Le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a reçu, le lundi 25 mai 2026 à Kinshasa, une délégation de la Coordination nationale du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS), conduite par son Coordonnateur national, Jean de Dieu Désiré Ntanga. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi institutionnel prévu par les textes régissant l’organisation et le fonctionnement de ce programme stratégique pour la stabilisation des zones en proie aux conflits.
Cette séance de travail traduit l’implication directe de cette institution dans le mécanisme de pilotage du P-DDRCS, au regard des enjeux juridiques, judiciaires et institutionnels liés à sa mise en œuvre. Une collaboration jugée essentielle pour garantir la conformité des actions menées sur le terrain avec le cadre légal en vigueur, tout en assurant une meilleure coordination entre les différents acteurs engagés dans ce processus.
Au cours des échanges, la délégation conduite par Jean de Dieu Désiré Ntanga a présenté un état des lieux détaillé des activités réalisées. Les discussions ont porté sur les résultats déjà obtenus, mais également sur les difficultés persistantes rencontrées dans les zones affectées par les conflits armés et les violences communautaires. Ces défis concernent notamment la sécurisation des opérations, la réintégration effective des ex-combattants ainsi que l’adhésion des communautés locales aux initiatives de stabilisation.
A l’issue de l’audience, le coordonnateur national du P-DDRCS a souligné l’importance de cette rencontre, indiquant qu’elle a permis de « faire le point sur les opérations en cours, de présenter les avancées observées sur le terrain et d’échanger sur les défis ainsi que les perspectives du programme ». Une déclaration qui met en lumière la nécessité de renforcer les synergies institutionnelles pour consolider les acquis et accélérer la mise en œuvre des actions prioritaires.
Actuellement, le P-DDRCS concentre ses interventions dans plusieurs provinces de l’Est et du centre-est du pays, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Maniema et le Tanganyika. Ces régions demeurent particulièrement affectées par l’activisme des groupes armés et une instabilité sécuritaire persistante, rendant d’autant plus urgente la réussite du programme.
A travers cette rencontre, le gouvernement réaffirme sa volonté de renforcer le cadre de coordination institutionnelle et d’assurer un suivi rigoureux des initiatives engagées pour le retour durable de la paix et de la stabilité dans les zones touchées.
Nathan Mundele
