaka/CellCom Ass. Nat.
