Qu’on vienne de la majorité présidentielle ou de l’opposition, le pouvoir en RDC n’a pas d’odeur. Les mêmes motivations animent tous les prétendants : la quête du profit personnel ou de sa formation politique. La bataille pour déchoir Vital Kamerhe et parvenir finalement à la désignation de son successeur en est une illustration.
En attendant, les députés nationaux se montrent, de moins en moins, enthousiastes du fait que les ordres leur tombent d’en haut sans comprendre les tenants et les aboutissants de l’enjeu politique. Nombreux d’entre les élus nationaux de cette législature déplorent d’être privés de plusieurs avantages, à l’instar de leurs prédécesseurs. Même ceux qui ont machiné pour l’éviction de l’ancien speaker, n’estiment pas avoir été récompensés à leur juste valeur.
C’est quelqu’un d’autre qui leur a été imposé au perchoir, ainsi en a décidé la hiérarchie. En dépit de l’opposition d’une partie des députés du Kivu, c’est Aimé Boji qui va porter la bannière de l’Union sacrée. Aller au Palais du peuple ou non pour voter, ne changera rien dans ce processus qui a tout d’un plébiscite.
Entretemps, l’opposition, pour sa part, a dû mettre toutes les batteries en marche pour le triomphe de l’honorable Clotilde Mutita Kalonga. Le chef du groupe parlementaire de l’opposition n’a pas hésité, un seul instant, à rencontrer le secrétaire permanent de la majorité présidentielle pour soutenir la candidature de l’Ensemble pour la République.
Une initiative qui a été à la base du tollé au sein de ce parti d’opposition. Quoi que cela coûte, le plus important était cette candidature unique de l’opposition au poste de rapporteur adjoint au bureau de l’assemblée nationale. Conséquence, la candidate du parti de Moïse Katumbi, l’honorable Clotilde Mutita Kalonga a été retenue.
Pendant ce temps, le bureau de la chambre basse du parlement a dévoilé depuis lundi 10 novembre dernier la liste définitive de candidats retenus : l’honorable Aimé Boji Sangara, speaker et sa collègue Clotilde Mutita, rapporteur adjoint. C’est demain jeudi 13 novembre prochain qu’auront lieu lesdites élections.
L’épreuve électorale de ce jeudi à l’assemblée nationale ne manquera pas d’impacter les rapports au sein de la majorité présidentielle et de l’opposition. Certains sociétaires de l’Union sacrée s’indignent que ce ne soit pas la personne qu’ils auraient préparée pour succéder à Vital Kamerhe. C’est le même scenario observé’ dans l’opposition après la désignation de Clotilde Mutita.
Ensemble pour la République en sort moins grandi de cette situation du fait que le jeu démocratique aurait été biaisé. Et en plus, le silence assourdissant du chairman de Mazembe alimente les commentaires dans les sens les plus divers.
La Pros.