Dans la bataille politique du Mouvement Centriste Congolais, l’éveil patriotique, la défense de la stabilité institutionnelle et l’unité nationale occupent une grande place. Dans un contexte interne bousculé par une tempête politique intense autour de la Constitution de la République, telle que promulguée en 2006 et révisée en 2011, Le Centre encourage la nécessité pour la République démocratique du Congo d’engager des réformes radicales urgentes dans une démarche assumée de reconquête de sa souveraineté. Dans une intervention, en début de semaine, sur X Spaces du journaliste Stanis Bajakera, son Visionnaire, Germain Kambinga Katomba avance un argumentaire implacable et sans complaisance, soutenant l’idée d’un changement constitutionnel en vue de l’instauration de la Quatrième République.
Selon lui, face à l’urgence de mettre en mouvement le train du développement, il faudrait, plus que jamais, ouvrir, avec courage, un couloir stratégique pour le Congo en lui offrant la possibilité de se doter d’une Loi fondamentale ambitieuse, efficace et complètement adaptée à ses réalités et ses défis contemporains.
« Nous le disons depuis dix ans. Et Félix Tshisekedi n’était Président. Ceux qui suivent ce que je dis sur les réseaux sociaux et dans les médias depuis dix ans le savent… La raison principale de la création de notre mouvement, c’est l’avènement de la Quatrième République… Nous subodorions déjà depuis une dizaine d’années que l’évolution géoéconomique et stratégique de la RDC nous placerait comme un élément pivot de la construction de l’humanité pour demain. Nous parlons de la révolution robotique, de la transhumanité, de la conquête de l’espace, de l’intelligence artificielle et de toutes les révolutions climatologiques. Toutes ces réalités qui, aujourd’hui, prennent de l’envol étaient déjà entendues il y a une dizaine d’années. Nous savions qu’à un moment donné, ce couloir s’ouvrirait et le Congo pourrait devenir une Nation développée. Le développement est un processus qui, de nos jours, prend 20 à 30 ans lorsqu’il est bien mené », a démontré Kambinga.
De la même manière, il a insisté sur l’importance d’un nouvel ordre constitutionnel en RDC pour la revalorisation des richesses congolaises.
« Aujourd’hui, l’intelligence artificielle va devenir la règle pour l’humanité de demain. Toutes ces évolutions technologiques reposent sur les richesses de la République démocratique du Congo… Il nous faut des reformes radicales pour être au diapason de cette problématique. Nous avons pensé, il y a dix ans, qu’il fallait revoir nos textes, notre organisation institutionnelle. La Chine pour devenir celle que nous connaissons, a dû aborder des réformes institutionnelles et constitutionnelles profondes », a soutenu l’ancien Ministre de l’Industrie.
Et de briser l’omerta : « Nous avons constaté, à part ces questions politiciennes, que c’est une constitution qui n’est pas adaptée à nos mentalités. Il faut dire aux Congolais tout ce qu’ils ne doivent pas faire, un peu plus que tout ce qu’ils doivent faire, et il faut les sanctionner. Il faut une constitution qui consacre la sanction. Nous devons pouvoir dire, dans notre constitution, que si nous avons un mandat présidentiel de cinq ou sept ans, un septième de ce mandat doit obligatoirement être concrétisé chaque année. Si ce n’est pas fait, le gouvernement est réputé démissionnaire ».
La Pros.
