La Centrale électorale a annoncé un nouveau report des élections des gouverneurs, vice-gouverneurs et des sénateurs. Préalablement fixées du 31 mars au 7 avril prochains, les deux scrutins se tiendront trois semaines plus tard, soit le 21 avril pour les sénatoriales et le 28 avril pour les gouverneurs des provinces.
Les nouveaux chefs des exécutifs provinciaux seront installés entre le 13 et le 17 mai prochains, alors que le nouveau Sénat devrait ouvrir sa session inaugurale le 6 mai. On croit savoir que ce nouveau calendrier sera le bon. Il est impérieux de boucler ce cycle électoral et l’étape de la formation du gouvernement au regard de enjeux de l’heure.
Entretemps à l’UDPS, c’est la surprise et les grincements après l’annonce du ticket de l’Union sacrée : Daniel Bumba, pour l’UDPS et le MLC Eddy Iyeli. Cette désignation vient mettre fin à la bataille des fauves que se sont livrés les différents prétendants pour le gouvernorat de Kinshasa. Il est cité pêle-mêle Mamie Mujany, l’unique femme candidate, Adam Bombole, Deo Kasongo…
Ce dernier était porté par les quatre fédérations de l’UDPS mais, il en a été décidé autrement. L’Assemblée provinciale de Kinshasa sera essentiellement partagée entre l’UDPS et L’ACP-A de Gentiny Ngobila qui ont respectivement obtenu 15 et 10 sièges. Ces deux formations politiques totalisent donc 25 des 45 sièges disponibles. Tandis que le MLC de Jean-Pierre Bemba ne dispose que de 6 sièges.
Il sied de noter que Vital Kamerhe, un des membres du Présidium de l’Union sacrée de la nation et Moïse Katumbi Chapwe n’auront pas de représentants au sein de cet organe délibérant de la capitale. Et pour rappel, l’assemblée provinciale de Kinshasa doit disposer de 48 élus à raison de 44 élus et 4 autres cooptés parmi les chefs coutumiers.
Désormais, tous les regards sont tournés vers la date du 28 avril prochain pour les élections du gouverneur et vice-gouverneur de Kinshasa. Le jeu n’est pas d’avance joué quand on se rappelle des élections antérieures et du risque de la corruption. En 2006, alors que le MLC avait la majorité des provinciaux avec son candidat Adam Bombole, s’est retrouvé battu à la fin du scrutin par le PPRD André Kimbuta qui avait su soudoyer les provinciaux de l’époque.
Tous les candidats qui ont postulé, sont-ils prêts à laisser faire le jeu démocratique au sein de leurs partis ou vont-ils rebondir comme indépendants ?
La Pros.