En dépit des menaces de révocation répétées du Chef de l’État et les rappels à l’ordre du Gouvernement central, les officiels congolais continuent à fouler au pied le code de la route. En effet, les cortèges des autorités, ministres et militaires persistent à rouler à sens inverse et à forcer le passage dans les différentes artères de la capitale de la RDC, entravant ipso facto la fluidité de la circulation et aggravant ainsi des embouteillages dont souffre énormément la population. Et pourtant, à travers notamment les instructions de la Première ministre et du VPM en charge de l’Intérieur, l’Exécutif national a exigé la réglementation des cortèges, le retrait des sirènes non autorisées ainsi que le respect strict du code de la route pour tous, sans exception de rang social. Une situation que dénonce l’acteur socio-politique Andy Bemba Batindi, dans un post sur son compte X, que notre rédaction a consulté.
« Le Président de la République n’avait-il pas vu juste lorsqu’il affirmait qu’il y a des ennemis dans nos pantalons ?
Comment expliquer que certains officiels continuent d’utiliser abusivement les gyrophares, de rouler à contresens et d’ignorer les règles de circulation, malgré les rappels à l’ordre ? », s’est-il interrogé, tout en rappelant aux ministres et autres animateurs des institutions et services de l’État que la loyauté vis-à-vis de la nation congolaise et du premier citoyen de la République doit cesser d’être des simples discours ou slogans. « La première preuve de loyauté envers la République et le Président ne réside pas dans les discours, mais dans le respect des ordres et des décisions prises en Conseil des ministres. Les sages disent que l’éducation ne se mesure pas uniquement aux diplômes, mais aussi à la capacité de respecter les règles et les valeurs qui fondent la vie en société », a martelé le Président fondateur de la « Nouvelle Pensée »
Faisons la politique autrement
Pour Andy Bemba, la République démocratique du Congo souffre d’un manque d’acteurs politiques et d’animateurs d’institutions et services publics qui travaillent réellement pour l’intérêt général et le bien-être de la population.
« En RDC, certains parcours politiques impressionnent par les fonctions exercées, les calculs, la ruse, les ressources financières accumulées ou encore le nombre de thèses. Mais la notoriété et les titres ne suffisent pas.
C’est précisément là où échoue une grande partie de la classe politique congolaise, l’empathie est devenue une qualité rare. Or, sans humilité, sans bon sens, sans compassion et sans une réelle capacité à se mettre à la place des autres, il est difficile de prétendre servir le peuple. Car servir, c’est d’abord comprendre la souffrance, les attentes et les comprendre la souffrance, les attentes et les réalités de ceux que l’on représente », a-t-il indiqué.
Enfin, l’ancien candidat Gouverneur de la province du Sud-Ubangi estime que « le meilleur responsable politique, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition, est celui qui continue d’apprendre, qui sait écouter, qui défend les intérêts du pays et qui considère le service du peuple comme sa première mission ». Il faut rappeler qu’Andy Bemba est un jeune acteur politique, sociétaire de la Mouvance présidentielle, qui a comme cheval de bataille la révolution des mœurs et le changement de la gouvernance générale de l’État congolais, sous le leadership du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
JR Mokolo
