Après son annonce officielle, intervenue, dans un contexte interne complexe, une Ordonnance présidentielle suivra, dans les tout prochains jours, afin de fixer le cadre, définir les contours et encadrer le déroulement du rendez-vous. Tenez, en effet, la République démocratique du Congo s’apprête à vivre un épisode crucial de son histoire. A la faveur d’une rencontre avec les Leaders de Confessions religieuses, tenue à la Cité de l’Union Africaine, vendredi dernier, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a montré un tout autre visage: celui d’un rassembleur aguerri, d’un pacificateur engagé et d’un homme d’Etat au service de l’intérêt général. Face aux enjeux politiques et sécuritaires du moment, le Chef de l’Etat a pris l’initiative de convoquer un dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain. Pour Patrick Muyaya, cette mesure reflète un signal fort pour le renforcement de l’unité des congolais, la restauration de l’éveil patriotique et la défense de la souveraineté nationale.
Lors d’un briefing, tenu à la RTNC, dans la soirée du vendredi 17 juillet, le Ministre de la Communication et médias a salué le sens élevé de l’Etat du Président Tshisekedi, appelant au soutien à sa vision pour un Congo fort, uni et aligné sur des perspectives de progrès.
« Le Président de la République a montré plusieurs fois sa volonté et sa disponibilité pour travailler avec tous les congolais qui le souhaitent pour que nous puissions ensemble construire la cohésion nationale nécessaire et créer un front intérieur contre l’agression rwandaise… Lorsque nous disons que le Président de la République est le rempart contre la balkanisation, il est important que les uns et les autres puissent se lever et démontrer la cohésion », a soutenu le Porte-parole du Gouvernement, dans sa communication.
Tous contre la trahison
Pour lui, dialoguer ne signifie nullement encourager l’impunité ou tolérer les crimes commis contre les populations. Référence faite aux partisans du chaos, ceux qui, au nom de leurs propres intérêts, investissent dans la trahison, derrière le Rwanda.
« Tenez-vous bien, nous avons eu de longues discussions avec les chefs des églises. Vous savez que le Président de la République l’a dit et redit: les dialogues doivent se tenir entre Congolais, mais les Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression. Et dans ce que nous avons observé jusqu’à présent, il y a des Congolais qui sont complices de l’agression. On n’a pas besoin de refaire leur procès ici parce qu’ils ont déjà leur procès. Vous avez vu que dans la liste, certains d’ailleurs ont été de nouveau sanctionnés par les Nations Unies. Donc, lorsque nous parlons d’inclusif, c’est d’abord tous ces Congolais qui s’unissent pour un objectif commun. On va aller faire un dialogue parce qu’on estime qu’il y a des préoccupations majeures du pays qui nécessitent que les enfants des mêmes parents, ici de la République démocratique du Congo, puissent s’unir, être ensemble. Et lorsque les prêtres ou les chefs des confessions religieuses parlent du mot « inclusif », ici, on regarde ceux qui, jusqu’à présent, pour nous, n’ont jamais, de manière claire et sans ambiguïté, montré qu’ils étaient contre l’agression », a-t-il démontré. Puis de percer:
« N’oubliez pas que nous avons eu des expériences par le passé. Nous avons, par exemple, le processus que nous avons à Doha, où, dans la pratique, lorsqu’il s’agit de décider, les Congolais, qui sont les supplétifs du Rwanda, doivent se référer au père pour qu’il vienne donner un quitus pour faire avancer. Et si nous, nous voulons construire cette cohésion nationale, il faudrait que le Congolais qui viendra dans ces discussions n’ait pas d’ambiguïté. Il faudrait qu’il démontre, de par leurs déclarations, pour certains, qu’il coupe le lien avec celui qui est le bourreau des Congolais pendant autant d’années ».
Confessions religieuses à la manœuvre
A la lumière des renseignements fournis à la presse, les Eglises vont mener des démarches de sensibilisation auprès de différents protagonistes pour des discussions plus constructives et sincères.
« Vous avez suivi le Cardinal dire que ça viendra, ça veut dire qu’ils vont, dans le cadre de l’engagement qu’ils ont pris devant le Président de la République, approcher ces différents compatriotes, parce que l’objectif, c’est de construire un front intérieur contre l’agression. Ici, je crois que nous allons voir la bonne volonté des uns des autres », a expliqué Patrick Muyaya.
« Nous avons besoin que tous les Congolais désireux de rejoindre, justement, cette grande coalition soient en mesure de dire les choses telles qu’elles sont… Mais ici, le point qui doit nous unir, c’est d’abord l’unicité de nos vues contre le Rwanda, qui est coupable de tous ces crimes qui sont commis dans l’Est de la République démocratique du Congo depuis 30 ans. Je rappelle que le Président Félix-Antoine Tshisekedi est lui-même héritier de cette situation », a déclaré, face aux journalistes, le Porte-parole du Gouvernement.
La Pros.
