Dieudonné Kamuleta Badibanga, le Président de la Cour Constitutionnelle
*L’Action des Femmes pour les Elections Transparentes en Afrique soutient, dans une motion, la Cour Constitutionnelle ainsi que Dieudonné Kamuleta Badibanga, son Président, pour le travail qui a été laborieusement abattu en un temps record et en Chambre Unique, pour le traitement des dossiers liés notamment, aux contentieux électoraux. L’AFETA, depuis Goma, au Nord-Kivu, encourage, par ailleurs, la Cour Constitutionnelle et l’appelle à se pencher minutieusement sur l’examen des requêtes en rectification matérielle sans parti pris, ni pression inutile, pour éviter de se transformer en une instance de remise en cause des arrêts dûment rendus. Bien plus, l’AFETA invite la Cour Constitutionnelle à faire fi de toute pression basée sur les sentiments malveillants et, surtout, à procéder à la véritable vérification et correction des erreurs matérielles, tout en établissant un distinguo entre celles qui ont un impact sur les résultats et celles qui n’en ont pas sur les arrêts visés.
Plus loin, dans cette même motion, l’AFETA dénonce les montages grossiers ainsi que toutes sortes de pression dont l’objectif n’aura été que d’occulter l’indépendance du juge constitutionnel et, même, de saborder le travail réalisé et de salir la Cour Constitutionnelle et son Président, pour des raisons évidentes consécutives à la non-acceptation, pour certains candidats fraudeurs ou invalidés, de l’échec récolté obtenu.
Dans la même optique, l’AFETA désapprouve une l’effervescence observée dans l’attitude de certains candidats qui, pour introduire leurs requêtes, se font accompagner de leurs militants scandant des slogans inappropriés et multipliant des déclarations politiques teintées de menaces et autres injures contre la Cour Constitutionnelle et son Président.
Et, pourtant, rappelle l’AFETA, nonobstant les cas d’invalidation, plus d’une quarantaine des Députés éjectés, il y a lieu de retenir que la Cour Constitutionnelle avec compétence et célérité, dans moins de deux mois prévus par la Loi, plus de 1.000 requêtes dont la plupart ont été jugées irrecevables, quant à la forme et non fondées, quant aux griefs articulés contre la décision de la CENI.
Et, d’ailleurs, pour lutter contre la Corruption, la Cour Constitutionnelle, par une imagination positive, a instruit, délibéré et s’est prononcée sur toutes les requêtes par une Chambre Unique constituée de huit juges constitutionnels.
LPM
