Dans un contexte marqué par des enjeux économiques, sécuritaires et sanitaires qui fragilisent la République démocratique du Congo depuis plusieurs années, le gouvernement conduit par la Première ministre Judith
Suminwa Tuluka s’efforce de matérialiser la vision du président de la République Félix Tshisekedi, et de répondre aux attentes pressantes de la population. Si les défis existentiels demeurent, certains membres de l’exécutif se distinguent par leur savoir-faire, leur leadership et leurs initiatives concrètes dans la gestion des affaires publiques.
Au terme d’un sondage réalisé par notre Institut d’analyses sociopolitiques, dix ministres ont été mis en exergue pour leur performance et leur capacité à incarner la vitalité du gouvernement. Leur action illustre la volonté de transformer les promesses en réalisations tangibles, dans une période où la conscience nationale est en pleine maturation.
Le ministre de la Justice Guillaume Ngefa, en tête avec 85%
Les actions récentes du ministre d’État et Garde des Sceaux, axées sur la modernisation et l’assainissement de la justice, ont un impact direct sur le quotidien des Congolais à Kinshasa et dans le reste du pays. Le ministre a ordonné une traque judiciaire contre les auteurs d’infractions numériques sur des plateformes comme TikTok, Facebook et X. Sont ciblés la diffamation, les injures publiques, le harcèlement et la propagation de fausses informations.
Ces mesures visent à protéger la dignité humaine et à réduire le lynchage médiatique en ligne.
Par ailleurs, le ministre a défendu avec brio la plainte déposée auprès de la Cour internationale de Justice par le gouvernement congolais contre le Rwanda pour violations graves du droit international. Cette démarche diplomatique et juridique forte suscite l’espoir d’une réparation pour les populations
de l’Est. Elle renforce la cohésion nationale face à la crise sécuritaire. Le ministre a durci les sanctions contre les magistrats et auxiliaires de justice qui prennent des décisions non définitives. Cette politique d’intégrité vise à rassurer les investisseurs, à améliorer le quotidien des justiciables et à rétablir la confiance du peuple dans l’institution judiciaire.
Louis Watum, Mines 80%
Le jeudi 25 juin 2026, à Miabi, le ministre des Mines, Louis Watum a donné le coup d’envoi des opérations de prospection géologique du projet Mines de Cuivre du Kasaï-MICKA. Grâce à ce projet, le secteur minier de la RDC amorce une nouvelle dynamique. Car, le projet, qui vise à valoriser le potentiel minier du Grand Kasaï, ambitionne de contribuer au développement humain, économique et social de cette région longtemps restée en marge des grands investissements miniers.
Fruit d’un partenariat public-privé associant notamment la Minière de Bakwanga -MIBA-, LBK Construction SARL et China Railway Resources Universal Limited -CRRU-, le projet MICKA s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de diversification géographique des investissements miniers en RDC.
Marie Thérèse Kayikwamba, Affaires étrangères: 76%
Sous la houlette de la ministre des Affaires étrangères, la diplomatie congolaise a enchaîné des avancées. Cela inclut le lancement du Schéma Directeur Numérique 2026-2030 et la présidence historique du Conseil de sécurité de l’ONU. Les diplomates, longtemps confrontés à des retards de salaires, bénéficient actuellement de la volonté présidentielle de mise en place d’un mécanisme de prise en charge pérenne, bien que la transition vers des conditions de vie stables soit encore en cours.
Le ministère des Affaires étrangères a mené plusieurs actions concrètes ayant un impact direct sur l’administration et les conditions de travail du corps diplomatique : La réélection de la RDC au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et sa présidence du Conseil de sécurité des Nations Unies ont replacé le pays au cœur des enjeux mondiaux. Cela exige des diplomates un engagement accru et une présence active sur la scène internationale.
Patrick Muyaya, Communication et Médias: 70%
Les récentes actions du ministre de la Communication et des Médias, se concentrent sur la maîtrise de l’espace informationnel et la défense du territoire. Leur impact social consiste à renforcer la cohésion nationale, redorer l’image économique du pays et protéger les populations contre la désinformation. Face aux défis sécuritaires, le ministre plaide pour une maîtrise de l’espace numérique et une bonne » bataille des récits « . Il organise des séminaires stratégiques, notamment au CHESD, pour les anciens cadres de sécurité. Sur le plan social, cela aide à contrer la panique et les rumeurs qui perturbent la population. Le ministre a également mobilisé la FEC pour aligner le discours des affaires sur la réalité de la croissance du pays.
L’objectif est d’attirer plus d’investisseurs pour créer des emplois et améliorer le quotidien des citoyens.
Marie Thérèse Sombo, ESU : 68%
La Professeure Marie-Thérèse Sombo multiplie les réformes pour moderniser le secteur et transformer la société congolaise par l’innovation et le civisme. Dans cet ordre d’idées, elle a lancé les préparatifs du Forum du génie scientifique congolais visant à encourager les inventions technologiques locales.
Les étudiants développent désormais des outils pour résoudre des problèmes très concrets. On peut citer des systèmes de prévision des risques d’inondations et de glissements de terrain (idéaux pour le secteur minier) ainsi que des technologies de reconnaissance faciale.
Par des arrêtés ministériels stricts, elle a restructuré ou levé la suspension de plusieurs institutions en
difficulté, comme l’Université Officielle de Mweka et l’ISTM/Kisantu. Ces actions protègent l’avenir des jeunes en mettant fin aux crises internes et en garantissant un environnement calme propice à l’apprentissage. Elle a lancé une évaluation à miparcours du système Licence-Master-Doctorat (LMD) et a instauré une grande campagne de civisme et de patriotisme.
Cette démarche vise à adapter les formations aux défis économiques du pays et à ancienne jeunesse responsable et outillée pour le marché du travail.
Guy Loando, Relations avec le Parlement : 62%
Maître Guy Loando Mboyo, prend une part active aux séances plénières du Sénat et de l’Assemblée Nationale, conformément à sa mission d’assurer la coordination et la liaison entre le gouvernement et le Parlement.
Dans cet ordre d’idées, il accompagne plusieurs ministres venus présenter et défendre des dossiers d’intérêt national devant les deux Chambres. Par sa présence à ces plénières, Guy Loando Mboyo réaffirme le rôle central du ministère des Relations avec le Parlement dans la consolidation du dialogue institutionnel entre l’Exécutif et le Législatif. Cette démarche contribue à faciliter l’examen des textes gouvernementaux et à garantir une collaboration harmonieuse entre les institutions de la République dans l’intérêt du développement du pays.
Julien Paluku, Commerce extérieur : 57%
À Kinshasa, le ministère du Commerce extérieur a organisé un atelier de trois jours réunissant les représentants des administrations publiques, du secteur privé et des partenaires techniques afin de valider les résultats d’une importante étude sur les procédures d’importation, d’exportation et de passage aux frontières.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour améliorer le climat des affaires. L’objectif est de réduire les lourdeurs administratives qui ralentissent les échanges commerciaux, de faciliter les opérations des entreprises et d’attirer davantage d’investisseurs en RDC.
Au cours de cet atelier, les participants ont examiné les recommandations formulées par le consortium Justes Résults et TradeMark Africa après plusieurs mois d’études réalisées dans différents postes frontaliers stratégiques du pays. Les enquêtes ont été menées notamment à Kinshasa, Boma, Matadi, Lufu, Kolwezi, Kipushi, Kasumbalesa, Kasindi, Aru, Mahagi, Bunia et Kisangani. Pour répondre à ces défis, les recommandations proposées visent à simplifier les formalités, réduire les délais de traitement des dossiers, renforcer la collaboration entre les différentes administrations et accélérer la digitalisation des services douaniers.
Doudou Fwamba, Finances: 52%
Le ministre des Finances, a récemment initié de vastes réformes structurelles pour moderniser l’économie et mobiliser les recettes. Ces actions visent directement à améliorer le quotidien des Congolais en favorisant la création d’emplois, l’investissement dans les infrastructures, et le relèvement social à travers le pays. A cet effet, il a récemment présenté au Sénat plusieurs projets de
loi de financement majeurs pour améliorer le cadre de vie urbain et rural: « Kin la Belle »: Un projet doté de 250 millions de dollars visant à gérer les déchets solides et à créer des emplois dans la capitale ; Connectivité à Ngandajika: Un investissement d’environ 155 millions de dollars pour améliorer les routes et soutenir la production agricole locale ; Programme PREDIRE : Des infrastructures pour faciliter l’accès à l’eau potable dans des provinces comme le Nord-Ubangi et le Sud-Ubangi. Pour soutenir les populations victimes des crises humanitaires et des conflits dans l’Est de la RDC, le ministre a obtenu des financements via le projet PRECAPE (plus de 48 millions de dollars). Ces fonds apportent une assistance directe aux communautés locales via des initiatives de relèvement économique et un meilleur accès aux services essentiels.
Adolphe Muzitu, Budget : 45%
Le vice-Premier ministre, ministre du Budget, a réaffirmé la détermination du gouvernement à garantir un financement durable des réformes éducatives engagées depuis l’avènement du président de la République, Félix Tshisekedi. Il a révélé plusieurs mesures concrètes destinées à consolider la gratuité de l’enseignement primaire public, considérée comme l’un des piliers majeurs de la politique sociale du chef de l’État.
Dans cette dynamique, il a annoncé que 4000 enseignants pourraient, dans un premier temps, aller à la retraite, conformément aux dispositions déjà prises à cet effet, afin de permettre une meilleure maîtrise des charges salariales et de dégager de nouvelles marges budgétaires pour le secteur. Il a également révélé que 43 000 enseignants seront progressivement mis à la retraite à partir de 2026, avec la programmation des indemnités de sortie prévue dans le prochain collectif budgétaire. Adolphe Muzito a rappelé que ces réformes s’inscrivent dans une politique plus large de justice sociale et de revalorisation des revenus dans la fonction publique, impulsée par le chef de l’État.
Justin Kalumba, PME : 40%
Le ministre Justin Kalumba a récemment accéléré la distribution d’équipements pour soutenir plus de 6000 femmes entrepreneures et a proposé de nouvelles lois pour renforcer la sous-traitance et le contenu local. Ces actions visent à créer des emplois durables et à aider les PME locales à s’imposer face à la concurrence étrangère.
Par ailleurs, il a défendu deux projets de loi majeurs au Parlement. L’un porte sur le contenu local pour maximiser les revenus au profit des populations, et l’autre réforme la loi sur la sous-traitance pour réserver les marchés aux entrepreneurs congolais. Le ministre a facilité la modernisation des démarches pour les entrepreneurs en lançant des attestations numériques sécurisées. En recevant des équipements et des formations en gestion (via le Projet TRANSFORME), les femmes chefs de petites entreprises gagnent en indépendance financière et renforcent leurs capacités de survie économique.
