Dans une communication officielle empreinte de détermination, la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a présenté le bilan de ses récentes missions diplomatiques. Entre le renforcement des partenariats mondiaux en Ouzbékistan et en Égypte, et le lancement concret du projet agroforestier de Bibwa, la RDC réaffirme son rôle de « Pays-Solution » face aux défis climatiques mondiaux.
La gestion de l’environnement en République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. Lors d’une séance de restitution tenue récemment, la Ministre Marie Nyange Ndambo a structuré son intervention autour de trois axes majeurs qui dessinent la trajectoire de la « Nouvelle Économie du Climat » prônée par le gouvernement.
1. Le rayonnement de la RDC au Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF) en Ouzbékistan
Le premier volet de cette mission a conduit la Ministre en Ouzbékistan, où elle a représenté la RDC lors des réunions du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF). Dans un contexte où le financement climatique est au cœur des débats internationaux, la participation de la RDC était stratégique.
Marie Nyange Ndambo y a plaidé pour un accès plus fluide et équitable aux fonds environnementaux. En tant que gardienne de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, la RDC a rappelé que la préservation du Bassin du Congo nécessite des compensations financières à la hauteur des services écosystémiques rendus à la planète. Ce passage en Asie centrale a permis de consolider les alliances avec les partenaires multilatéraux pour soutenir les projets de conservation nationaux.
2. Cap sur l’Égypte : Renforcer la coopération Sud-Sud
Après l’Ouzbékistan, c’est en Égypte que Marie Nyange Ndambo a poursuivi son offensive diplomatique. Cette mission officielle s’inscrit dans une volonté de renforcer la coopération bilatérale entre deux géants africains.
Les échanges ont porté sur le partage d’expertises en matière de gestion durable des ressources naturelles et de transition énergétique. L’Égypte, forte de son expérience dans les grands projets d’infrastructure et de gestion de l’eau, représente un partenaire de choix pour la RDC dans sa quête de modernisation de ses politiques environnementales.
3. Le Projet Agroforestier de Bibwa : De la parole aux actes
Si la diplomatie est essentielle, l’action sur le terrain reste la priorité de la Ministre. Le point d’orgue de sa communication a été le lancement du projet agroforestier de Bibwa.
Situé dans la périphérie de Kinshasa, ce projet se veut un modèle de la « Nouvelle Économie du Climat ». Ses objectifs sont multiples :
• Restauration des paysages : lutter contre l’érosion et la déforestation périurbaine.
• Sécurité alimentaire : combiner la plantation d’arbres avec des cultures vivrières pour nourrir les populations locales.
• Création d’emplois verts : impliquer les communautés locales, particulièrement les jeunes et les femmes, dans la gestion durable des terres.
Une vision intégrée pour le futur
En dressant ce bilan, Marie Nyange Ndambo démontre que la politique environnementale de la RDC ne se limite plus à la simple protection de la nature, mais devient un levier de développement économique.
« La restitution de ces missions montre que la RDC est à la fois active sur la scène mondiale pour capter les opportunités, et engagée sur son propre sol pour transformer la vie des Congolais », confie un expert du ministère.
Avec le lancement du projet de Bibwa, le ministère de l’Environnement envoie un signal fort : la transition écologique est en marche, et elle commence par des initiatives concrètes qui allient préservation de la biodiversité et progrès social.
César Nkangulu
