Lors d’un discours marqué par une détermination palpable, le Président togolais, agissant en tant que médiateur de la crise entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, a réuni ce vendredi 2 mai, date initialement prévue pour la signature du l’accord de paix, les ministres des Affaires étrangères des deux nations ainsi que des membres de la communauté internationale à Washington D.C. Son intervention, dans un cadre prestigieux et symbolique, visait à nutir un espoir renouvelé pour la paix dans la région, tout en reconnaissant la complexité du chemin à parcourir.
Le médiateur a salué les efforts déployés par la RDC et le Rwanda pour avancer vers un accord de paix durable, soulignant le climat de respect et d’engagement qui a caractérisé les négociations récentes. Mais il a également abordé une réalité délicate : le report technique de la signature de l’accord de paix, convenu d’un commun accord entre les parties. Ce report, loin d’être perçu comme un revers, a été présenté comme une nécessité stratégique pour garantir des engagements robustes et une mise en œuvre efficace.
« Je tiens à saluer les efforts inlassables de la RDC et du Rwanda pour parvenir à une paix durable et sincère. Depuis plusieurs semaines, les négociations ont progressé dans un climat de respect, de franchise et d’engagement, malgré les douleurs profondes et les blessures encore vives » a-t-il fait savoir.
Dans un appel à la patience et à l’investissement dans le processus de paix, le Président togolais a précisé que ce délai de deux mois permettra aux délégations d’approfondir leurs consultations et de consolider les décisions. Les décisions finales seront ainsi élaborées de manière à être inclusives et bénéfiques pour les deux nations, ouvrant la voie à une compréhension mutuelle plus forte.
« La paix n’est pas un acte précipité. Elle est le fruit d’un dialogue sincère, patient et exigeant », a-t-il affirmé avec conviction, soulignant la complexité du dialogue nécessaire à une résolution durable des conflits.
En sa qualité de médiateur, le Président togolais a également pris soin de rappeler l’importance de la coopération entre les nations africaines. En insistant sur le fait que chaque avancée doit être le fruit d’intérêts communs et d’un dialogue sincère, il a mis en avant la solidarité entre les peuples comme un moteur essentiel pour surmonter les défis historiques et contemporains.
Il a exprimé sa gratitude envers la communauté internationale pour son soutien et sa confiance, réaffirmant son engagement envers un avenir de paix en Afrique centrale. « Vive la paix en Afrique centrale. Vive la coopération entre les peuples », a-t-il conclu, laissant l’audience avec l’espoir d’une sortie pacifique des tensions qui ravagent encore la région frontalière de l’est de la RDC.
Jonas Shampa
