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    Nation

    Tribune d’expression libre : Controverses scientifiques autour des projets d’accompagnement de société pour un nouveau Congo à l’attention du Président Félix Tshisekedi

    Rédaction La ProspéritéBy Rédaction La Prospérité26/01/2024Aucun commentaire41 Mins Read
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    (Par Antoine-Dover Osongo-Lukadi, Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie (Postdocteur, Université de Poitiers-France), Docteur en Philosophie et Lettres (Université Catholique de Louvain-Belgique),

    Professeurs d’Universités et Membre de l’Association de Philosophes Américains, APA)

     

    *«De la réformation du système électoral à l’institutionnalisation du Troisième mandat » en République Démocratique du Congo : des questions et des réponses sur l’autisme stratégico-politicien du professeur NGOMA BINDA sur l’autel d’une herméneutique aveuglante et malentende».

    0.Liminaire

    Si jamais il arrivait, sait-on jamais, soit à son excellence monsieur Félix Tshisekedi Président de la république, soit à son directoire politique, soit à son premier ministre ou soit encore à Madame Marie-Josée Ifoku, ex-candidate numéro9 à la dernière présidentielle -dont j’ai vigoureusement soutenu, dans un article proposé et publié dans la Prospérité Journal du Camarade Marcel Ngoyi Directeur-Editeur et intitulé :  «Marie-Josée Ifoku : trois raisons impératives majeures pour voter pour la candidate de la congolisation congolaise du Congo-Kinshasa » et consistant globalement parlant dans la « Kombolisation », c’est-à-dire,  dans un coup de balai aux antivaleurs, mentalités rétrogrades -, il n’y a point de doute que tout ce monde-là portera son dévolu sur le projet de société que je propose sur la réformation de l’Etat congolais consistant dans le passage de l’Etat centraliste ou unitariste à l’Etat fédéraliste ou éclaté, plutôt que sur celui présenté par Ngoma Binda dépouillé d’audace, de vigueur et de dynamisme.

    Loin s’en faut, je ne fais pas mieux l’adage selon lequel « la charité bien ordonnée commence toujours par soi-même », dans la mesure où ce que je propose est dans l’ordre du temps.

    En effet,  c’est tout simplement un projet plus réfléchi, plus efficace, plus actuel, plus réaliste que je soumets à l’opinion nationale qu’internationale au regard des plusieurs insistantes menaces de balkanisation pesant sur notre «Congo Notre Maison (C.N.M.) ; un groupe WhatsApp dont j’en suis Coordonnateur-Administrateur et plusieurs autres principaux membres sont des adeptes du remplicisme-créationisme-culturaliste-transformateur, un courant de pensée, une idéologie politico-philosophique consistant dans l’adoption de la mentalité,  voire capacité créatrice, productrice, inventrice en tant que conditions- sine qua non pour la transformation et le développement de l’Afrique subsaharienne, en général,  et de la RDC,  en particulier.

    On ne peut en effet comparer que ce qui est comparable, à telle enseigne que la distinction entre patrie et nation, patriotisme et nationalisme, ne tient pas. Le culte de la patrie est le respect, la religion de la terre des pères ; le culte de la nation est le respect et la religion de leur sang…

    A mon sens, il ne faut pas distinguer nation et patrie. » (disait Charles Maurras (« Lettre de Charles Maurras à Henri Massis, 13 septembre 1923 »). Par contre, selon certains, le patriotisme est l’amour de la patrie et le nationalisme est la haine des autres.

    Cette dichotomie est très discutable, car le patriotisme fait partie du nationalisme. On pourrait dire qu’il n’y a pas de différence de nature, mais de niveau ou d’intensité entre l’un et l’autre. » (Dominique Vidal, Introduction dans Les nationalistes à l’assaut de l’Europe, Demopolis, 2019), ou encore « La patrie est une religion et le patriotisme est son culte » ( Patrick Clervoy, « Spécificités françaises », Inflexions, 2014/2, n° 26).

    Réfléchissons-en profondément pour voir où en est chacun des citoyens congolais au pouvoir ou dans l’opposition en termes de vraie quintessence de sa conscience politique.

    1.Des controverses et des errements réflexifs-discursifs

    Pour l’essentiel de cette modeste contribution, elle consiste à répondre aux deux thèses politiciennes avancées par Ngoma Binda parues récemment dans le Journal La Prospérité du Camarade NGOYI Marcel,  Editeur-Directeur Général,   de ce quotidien qui crée le trou dans le milieu de la presse tant du pays que de l’étranger notamment,  en Europe où je me la coule douce en ce moment.

    Découvrons ensemble ses deux thèses en question : premièrement « Instituer le « troisième mandat pour tous » élus à la Présidence et élus au Parlement » et secondement que « Le Congo a urgemment besoin d’un nouveau système électoral » !

    Comme on peut le constater ces deux thèses mises en pâture par Ngoma Binda sont non seulement faibles qu’elles sont minimisables, futiles, inutiles, séniles parce que inappropriées, décalées, inadaptées, obsolètes par rapport aux différents problèmes auxquels est confronté la République Démocratique du Congo.

    C’est l’ancien président français Jacques Chirac qui aurait pu être lynché au cours des années quatre-vingt lorsqu’il a osé, répondant à la question de savoir s’il fallait encourager les Africains subsahariens à l’implication voire à la tolérance démocratique et en faisant savoir et comprendre qu’une telle entreprise serait un luxe dont l’Afrique n’avait pas besoin.

    Pourtant,  force est de constater comment après cette déclaration déjà prémonitoire et au regard des tripatouillages électoralistes qui suivirent en Afrique depuis que les socialistes français sous les auspices de l’ancien président François Mitterrand, qui dans un discours dit de La Baule avait exigé voire surtout conditionné l’aide soi-disant au développement aux efforts et mesures pris par les chefs d’Etats africains conduisant à la démocratisation et à la bonne gouvernance politiques -, l’aide financière ou en nature qu’on peut considérer comme accordée aux hommes politiques que l’OTAN et l’UE ont placé au pouvoir en Afrique subsaharienne pour surveiller et verrouiller leurs intérêts mignons, plutôt qu’aux petits peuples Africains noirs -, jamais le recule et le déni démocratiques n’ont été aussi plus ostensibles qu’avant la déclaration pleine de sens et de justice de Jacques Chirac !

    Ainsi,  ce qu’on appelle démocratie était effectivement non seulement un luxe mais également voire surtout un malentendu et un gros mot en Afrique subsaharienne.

    Effectivement en Afrique subsaharienne, la démocratie serait comme une trouvaille très insolite dont personne ne sait ni manier ni utiliser. Par contre, le peuple occidental en comprend le sens et n’entend jamais la démanteler. Il sait la manier et l’utiliser en bon escient par le respect de l’esprit de mandats politiques.

    C’est ainsi qu’il n’y a presque jamais de débats sur le changement ou modification de mandats présidentiels comme en Afrique où une fois qu’on grimpe sur le fauteuil, on ne veut plus jamais redescendre.

    C’est pour cela qu’on est chaque fois étonné de voir que cette démocratie à laquelle nous jurons lorsque nous sommes encore dans l’opposition politique, devient très élastique une fois que nous avons accédé au pouvoir ! C’est pourquoi on devait certainement au jour d’aujourd’hui, faire justice à Jacques Chirac.

    D’où,  parler comme Ngoma Binda de l’institutionnalisation du « Troisième Mandat pour tous » et de la réformation du « système électoral » est un laxisme logique qui ne tient pas compte de la particularité démocratique africaine.

    Car, en effet,  homme afro-congolais n’a que peu de familiarité avec la démocratie et la bonne gouvernance.

    En Afrique,  tous les pouvoirs, sans exception, sont nourris par la tricherie et la corruption. On ne voit donc comment avaliser  ou approuver les deux réformes proposées par le professeur de l’UNIKIN, qui dans ses non-dit encouragent les régimes politiques africains absolutistes et ceux qui les incarnent à l’instar de Paul Biya, Denis Sassou Nguesso, Theodoro Obiang Nguema Basongo, etc., dans la mesure où selon les requêtes de Ngoma Binda n’avaient qu’à se maintenir ou à être maintenus au pouvoir, sans limitation de mandats politiques, aussi longtemps que physiquement ces dictateurs sanguinaires se sentiraient en mesure de gouverner !

    Même si malheureusement Ngoma Binda qui ne prend en compte que la seule dimension physiologique de ces dirigeants politiques auxquels il accorde une légitimité et longévité politiques infinie, éternelle, aussi longtemps qu’ils peuvent marcher, bouger, gesticuler ou tout simplement transportés d’une chambre, d’un salon, d’un bureau, d’un voyage à l’autre, feint de négliger leur capacité mentale, intellectuelle voire spirituelle.

    C’est ce qui me fait dire que les diagnostics posés par Ngoma Binda sont non seulement impromptus, opportunistes mais également totalement lacunaires car contre-productives dans la mesure où au lieu d’apporter des vraies solutions sur la stabilité des pouvoirs et régimes politiques africains, il détruit ses propres diagnostics par des arguments fallacieux voire à l’emporte-pièce. En faisant l’éloge des trois mandats ou plusieurs mandats à l’infini voire d’un système électoral « homo-sapiensque », on ne peut pas dire qu’il ne fait pas campagne   pour la dictature.

    Quelqu’un ne pouvait-il pas dire à Ngoma Binda que sa thèse sur l’institutionnalisation du « Troisième mandat » était incompatible l’appellation de « république démocratique » ? La démarche de Ngoma Binda porte atteinte à l’esprit constitutionnel et aux règles et principes du vivre-ensemble garantissant la paix sociale sur l’étendue de la RDC.

    C’est ainsi que sa démarche ne peut que plaindre car à aucun moment, Ngoma Binda ne fait allusion au concept démocratie et surtout n’entend jamais l’expliciter à ses lecteurs. Il lui suffisait pourtant de montrer que par définition le terme démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, combinaison de δῆμος / dêmos, « peuple » (de δαίομαι / daíomai, « distribuer, répartir »), et kratos, « le pouvoir », dérivé du verbe kratein, « commander », désigne à l’origine un régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions publiques et à la vie politique de la cité. Ce dispositif s’effectuait soit de manière directe en soumettant des décisions au vote à tous les citoyens, soit de manière indirecte par des représentants qui étaient préalablement désignés, de façon aléatoire ou par élection, pour faire des propositions de loi ou prendre des décisions urgentes.

    Ce terme désigne aujourd’hui tout système politique dans lequel le peuple est souverain.

    Par extension, la démocratie peut aussi qualifier une forme de société, la manière de se gouverner qu’adopte une organisation ou encore un système de valeurs.

    Certes, la démocratie peut donner lieu à des interprétations différentes. Deux sortes de difficultés d’interprétation existent. L’une concerne la signification concrète de la souveraineté populaire et son application pratique, par exemple selon que la démocratie est directe (le peuple vote les lois) ou représentative (le peuple élit des représentants qui votent les lois). La seconde sorte de difficulté provient de la diversité des régimes politiques qui se sont revendiqués ou se revendiquent comme démocratie.

    Pour sortir du premier dilemme, on utilise des critères pour déterminer le degré de démocratie auquel se situe un pays.

    Pour résoudre la seconde difficulté, on utilise le dénominateur commun des démocraties, c’est-à-dire les principes qui les distinguent des autres régimes politiques. Reste que le dénominateur commun des démocraties est l’existence d’institutions et de lois qui visent à protéger la population des dérives tyranniques ou dictatoriales que peut exercer une personne ou un groupe quelconque, y compris la majorité. Toute démocratie doit disposer de lois permettant aux citoyens de changer de gouvernement ou de projets politiques légalement, c’est-à-dire, sans avoir besoin de recourir à la violence et en respectant les procédures définies par les lois. Ngoma Binda s’y en était tenu en cent lieues.

    Quant à moi, c’est dans les années 80 et 90 aux anciennes Facultés Catholiques de Kinshasa, aujourd’hui Université Catholique de Kinshasa (UCC) que j’ai connu Ngoma Binda. Cette université qui est, et ce n’est un secret pour aucun congolais rdécéen, la plus grande voire la plus prestigieuse de notre pays. C’est là-bas que nous trouvons des professeurs et étudiants aguerris. C’est la formation, le niveau des enseignements et des recherches produits qui laisse voir, savoir et entendre.

    C’est ainsi que la dureté des remarques, des reproches (en majorité faites de mépris, d’insultes, d’injures) sur sa démarche est certainement proportionnelle à cet acquit universitaire catholique auquel il y avait lui-même participé. Concrètement Ngoma Binda serait soupçonné à l’instar de  plusieurs des  ses prédécesseurs collègues attirés par la belle et facile vie, de courir derrière une nomination politicienne. M

    ême si, malgré l’incohérence de sa démarche, je l’exonère au nom du principe de la présomption d’innocence contre cette vindicte populaire.

    Malheureusement dans un pays où la limite entre les valeurs républicaines, chrétiennes et les antivaleurs est difficilement perceptible, la seule bonne foi ne suffit pas. Aujourd’hui toutes les valeurs même les plus élémentaires sont bafouées et vaines, l’incompétence et l’escroquerie les ont remplacées.  Surtout il ne fait plus être honnête pour dire la vérité.

    Le mensonge est le seul salut pour survivre.

    Dieu est le ténèbre en personne, plutôt composer avec le diable. L’honnêteté est  un pari suspect. Or, dans tout cela parce que des sherpas scientifiques comme Ngoma Binda se complaisent à comploter contre le peuple au travers des écrits distractifs. On en a déjà vu déjà auparavant. Les intéressés s’y reconnaîtront. Ceux notamment, qui se sont découvert une carrière libidinale dans la politique politicienne.

    La démarche de Ngoma Binda met la charrue avant les bœufs.  Car, comment penser, en effet, pouvoir donner un 3ème Mandat à Untel ou Untel d’un côté et/ou de reformer le système électoral, sans jamais au préalable poser de questions essentielles voire primaires quotidiennes sur la capacité du président réélu à réguler l’inflation, combattre l’érosion monétaire locale face au dollar américain ? Lutter contre l’insignifiance de la monnaie locale et la déliquescence de la masse salariale des agents de l’Etat ?

    Comment impliquer la réformation du système électoral alors que depuis les premières élections de 1960 où Patrice-Emery Lumumba fût élu démocratiquement, patriotiquement et souverainement premier Premier Ministre du Congo-Kinshasa, alors qu’aujourd’hui on a fait des chaos et parodies électoraux à cause des tricheries et corruptions un sauf conduit pour grimper au sommet de l’Etat ? Tel est l’aveuglement politicien et la cécité rationnelle, réflexive, intellectuelle dans lesquels s’est fourvoyé Ngoma Binda.

    Qui a de nouveau fait preuve d’une frilosité méthodologique étonnante dans sa peau de spécialiste de sciences politiques. Au point que ces nombreux égarements sont le fait de l’oubli d’une méthodologie d’analyse sociétale intègre.

    En lisant Ngoma Binda, la méthode déclarative mais en réalité plutôt confessionnelle qu’il a utilisé le met en porte faux par rapport à ce qu’il propose pour son pays. Une méthode déclarative confessionnelle est sentimentale, subjective, plutôt que rationnelle, objective, universelle.  On découvre qu’l écrit pour lui, pour être remarqué par l’appareil présidentiel, gouvernemental ou tout autre institutionnel afin que l’un ou l’autre le nomme à un poste où il ferait bien des siennes comme tous ses autres collègues prédécesseurs qui ont trahi eu travers des déclarations irréfléchies, insensées, ridicules le métier professoral universitaire et les espoirs placés en eux par le peuple souverain.

    Malheureusement, en négligeant voire en minimisant la géopolitique provinciale, régionale qui, elle, n’est ni dynamique ni élastique, sinon au contraire latente, monocorde, taiseuse, sournoise et globalement personnalisée, Ngoma Binda l’apprendre également combien d’autres avant lui à ses dépens. C’est évidemment ce qu’on appelle vivre dans l’inconscience involontaire et donc irresponsable.

    2.Et si la République Démocratique du Congo était malade de ses professeurs d’universités ?

    De l’avis des plusieurs citoyens congolais, la réponse est affirmative. Ils sont convaincus que le véritable vrai problème de la RDC, est dans ses professeurs d’universités. Face à la corruption voire la tricherie généralisée dans cette haute classe professionnelle jadis, les congolais la trouve soit inutile soit complice dans la destruction du pays et de l’appareil global de l’Etat congolais. Certains comme Daywel è Nziem ont fait l’éloge de l’empire colonial belge et postcolonial au nom de de leurs petits intérêts mignons au détriment du sacrifice humain du héros national Patrice-Emery Lumumba, certains encore comme Evariste Boshab ont soutenu l’insoutenable dans l’inanition de la constitution et d’autres encore comme Ngoma Binda soutiennent en ce moment l’institutionnalisation du troisième mandat pour tous et la réformation électorale homosapiensiste, etc.

    La rupture entre la société civile et les professeurs serait non seulement consommée, mais également ceux-ci ont perdu la confiance, le respect, la considération du. Au point de considérer le corps professeur universitaire sans mission, celle des guideurs des guidés (Martin Heidegger), à l’instar d’autres cieux. On considère que ceux-ci n’avaient plus le niveau des grands philosophes et politologues occidentaux et africains tels  Socrate, Platon, Aristote, Saint Thomas d’Aquin, Emmanuel Kant, Montesquieu, F. Hegel, K. Marx, Nietzsche, Martin Heidegger, Hannah Arendt, Paul Ricoeur, Cheikh Anta Diop, Kizerbo, Théophile Obenga, Mathieu Mudimbe, etc., sinon,  au contraire,  des minuscules garçons des courses à l’attente  des récompenses en nature, une Jeep palissade, un sac de riz et en numéraire allant d’une prime mensuelle ou annuelle variant entre un peu plus d’argent que leur salaire normal. Or c’est sur fond d’une telle rupture que voici et voilà Ngoma Binda vient proposer sa démarche d’« Instituer le « troisième mandat pour tous » élus à la Présidence et élus au Parlement» et d’ « réformer le système électoral ». Ce qui n’est pas de nature à apaiser l’opinion nationale, qui voit dans sa démarche un brin de malice.

    En effet une chose est de mettre en place une théorie politique et une autre est d’en maîtriser ses concepts. C’est quoi un mandat politique ? D’où vient-il, c’est-à-dire quelle en est de son origine ? Tout ceci Ngoma Binda n’en dit mot ! D’où, entre autres, le côté indigeste et incohérent de sa démarche.

    Or,  simplement « Un mandat politique est une charge publique élective, notamment une fonction de membre d’une assemblée élue. On parle de mandat de député, de mandat législatif mais aussi de mandat présidentiel. Le mandat électoral est une fonction, une charge dans une assemblée, confiée de manière temporaire par des électeurs à une personne élue afin qu’elle agisse par délégation en leur nom. Le mandat peut être impératif, si les options sur la base desquelles l’élu a été désigné sont contraignantes ».

    Cette même source distingue deux types de mandats se résumant en mandat privé et mandat de droit. Pourtant avant d’évoquer la possibilité du troisième mandat pour les autorités congolaises actuelles, le professeur Ngoma Binda aurait dû penser ne-fût-ce qu’à y établir cette distinction et à les définir chacun dans sa spécificité propre afin de faciliter la compréhension de ses lecteurs qui ne sont pas tous spécialistes des sciences politiques.

    Soucieux de cet équilibre méthodologique, je me propose et me charge de le faire à la place de Ngoma Binda.

    Historiquement, il semble que la notion provienne du droit privé, matière au sein de laquelle le mandat est un contrat synallagmatique (ou contrat bilatéral) par lequel une personne (le mandant) donne à une autre (le mandataire) le pouvoir de faire quelque chose pour elle et en son nom. Cependant, en passant de la sphère privée à la sphère publique, le mandat subit plus qu’une adaptation ou une évolution. C’est d’une véritable transmutation dont il conviendrait de parler.

    En effet, alors que le mandat de droit civil ou commercial relève, comme on l’a dit, de la catégorie des actes contractuels supposant l’accord de volonté entre deux ou plusieurs personnes, le mandat de droit public confère au mandataire un statut public de droit objectif dont les modalités sont préétablies et ne découlent aucunement de la volonté des acteurs. L’élection est un acte-condition attributif d’un statut qui s’applique à l’ensemble des titulaires d’une même charge élective. Ainsi, par exemple, peut-on parler des mandats de conseiller municipal, de maire, dont les attributs, fixés par les lois et règlements3, sont identiques quels que soient les communes et les individus concernés.

    Quand il met en route sa problématique, Ngoma Binda ne distingue pas non plus le mandat impératif et le mandat représentatif. Selon les philosophies politiques auxquelles on les raccroche, les mandats politiques sont de différentes qualités. Le mandat impératif est caractérisé par la faible marge de manœuvre reconnue au mandataire. Celui-ci est désigné par les électeurs pour effectuer une ou des tâches précisément définies dont il ne peut s’écarter sous peine d’engager sa propre responsabilité.

    L’élu n’est alors qu’un simple exécutant d’une souveraineté qui n’existe que dans le Peuple qui a procédé à sa désignation. Quant au mandat représentatif, il connaît des attributs inverses. Dans les régimes représentatifs, ce sont les élus qui expriment la volonté collective. Celle-ci n’est plus qualifiée de populaire mais de nationale. La Nation, abstraction politique qui transcende la population actuelle en englobant son histoire, son avenir, sa culture, ne peut s’exprimer que par l’intermédiaire des représentants qu’elle se donne. En cela, le mandat représentatif a précédé l’avènement de la Démocratie. Ainsi, les états généraux d’Ancien Régime — Noblesse, clergé, tiers état — constituaient les représentations de la Nation dans une France féodale peuplée de sujets du Roi.

    En conclusion et schématiquement, le mandat impératif découle des principes de la démocratie directe ou semi-directe et du concept philosophique de la Souveraineté populaire.

    A  l’inverse, le mandat représentatif résulte, lorsqu’on l’envisage dans le cadre démocratique, de l’application des principes de démocratie représentative et du concept de Souveraineté nationale. Jean-Jacques Rousseau, notamment dans Du contrat social, est le promoteur des premiers, l’Abbé Sieyès représente les seconds. C’est ainsi et bien que l’histoire constitutionnelle française ait réservé une place prééminente au mandat impératif dans certaines de ses constitutions, notamment la constitution de 1793, le mandat représentatif l’a très largement supplanté en France et dans la quasi-totalité des régimes démocratiques au point que l’on confonde, à l’époque immédiatement contemporaine, régime démocratique et régime représentatif. Bien que cette confusion soit excessive, c’est bien dans le cadre représentatif que le mandat politique révèle toutes ses qualités.

    Evoquant la question des caractères des mandats politiques dans les démocraties contemporaines, je découvre dans Wikipédia que le mandat politique est général : le représentant est titulaire du mandat pour l’ensemble de l’entité politique. Ainsi, un député est représentant de la France dans son ensemble quel que soit le découpage des circonscriptions électorales qui ne relève que de la technique électorale.

    On cite généralement le cas des trois départements d’Alsace et de Moselle, dont l’annexion par l’Allemagne n’avait, en 1871, aucunement annulé la légitimité des mandats des députés issus de ces territoires ; que le mandat politique est libre : les titulaires des mandats ne sont pas juridiquement liés par les promesses faites avant les élections, ni par les programmes des partis politiques qui les ont présentés. En France, la liberté des députés est garantie par l’article 27 de la constitution du 4 octobre 1958 qui dispose : « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d’un mandat » ; que le mandat politique est irrévocable : le mandat est détenu pour une période déterminée, en fonction des règles constitutionnelles existantes notamment en ce qui concerne la mise en jeu de la responsabilité gouvernementale dans les régimes parlementaires. Mais,  les électeurs ne peuvent reprendre, avant son terme, un mandat conféré lors d’une élection ; et surtout que le mandat politique est limité dans le temps : la doctrine, les institutions internationales et la jurisprudence semblent accorder à la notion de durée des mandats politiques un intérêt nouveau au point d’en faire un objet d’études constitutionnelles et politistes particulier. La limitation de la durée des mandats politiques signifie avant tout que les élus ne sont pas propriétaires de leurs charges mais simplement dépositaires temporaires, pour une période donnée à l’issue de laquelle le mandat doit faire l’objet d’une nouvelle dévolution électorale.

    Donc,  il va falloir que le professeur Ngoma Binda et d’autres sherpas du gouvernement, du pouvoir comme lui comprennent qu’un mandat politique n’est ni permanent,  ni définitif mais,  au contraire,  temporaire. On n’est ni élu,  ni réélu pour la vie. C’est une aberration.

    J’en viens à présent à la thèse sur la « réformation du système électoral » qu’il propose. Ici également la démarche de Ngoma Binda est alambiquée. C’est donc l’occasion ici et maintenant de lui dire que réformer un système électoral dans un pays comme la RDC où dernièrement on a vu des machines à voter dans des maisons des particuliers, il aurait dû élaguer la difficulté de la tâche, au contraire il en parle comme si c’était quelque chose de facile. On n’aperçoit apparemment d’argumentation crédible sinon sémantiquement vide. Pourtant, le système électoral, mode de scrutin, système de vote ou régime électoral, désigne tout type de processus permettant l’expression du choix d’un corps électoral donné, souvent la désignation d’élus pour exercer un mandat en tant que représentants de ce corps (élection), ou moins souvent le choix direct (référendum) d’une option parmi plusieurs ; comment dans le cadre d’élections, les systèmes électoraux sont soit des scrutins utilisant la règle de la majorité, dits scrutins majoritaires, soit des systèmes cherchant à représenter plus ou moins fidèlement le vote des électeurs via le principe de la représentation proportionnelle, soit des systèmes mixtes alliant ces deux types de système.

    Différents modes de scrutin peuvent donner des résultats très différents, en particulier dans les cas où il n’y a pas de préférence clairement majoritaire en faveur d’une seule et même option. À ce jour, plusieurs systèmes sont en vigueur ou proposés.

    Dans le même ordre d’idées, un système électoral est une méthode de transformation des suffrages en élus qui n’est pas sans influence sur la façon de « faire de la politique » par les parties en présence, les systèmes d’alliances, l’organisation des campagnes électorales, ou le résultat. « Il constitue aussi un facteur important d’orientation positive du vote populaire, puisque sa logique et sa dynamique […] influencent de façon souvent déterminante le choix de l’électeur ». L’importance que revêt cet aspect du vote dans un système politique justifie que de nombreux théoriciens se soient penchés sur les modes de scrutin, leurs effets et leur fonctionnement.

    Leur étude, qualifiée de théorie du vote dans le jargon anglophone, est une discipline du droit constitutionnel qui entre en relation avec la science politique et les mathématiques. Des aspects indépendants du fonctionnement des modes de scrutin mais entrant fatalement en relation avec lui, tels la procédure électorale (décompte, scrutin, etc.), le corps électoral, l’éligibilité et le poids attribué à chaque vote sont traités par ailleurs. J’en viens très brièvement en suivant Wikipédia aux modalités d’expression du corps électoral pour déterminer que l’exercice par les citoyens, formant le corps électoral, de leur droit de suffrage permet d’assurer la représentation du peuple ou de sa volonté.

    L’élection est un des moyens privilégiés pour la désignation des gouvernants dans les systèmes politiques, même lorsqu’ils se veulent démocratiques (alors que le vote est par essence un système aristocratique, où seule une minorité est élue, et que les démocraties utilisent autant que possible pour la représentation du peuple ; le tirage au sort ne se fait plus guère que pour le choix des jurés lors d’un procès).

    Finalement le résultat d’une élection peut être d’un seul gagnant, ou de plusieurs gagnants comme pour l’élection d’une assemblée délibérante. Le système électoral peut également fixer de quelle manière le nombre de voix est réparti entre les électeurs, et la façon dont les électeurs sont divisés en sous-groupes (circonscriptions géographiques, tribus ou nation traditionnelles…) dont les voix sont comptées indépendamment. Le suffrage est donc conditionné par un certain nombre de règles, qui déterminent les électeurs et les mécanismes relatifs à l’expression de leur vote5.

    En cas d’égalité entre deux candidats, les démocraties occidentales recourent à différentes pratiques pour les départager : pile ou face ou tirage à la courte paille dans de nombreux pays notamment anglo-saxons, victoire au bénéfice du plus âgé en France (logique gérontocratique), ou par tira au sort manuel en Suisse.

    3.Des diagnostics et des solutions pour la stabilité politique de la RDC

    Ainsi contrairement à Ngoma Binda, je propose et apporte des solutions idoines pour la transformation et le développement de l’Etat rdécéen, qui se tiennent en cent lieues des élucubrations voire insinuations suspectes et dangereuses de Ngoma Binda. Pour ma part, donc, je propose trois thèses pour réformer le Congo-Kinshasa. Ces trois thèses passent du processus menant de l’Etat unitariste à l’Etat fédéral à l’élection d’une femme à la présidence de la république en passant par l’érection d’une diplomatie pragmatique, conquérante.

    3.1. Passage de l’Etat unitariste ou Etat centraliste pour un Etat fédéraliste ou Etat éclaté

    Comme je l’avais noté dans un article publié par la Prospérite Journal du Camarade Marcel Ngoyi intitulé « Exigences de réformation de l’Etat congolais en fédéralisme comme réponse à la théorie du dominos et de la balkanisation chère aux adversaires des grands espaces », quand on parle du néocolonialisme, on entend une politique impérialiste menée par une ancienne puissance coloniale vis-à-vis de son ancienne colonie, utilisant diverses méthodes d’influence et de domination, à son propre intérêt ainsi que celui de ses entreprise.

    Notre appel consiste à dire le plus simplement du monde qu’au terme des élections générales imminemment globalement chaotiques et hasardeusement honteuses auxquelles l’opinion tant nationale qu’internationale vient d’assister en RDC, le projet de la reformation de l’Etat congolais du régime centraliste au régime fédéraliste n’est pas qu’une urgence mais également surtout une nécessité. En effet depuis 2006 sous Joseph Kabila Kabange à ce jour, rien n’a changé ni dans la mentalité ni dans la prise des décisions, des choix de priorités au sommet de l’Etat ni dans les attentes sociales de populations qui continuent à croupir dans une misère innommable voire dans une pauvreté exponentielle, de telle sorte qu’il ne serait pas scandaleux de déclarer les procédures électoralistes en RDC comme nulles et non avenues.

    C’est pourquoi il est de notre devoir patriotique et nationaliste de les décréter comme inutiles puisque moins impactantes au regard de la situation tant sociale, économique que politique de la RDC, où les élections sont devenues pour les organisateurs un champ de maïs, de patates ou d’haricots qui les nourrit au détriment du souverain primaire. La voie électorale ne résoudra pas aujourd’hui la situation du peuple congolais. Car on reprend constamment les mêmes et l’on recommence. Les espoirs portés sur les élections sont à l’aune de l’aliénation et d’acculturation de l’homme congolais au pouvoir ou dans l’opposition. Au fait l’on sen approprie d’un concept culturel occidental, la démocratie, mais dont on en a que peu de compréhension et de familiarité.  Qu’elles étaient le chemin vers la démocratisation du pouvoir politique à l‘occidental alors qu’il a  comme la civilisation, l’histoire, la culture qui ne sont ni universels ni universalisables, la démocratie ne l’est pas non plus, de telle manière que parler d’une « démocratie à l’africaine » n’est ni insolite ni encore moins contre-productif, mais que du contraire.

    En Europe les élections servent à la sélection des valeurs pour la bonne gouvernance. Il s’agit de mettre à la place des élus qui ont déçu, ceux qui sont porteurs d’espoirs. C’est le grand chambardement. Les carrières politiques se font au mérite, plutôt que par clientélisme, tricherie, corruption. En Afrique, c’est tout l’inverse. Car,  ici l’élection c’est pour la conservation du pouvoir pour le pouvoir afin de se mettre dans la poche les avantages en nature et en numéraire qui vont avec mobiliers, immobiliers, projets juteux et ainsi de suite. La démarche électorale elle-même ne devient une urgence, un besoin vital que lorsqu’elle ne débouche pas sur une alternance démocratique qui serait suicidaire au pouvoir organisateur.

    Une façon d’organiser les élections, sans vraiment les organiser. La nature prenant toujours le dessus sur l’humain, les sortants n’ont qu’un seul objectif de tripatouiller les élections, en multipliant notamment les obstacles au travers des stratagèmes légendaires répertoriés telle la tricherie, la corruption en grande échelle.

    C’est ainsi et bien que l’unitarisme, que nous appelons le centralisme, soit la forme de l’Etat la plus courante dans le monde, nous estimons quant à nous que le mode électoral conjugué avec l’Etat unitariste, centraliste ne convient plus aux enjeux actuels, dont le danger de la balkanisation de la RDC en plusieurs micro-Etats. C’est donc en raison de ceci que nous militons pour la réformation de l’Etat congolais en un Etat plutôt fédéraliste. On parle d’un État unitaire lorsque tous les citoyens sont soumis au même et unique pouvoir. C’est la forme la plus répandue d’Etat dans le monde entier.

    En général, l’État unitaire connaît des divisions territoriales, il existe des relais entre la population et le pouvoir central. Il s’oppose conceptuellement à l’Etat fédéral, composé d’Etats fédérés, où la souveraineté est partagée entre l’État fédéral et les Etats fédérés.

    En revanche, un État unitaire peut être centralisé, déconcentré, décentralisé, ou régionalisé (dont les entités constitutives ont leurs propres gouvernements régionaux comme un Etat fédéral), mais ne possède pas le droit de sécession (tout comme la plupart des États fédéraux). L’Etat unitaire ne comprend qu’un seul appareil d’État pleinement compétent sur l’ensemble du territoire, tant sur le plan politique que juridique.

    L’État unitaire est en théorie, centralisé : la gestion des services publics et l’administration des collectivités publiques infra-étatique est réalisée depuis la capitale. La France était traditionnellement considérée comme un État unitaire centralisé, même si depuis 2003, sa Constitution précise que son organisation est décentralisée.

    Cette notion doit être précisée et ne doit pas être confondue avec la déconcentration. La centralisation peut se teinter d’une déconcentration : en vue d’alléger la tâche de l’administration centrale, et de donner à la population des interlocuteurs, le pouvoir central désigne des représentants locaux (préfets, recteurs d’académies) qui mettront en œuvre sa politique et rendront compte de leur action.

    La décentralisation consiste à confier des compétences à des collectivités autonomes, dotées de la personnalité morale (collectivités territoriales comme les communes, départements, régions ou à des établissements publics). Le but étant d’associer les habitants à la gestion de leurs affaires, la décentralisation va de pair avec l’élection (au suffrage universel direct pour les conseillers municipaux).

    Et si l’on veut que la décentralisation soit effective, les collectivités territoriales et leurs élus doivent pouvoir disposer des ressources nécessaires à l’exercice autonome de leurs compétences. Dans la logique de l’État unitaire, il va de soi que le pouvoir conserve un pouvoir de contrôle des collectivités territoriales : contrôle de la légalité des actes administratifs des collectivités territoriales ; contrôle de leur opportunité ce qui réduit notablement la liberté des autorités décentralisées…

    Mais,  il existe cependant des situations où la différence entre Etat fédéral et État unitaire n’est pas si nette :au niveau supérieur, les Etats unitaires peuvent se regrouper au sein d’une confédération. Il n’y a pas création d’une entité supérieure aux États qui la composent et qui serait dotée d’une constitution, car la confédération n’est qu’un traité ;au niveau inférieur, les Etats unitaires peuvent laisser une part de leurs compétences (mais pas de leur souveraineté, car il ne s’agirait alors plus d’États unitaires) à des entités qu’ils créent.

    Ce partage des compétences peut aller plus ou moins loin : décentralisation ;régionalisation (délaissement des compétences à tel point que l’État est presque fédéral).

    La différence entre transfert de compétence et transfert de souveraineté est cependant parfois ténue. Juridiquement, être souverain, c’est avoir la compétence de la compétence : cela signifie en pratique que c’est celui qui définit qui a une compétence qui est souverain ; par conséquent, l’Etat restera unitaire s’il conserve le pouvoir de révoquer les compétences qu’il a transférées (juridiquement parlant, même si politiquement parlant, ce ne serait pas possible), mais deviendra fédéral s’il fait un transfert de compétences définitif.  Car,  l’on considérera alors le transfert comme un transfert de souveraineté.

    Les Etats unitaires sont en contraste avec les Etats fédéraux (fédérations).

    Dans un Etat unitaire, les collectivités territoriales sont créées et supprimées par le gouvernement central, qui peut aussi rétrécir ou élargir leurs pouvoirs à sa discrétion. Bien que le pouvoir politique dans les États unitaires peut être délégué aux collectivités locales par la loi, le gouvernement central demeure suprême, il peut abroger les actes de gouvernements décentralisés ou restreindre leurs pouvoirs.

    Quant on parle d’Etat fédéral ou fédération (en latin : foedus, « l’alliance ») est d’un Etat habituellement souverain, composé de plusieurs entités autonomes dotées de, il s’agit leur propre gouvernement, nommées États fédérés. Le statut de ces entités est généralement garanti par la Constitution, et ne peut être remis en cause par une décision unilatérale du gouvernement central fédéral.

    La forme de gouvernement de l’Etat fédéral, ou sa structure constitutionnelle, est nommée fédéralisme. C’est un ensemble d’Etats qui se sont unis et qui ont une certaine autonomie tout en reconnaissant une autorité supérieure commune. Il peut être considéré comme l’opposé de l’Etat unitaire, bien que celui-ci dans certains cas puisse être administré par plusieurs entités administratives ayant leur propre gouvernement régional.

    Les fédérations peuvent être multiethniques, ou couvrir de vastes territoires, même si ce n’est pas nécessairement le cas. Les fédérations sont le plus souvent fondées par un accord, basé sur des préoccupations ou intérêts communs, entre plusieurs Etats indépendants. Les Etats fédérés ne disposent généralement pas du droit de sécession. Les fédérations se distinguent des confédérations, qui sont une union d’Etats indépendants qui, par un ou plusieurs traités, délèguent l’exercice de certaines compétences à des organes communs destinés à coordonner leur politique dans un certain nombre de domaines, sans constituer cependant un nouvel État superposé aux États membres. Les Etats d’une confédération conservent ainsi leur souveraineté propre.

    Un Etat fédéré est un État qui fait partie d’un Etat fédéral. De la Citoyenneté. Ses ressortissants peuvent être considérés comme sociologiquement dotés d’une double citoyenneté et d’une double loyauté, celle qui relève ou va à la fédération, celle qui relève ou va à l’Etat membre, soit l’Etat fédéré1.

    Sur le plan juridique cependant, seule la citoyenneté de l’Etat fédéral est prise en compte par le droit international public.

    De son Fonctionnement. Généralement, certaines compétences sont, par nature, plus enclines à être exercées par le pouvoir central ; d’autres sont par nature à portée plus locale, et donc exercées par les entités fédérées. Ainsi, les Etats fédérés doivent souvent déléguer la politique extérieure pour adhérer à un État fédéral.

    Pour pouvoir assurer ses fonctions chaque État lève ses propres impôts et taxes. Au sein de la fédération, il peut par ailleurs être organisé une péréquation financière entre États fédérés riches et pauvres. De ses Compétences fédérales ou fédérées. Exemples de compétences exercées par l’Etat fédéral, la diplomatie ; la défense ; la politique monétaire ; l’économie. Exemples de compétences exercées par les entités fédérées, l’état des personnes (mariage, divorce, décès et naissances) ; l’éducation ; la sécurité publique ; la politique fiscale locale ; la santé ; Ceci n’a rien d’une règle générale, puisque chaque fédération est unique. Ainsi, certains États fédérés ont leur propre diplomatie.

    3.2. Remplacement mentaliste pour la transformation et le développement de la RDC

    Très souvent je suis sidéré voire lassé par des débats politiques portant sur les noms des personnes : Kabila, Tshisekedi, Katumbi, Bemba, Fayulu, Sesanga et tant d’autres encore. Puisque de toute évidence notre pays ne manque point d’hommes politiques compétents, intelligents, mais au contraire malheureusement presque tous de mauvaise foi, dans la mesure où ils ne sont intéressés que le pouvoir pour et par le pouvoir plutôt que le destin et l’avenir du peuple souverain lui-même.

    Le problème de la RDC n’est pas une question d’homme. L’homme il l’a et il est bel et bien là, malheureusement avec un coffre mental déplorable. Ignorant le devoir de mémoire, l’homme congolais est un amnésique congénital et donc sans tête ni cœur. Instable mentalement, il ne sait jamais ce qu’il veut. On l’a vu lors du déni de Mobutu et du mobutisme lorsqu’il a ouvert la porte de la capitale Kinshasa aux rebelles de l’Afdl financés par les démocrates de Bill Clinton, en complicité avec les tutsis rwandais, dont un certain Paul Kagamé. Aucun peuple au monde, même au bord de l’asphyxie, ne se permettrait jamais un tel suicide. Mais le peuple congolais l’a fait.

    L’assassinat de Mzee Laurent-Désiré Kabila, fils du pays, tombeur du Maréchal Mobutu soi-disant dictateur honni, détesté, responsable de tous les malheurs de l’homme zaïrois de l’époque, ne fût que la cerise sur le gâteau.  Parce que c’est dans la continuité de son instabilité mentale. Champion de la facilité et rien que la facilité, une vie sans effort autrement dit sans travail, sans création-production-invention, un président aussi contraignant, exigeant et dur contre les antivaleurs en l’occurrence Mzee Kabila n’était pas celui qu’il lui fallait. De telle sorte que son assassinat et son remplacement furent souhaités. Malheureusement ses calculs tombèrent à l’eau avec l’intronisation de Joseph Kabila Kabange fils du président assassiné. Puisqu’avec la fermeté, la dureté de son régime, l’homme congolais se mit vite à déchanter, en se disant et en se demandant comment cet infiltré rwandais, qui s’y était fait passer congolais $avait-il pu accéder au pouvoir ?

    Alors au lieu de travailler de s’investir et de se mobiliser derrière le président Joseph Kabila Kabange, l’homme congolais passera l’essentiel de son énergie et de son temps dans des débats stériles dont celui de savoir si Joseph Kabila Kabange était vraiment le fils de Mzee Kabila ou s’il était vraiment un Congolais de mère et de mère ? Oubliant que le monde a évolué, qu’il s’est détaché des origines en faveur des compétences. Car peu importe aujourd’hui sang et origines des dirigeants en place, ce qui importe c’est leurs compétences et contributions mises au service du pays dans et pour lequel ces non-originaires peuvent y apporter.

    Première puissance politique, économique voire culturelle du monde, les Etats-Unis d’Amérique (USA) l’ont compris avec l’élection spectaculaire de Barak Obama premier noir de père kenyan à la magistrature suprême. Par contre au Congo-Kinshasa les origines seules seraient plus impactantes que les compétences. Puisque le seul fait d’y être né congolais de père et de mère suffit déjà pour bien travailler pour son pays ! Suffisant de plus en plus pour que pendant dix-huit ans, l’homme congolais se mette à la quête d’un remplaçant à Joseph Kabila Kabange et de préférence qui soit de père et de mère congolais. Des élections de 2018 devait accoucher d’un chef d’Etat authentiquement congolais, plutôt qu’un faux congolais.

    Taiseux, mesuré, discret, Joseph Kabila accepta de quitter le pouvoir auquel plusieurs de ses conseillers et apparatchiks alimentaires étaient accrochés comme de la colle pattex, en organisant des élections que l’on avait qualifiées de libres, démocratiques à l’issue desquelles fut élu le « vrai congolais » Félix Tshisekedi, qui remplaçait ainsi le « faux congolais » Joseph Kabila Kabange.

    L’on se dit alors qu’enfin était arrivé le grand moment et l’heure avec grand H où les Congolais tous unis, mobilisés allaient se mettre au travail, mais que nenni car aussitôt après, les mêmes anciens détracteurs du président sortant se trouvèrent -, comment en serait-il autrement, les mauvaises habitudes faisant partie de leur seconde nature ontologique, théologique, psychologique -, deux prétextes justifiant pour lesquels, ils ne soutiendraient pas le nouveau président. Premièrement,  ils reprochèrent à Félix Tshisekedi de n’avoir pas été bien dans la mesure où il n’était que le fruit d’un compromis « à l’africaine » et donc d’avoir volé  à Martin Fayulu Madidi sa victoire ; Félix Tshisekedi ne serait ainsi pour eux qu’un pantin  du président sortant, lui-même au service du rwandais Paul Kagamé, à telle enseigne  que pour les détracteurs de Fatshi-Béton, qu’il aurait été parachuté à la tête de la RDC pour poursuivre l’exploitation des minerais de l’Est du pays et entamer et finir le processus de balkanisation de la RDC…blabla blabla blabla ! Secondement,  ses détracteurs lui reprochèrent son tribalisme qui aurait pris les allures d’une religion au regard de la détention de tous les postes politiques, administratifs, militaires aux mains de citoyens congolais originaires du Kasaï, devenant ainsi aux yeux de ses détracteurs pire que le sortant « faux congolais » Joseph Kabila ! Donc,  suffisant pour lui priver leur adhésion, soutien, part dans la reconstruction du pays !

    Pendant cinq ans, c’était quasi impossible pour Fatshi-Béton de travailler convenablement, même s’il l’avait aussi lui-même cherché tant dans sa communication frileuse, démagogique faite de promesses fallacieuses que des voyages infructueux couteux pour le trésor public. Il est évident que certains des reproches ne sont pas dénués de fondement même si par ailleurs ne pas s’investir fait partie de la mentalité sénile légendaire de l’homme congolais face au travail, à la création, à la production, à l’invention et donc à la transformation.

    03.Et si la solution idoine était l’élection d’une femme à la magistrature suprême ?

    En ce qui me concerne, cette hypothèse est ce qui arriverait le mieux à la RDC. Dans un article proposé au Journal la Prospérité du Camarade Marcel NGOYI Directeur-Editeur et publié sous l’intitulé « Marie-José Ifoku : trois raisons impératives majeures pour voter pour la candidate de la congolisation congolaise du Congo-Kinshasa », j’y avais balisé le terrain en donnant trois raisons profitables à notre pays et au peuple au terme pour la matérialisation de ce qui n’est qu’une hypothèse à l’heure d’aujourd’hui.

    La première raison pour laquelle il fallait voter pour Marie-Josée Ifoku consistait dans le fait qu’elle était la candidate qui comprenait l’importance de la diplomatie et en conséquence relevait les points précis de la déchéance de notre diplomatie et de notre politique face aux diplomaties et politiques étrangères. Que cette déchéance de la diplomatie congolaise et sa faiblesse étaient la cause du sous-développement de l’Afrique noire et du Congo-Kinshasa plus particulièrement. Que pour y remédier, enfin, la déconstruction d’une diplomatie impeccable, irréprochable, c’est-à-dire puissante et forte lui paraissait une évidence et une urgence.

    A telle enseigne que pour cette brillante femme et ex-candidate présidente de la république, le blocage de la machine-Congo n’est pas politique mais au contraire diplomatique.

    La deuxième raison pour laquelle il fallait voter pour Marie-Josée Ifoku est que non seulement elle avait compris la symbolique du substantif « balai » (Kombo en lingala) et du verbe « balayer » (kokombola) mais également l’importance de son « adjectivisation » (kombolisation) en tant qu’entreprise consistant dans l’épuration des hommes et mentalités médiocres qui empêchent la transformation et le développement de la république. Au travers la Kombolisation la présidente du parti politique Alliance des élites pour un Nouveau Congo (ALiéNC), voulait des nouveaux hommes et femmes pour un Congo-Kinshasa nouveau débarrassé des antivaleurs au profit d’une consolidation coercitive des valeurs républicaines sur fond des principes religieux, chrétiens mais également culturels proprement congolais.

    Si je pouvais mieux l’interpréter, la RDC ne survivrait à l’esclavagisme, au colonialisme et à tous les autres-ismes connus ou imprévisibles que si elle restait bien entendu elle-même mais aussi en s’ouvrant au monde même si pour y arriver véritablement, il faudra ouvrir la porte à notre capacité congolaise d’être meilleur ou aussi meilleur intellectuellement, spirituellement, psychologiquement que les autres peuples.

    La troisième raison, enfin, pour laquelle il fallait voter pour Marie-Josée Ifoku, est qu’il s’agit d’une femme. Car la femme est non seulement, à mon sens, l’être le plus cher de l’humanité en tant que centre de la vie et de toute vie, mais également mère de toute humanité et de toute nation divine et humaine. De même,  je me fais à l’idée que si dans l’histoire de notre pays, il n’y a rien qui marche, c’est à cause du mépris contre cet être qui nous est cher et dont on en a qu’une considération réservée, relative voire mesurée. Pourtant il n’y a pas meilleure trésorière et conseillère que la femme.

    Confier à la femme les rênes du pays et du pouvoir, c’est en quelque sorte remettre l’histoire au centre de l’histoire, c’est mettre fin aux antivaleurs telle la corruption, les détournements des deniers publics, les relents tribalistes, claniques, racistes, ethnocentristes.

    Pourquoi la RDC, tout au long de son histoire, n’en a-t-elle encore rien tiré politiquement, économiquement, socialement, culturellement de ses cinq hommes tous présidents de la république ?  Parce qu’ils ont tous fait, excepté Mobutu Sese Seko quoiqu’on en dise, preuve de lâcheté, de gabegie, d’immaturité, de malhonnêteté.

    La place centrale de la femme dans notre vie est incontournable. Arrêtons donc de la sous-estimer, de la minimiser ou de la prendre juste pour un objet de nos plaisirs charnels obsessionnels.

    4.Pour conclure sans conclure

    S’il me revient de ne reconnaître aucun mérite à la démarche de Ngoma Binda, c’est que non seulement ses thèses sont tout simplement contre-productives à cause d’une méthodologie obsolète que je lui ai déjà reprochée précédemment, mais également au fait que sa démarche constitue un obstacle majeur à la transformation et au développement mentaliste de l’homme congolais.

    Malheureusement,  Ngoma Binda n’est que politologue, ce qui n’en fait nullement un bon un herméneute. Les phénoménologues sont des philosophes. En tant que tels, ils utilisent l’herméneutique comme méthode de lecture des textes tant profanes que sacrés. Un phénoménologue ne donne jamais de consignes pour la vie pratique, qui seraient utilisables et réutilisables (Martin Heidegger). Il ne dit jamais ce qu’on doit faire. C’est à titre illustratif la tâche de l’éthique ou de la morale normative (cgr. Emmanuel Kant). Son rôle n’est pas d’aller au-delà du noumène (E. Kant), c’est-à-dire,  de la chose en soi, au-delà du temps et de l’espace, mais de décrire le phénomène, c’est-à-dire le ce qui est apparaît devant-moi, que je vois là et qui fait partie de l’histoire, autrement dit de l’expérience.

    Au total, c’est pour apporter ma petite pierre à l’édifice méthodologique que j’ai, dans le cadre de mes recherches doctorales et postdoctorales respectivement en Belgique et en France sur la « possibilisation d’une philosophie pratique » d’un côté et d’une thématisation des « linéaments pratiques d’une morale » (dans et à partir de l’ontologie fondamentale de Martin Heidegger dans « Sein und Zeit », qui a été canonisé le plus important philosophe et penseur du XXème siècle » d’un autre côté, que j’ai inventé une méthode de lecture opposable parce qu’objective.

    Une méthode que j’avais voulue « constative-explicative-descriptive », consistant à dire que mon rôle de lecteur philosophe et phénoménologue n’est pas nécessairement-toujours-déjà de participer à l’histoire ni de devancer l’histoire pour dire ce qui a été, ce qui est et ce qui sera, mais au contraire soumettre l’histoire au constat pour l’interpréter, l’expliquer et la décrire comme elle est en elle-même fait historique de l’histoire historiale et historisante.

    Bref, au-delà du tout et de tout, la démarche prioritaire ne porte pas ni sur comment élire ni encore moins sur comment institutionnaliser et départager les mandats politiques, dans un pays où le seuil d’espérance de vie est de 45 ans, mais au contraire sur comment repenser les prémisses d’un Etat fédéraliste et d’une diplomatie pragmatique et conquérante pour à la fois renforcer l’Etat, le peuple contre la pire des menaces qu’est la balkanisation, c’est-à-dire le démembrement de la République Démocratique du Congo (RDC) en plusieurs minuscules Etats.

    Ainsi, fait à Bruxelles, le 25 Janvier 2024

    15 :50

    Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

    °Habilité à Diriger des Recherches de Philosophie

     (Postdocteur, Université de Poitiers-France)

    °Docteur en Philosophie et Lettres

    (Université Catholique de Louvain-Belgique)

    °Professeurs d’Universités

    °Membre de l’Association de Philosophes Américains (APA)

     

     

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