Samedi, le 20 janvier prochain, Félix Tshisekedi prête serment pour son deuxième quinquennat. Toutes les batteries sont mises en marche pour le succès de cet évènement. Entretemps, les 82 candidats invalidés ont été retirés de la liste de candidats alors que la Cour constitutionnelle et le Conseil d’Etat rendent leur décision aujourd’hui. C’est donc la course contre la montre au moment où la cérémonie de publication des résultats des élections législatives nationales est prévue dans la même journée.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) poursuit normalement ses travaux préliminaires en vue de la publication des résultats des élections législatives nationales. Les délibérations débutent au sein du bureau de la centrale électorale avant de se poursuivre lors de la séance plénière.
D’office, la centrale électorale exclut les 82 candidats invalidés avant d’entamer le calcul du seuil de représentativité. Cet exercice exige une revue de toutes les circonscriptions, la détermination du quotient électoral et l’attribution des sièges.
Les 82 ne savent plus à quel Saint se vouer dès lors que la centrale électorale s’apprête à publier. Ils attendent les réponses de cette haute cour sur l’illégalité de la décision de la CENI mettant l’accent sur la forme et demandent la suspension des effets de cette mesure.
Ils craignent que la CENI réédite l’exploit des législatives 2018. Alors que certains candidats avaient été réhabilités par la Cour constitutionnelle, cette institution d’appui à la démocratie a refusé de les entériner. Pour 2023, les invalidés concernés appellent le Conseil d’Etat d’user de ses prérogatives afin que la CENI ne publie pas les résultats provisoires des législatives jusqu’à ce que ces différents dossiers soient tranchés.
Visiblement, les victimes de cette invalidation de la CENI se battent pour laver l’opprobre de fraude, corruption, vol des machines à voter, détention illégale des bulletins, vandalisme des machines à voter,… qui leur est imputé. Mais, comme si des mains invisibles plombent leur action. Ils refusent de considérer que leur sort est scellé en dépit de la volonté de l’organe organisateur des élections en République démocratique du Congo de mettre les bouchées doubles pour clore le dossier des législatives nationales.
Entretemps, la CENI conteste la compétence du Conseil d’État dans cette affaire en indiquant que le contentieux électoral relève de la Cour constitutionnelle. Une position non partagée par la défense qui estime que le Conseil d’État en tant que la plus haute juridiction administrative du pays est compétent pour examiner ces requêtes.
La Pros.