L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a été créée pour booster l’économie congolaise à travers les entrepreneurs à l’échelle nationale. C’est dans ce cadre que plusieurs actions de grande envergure ont été menées depuis plus de dix mois après sa redynamisation. Parmi les réalisations qui concourent les efforts remarquables de son Directeur Général, Miguel Kashal Katemb, il y a eu une forte campagne de sensibilisation et de vulgarisation de la loi sur la sous-traitance, l’implémentation des réformes et les formations des OPJ dans l’optique d’assurer le contrôle sur le terrain. Ces thèses ont été développées sous forme d’un bilan résumant les réalisations, jusqu’ici, de l’ARSP dans ce secteur d’activité. C’était au cours du briefing de presse de ce lundi 13 novembre, co-animé par Patrick Muyaya, ministre de la communication et medias, et Miguel Kashal Katemb, Directeur général de l’ARSP.
Pour insuffler un nouveau vent dans cette structure, poumon majeur de la croissance considérable de l’économie du pays, au cours de ce dix mois, il a fallu d’abord commencer par la vulgarisation de la loi sur la sous-traitance qui fixe explicitement les modalités de prestations des services dans les secteurs de l’économie nationale, minier et brassicole afin de pouvoir informer la population pour qu’elle s’en approprie. L’objectif étant d’avoir beaucoup de PME, d’avoir en même temps un nombre significatif de contribuables. Ceci va permettre de résoudre tant soi peu les besoins direct de la population.
Après avoir vulgarisé a bonne est due forme ladite la loi, cap a été mis sur les réformes profondes. Et, cela, après avoir constaté que les attestations d’enregistrement ont été autrefois délivrées définitivement aux expatriés.
Sur une échelle de 80% des attestations d’enregistrement des entreprises de sous-traitance, Il y a eu dans le cas échéant, des congolais qui y figuraient. Cette situation s’explique du fait que, les expatriés qui maitrisaient le terrain étaient organisés à être éligibles pour gagner les marchés en partenariat avec les congolais qui représentaient une proportion moyenne. Et, ces derniers évinçaient les congolais, une fois qu’ils étaient en possession des fameuses attestations. Comme réponse à cette situation criante, l’ARSP a commencé par suspendre toutes ces attestations obtenues frauduleuses par ces exploitants étrangers pour couper, d’une part, la mauvaise spirale qui avait élu domicile dans ce secteur, et d’autre part, protéger les avantages des congolais victimes de cette vaste escroquerie. C’est ainsi que, pour mettre fin à cet état de chose, l’ARSP a procédé à la délivrance de nouvelles attestations de trois ans de validité.
En s’inscrivant toujours dans cette logique, Il y a eu également les formations des OPJ sous forme d’une brigade, dont l’ultime mission repose sur le contrôle de la conformité et le respect sans égard des lois établies qui réagissent ce secteur d’activité. C’est une occasion pour eux d’acquérir les nouvelles compétences en la matière pour relever ce grand défi. Ces séances de formations ont permis justement à ces OPJ d’effectuer des missions de contrôle basé sur la loi, et sur les textes légaux en tenant compte du climat des affaires. Ces réformes engagées à permis de capter dans le secteur minier la part réservée à la sous-traitance.
Depuis l’arrivée de Miguel Kashal, les chiffres sont plus éloquents. Comme par exemple, on compte plus de 10500 entreprises enregistrées en l’espace de dix mois en 2023. Ceci a donné lieu à l’expertise et a provoqué une émulation dans le chef des entrepreneurs congolais, constitué pour la plus part des jeunes. Qui, plus est, souffraient autrefois de l’accès au marché dans le but de booster et accroitre leurs activités. Aujourd’hui, la donne a complètement changé, et ce, grâce à l’impulsion et l’implication personnelle du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
Joël Kembongo
