Lors de sa sortie médiatique, Yves Kisombe, Avocat au Barreau de Kinshasa/Gombe et ancien Rapporteur-adjoint de la Commission de révision constitutionnelle du Congrès en 2010-2011, soutient les déclarations du Président de la République, Félix Tshisekedi, tenue le mercredi 23 octobre dernier devant la population boyomaise à Kisangani au sujet de la nécessité de changer de Constitution de la RDC.
‘’Je pense que la Constitution du 18 février 2006 telle que nous l’avons révisée en 2011 a fait son temps’’, a-t-il déclaré, avant d’ajouter «Je suis d’accord avec le Président Tshisekedi et j’accueille avec enthousiasme de la mise en place d’une commission nationale ».
L’ancien Rapporteur de cette commission suggère que les points suivants soient supprimés dans un avenir proche car, ils ne sont pas importants pour le développement du pays et ne contribuent en rien.
- Les assemblées provinciales ne servent à rien à ce stade du sous-développement de notre pays. Il faut les supprimer ;
- la Lutte anti-sous-développement ne permet pas que l’on perde du temps et l’argent avec l’élection des gouverneurs de province et des Députés provinciaux. En outre, l’unité nationale est mise à mal par le repli identitaire provincial et ethnique. Il faut revenir à ce qui constitue le plus grand héritage institutionnel de la 2ème République : la nomination par le Chef de l’Etat des gouverneurs non originaires, tout en supprimant les gouvernements provinciaux qui ne sont pas indispensables en réalité ;
- Les élections locales sont d’une absolue inutilité pour un pays qui doit se construire ;
- Il me semble que l’élection présidentielle coûte trop cher. Il serait préférable, à mon sens, de revenir à l’élection du Chef de l’Etat au second degré à l’Assemblée nationale ;
- Il y a lieu de supprimer le Conseil Economie Et Social.
D’autres aspects seront exprimés ultérieurement notamment, sur la formation rapide du Gouvernement de la République à l’issue des élections législatives.
Il y a lieu de rappeler que lors de son discours à Kisangani, le Président de la République s’est ainsi engagé à mettre en place l’année prochaine une Commission transversale d’experts pour réfléchir sur les faiblesses de notre Constitution. Cette Commission fera des recommandations consensuelles au termes de ses travaux pour orienter un projet de révision constitutionnelle, sans toucher aux articles verrouillés comme le nombre des mandats admis car, notre constitution a des faiblesses. Elle ne répond pas aux réalités du pays.
Chimea Samy
