La problématique de la correction constitutionnelle pour le développement de la RDC a fait l’objet de la conférence animée par Jo Sekimonio, chercheur et professeur d’université, jeudi 20 juin dernier dans la bibliothèque Karibuni. On ne peut développer un pays qu’avec les textes et lois qui cadrent avec sa situation. La Constitution de la République Démocratique du Congo promulguée en 2006, a ouvert de bonnes perspectives pour le pays notamment, les quatre cycles électoraux…Mais à présent, elle a atteint ses limites et mérite d’être corrigée pour avoir les textes reflétant la voix à suivre pour le développement du pays dans tous ces aspects.
Pendant que l’exilé politique congolais, Franck Diongo, boycotte la révision de la Constitution de la République, Jo Sekimonio, de son côté, soulève ses insuffisances dans le système de pilotage au détriment du pays. Ce dernier en se référant aux articles 218-220 de la présente loi fondamentale évoque la correction du texte de cette dernière, en respectant les articles verrouillés.
Le fondement juridique de sa correction au sens commun est l’ensemble de normes contenues dans un document ayant la caractéristique au-dessus des autres. Sur le plan sociologique, cette correction est une nécessité, car, elle doit cadrer avec la situation du pays. En 2006, le pays était face à une crise politique qui nécessitait la mise en place de cette loi fondamentale.
Mais à présent, le pays fait face à une crise socioéconomique qui mérite un changement du système de jeu pour le sortir de cette misère. Ceci implique de travailler sur l’état d’esprit du peuple congolais, dirigeants comme dirigés.
Avoir une loi qui contrôle tout le monde, et non qui encourage un groupe d’individus dans l’immoralité, tel qu’un ancien Premier ministre qui ne peut pas être jugé, comme s’il n’est pas redevable à la population.
Pour réglementer, Jo Sekimonio propose la correction de 178 articles de la Constitution promulguée en 2006. Avec comme résultats attendus, le changement de l’état d’esprit de la population et du système de jeu mis en place pour un Congo meilleur. Les congolais seuls sont artisans de leur développement.
Aimé Kimbungu
