Alexis Gisaro et Patrick Muyaya (Photo d’archives)
*Des avancées sont significatives notamment, dans le secteur d’infrastructures en RD. Congo. Qu’il s’agisse de la construction des routes d’intérêt national dans des zones urbaines et non urbaines dans le but de rendre mobile la population, de fluidifier la circulation et de faciliter les échanges entre les provinces et entre les Etats. Qu’il s’agisse de la réhabilitation et de l’entretien d’un nombre considérable de certaines artères ici, à Kinshasa, tout comme à l’intérieur du pays. Le développement des infrastructures des transports énergétiques, scolaires, sanitaires et sportives était un défi majeur relevé par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au travers du Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), au regard du temps imparti et, surtout, du volume d’Investissements costauds en termes des financements pour la réalisation à grande échelle des œuvres de qualité. En présentant le bilan de son secteur au cours du briefing presse de ce jeudi 9 novembre 2023 co-animé avec Patrick Muyaya Katembwe, le Ministère de la Communication et des Médias, Alexis Gisaro, le Ministre des ITPR, a littéralement posé les jalons des prouesses de Félix Tshisekedi réalisées en matières des voiries, routes et d’infrastructures en termes de bâtiment et de lutte contre les érosions, inondations ou d’entretien des édifices relevant du domaine de l’Etat.
S’agissant des voiries, comme il relève de la mission de son secteur d’intervention, qui consiste à les garder en bon état et d’en construire de nouvelles, la Ville-Province de Kinshasa, en particulier, souffre d’un déficit criant dans ce secteur.
Voilà pourquoi, Il était impérieux, vu les urgences, d’entrer en danse pour réhabiliter, moderniser et entretenir ces voiries existantes afin de pouvoir atteindre les objectifs assignés au Ministère des ITPR par le gouvernement.
Pour ce faire, les différents projets ont été mis en place dans lesquels les financements ont été de trois ordres, à savoir : des projets financés par soit le fonds publics, soit par le fonds national d’entretien routier, soit par le programme sino-congolais ou soit encore, par le partenariat public-privé. En ce qui concerne le projet Kinshasa zéro trou, l’idée était de remettre en état de praticabilité, les voiries existantes qui présentaient une certaine dégradation très avancée.
Pour mener à bien ces projets, le gouvernement avait mis des moyens conséquents à la disposition de l’Office des Voiries et Drainages (OVD) afin d’identifier quarante-deux artères de plus ou moins 46 Kilomètres qui constituaient le goulot d’étranglement, pour y travailler de telle manière qu’il y ait une circulation beaucoup plus fluide.
Ce projet a été, en effet, subdivisé en fonction de quarante-deux artères en deux phases dont la première est totalement achevé. Il s’agit des avenues telles que, l’entrée N’djili, Basoko, les avenues OUA 1 et OUA 2, de l’avenue Haute Tension ainsi que de tant d’autres dont les travaux sont totalement achevés.
Puis, la deuxième phase est achevée pratiquement à 80 %. Elle comprend les avenues telles que : Kangu, Allée Verte, avenue Ring 1, 2,3, a réaffirmé Alexis Gisaro, tout en présentant, par la même occasion, un tableau qui donne l’ensemble des avenues qui ont été prises en charge par ce projet. Aujourd’hui, il soutient, par ailleurs, que ce projet a connu des résultats escomptés évalués à plus de 84%.
Toujours à Kinshasa, le ministère des ITPR a également piloté un autre projet du désenclavement du camp Luka situé à l’intercession des communes de Ngaliema, de Kintambo et de Selembao. Visiblement, l’effort du ministère consistait à réhabiliter les artères qui traversent ce quartier qui a été abandonné à son triste sort, depuis des lustres. L’objectif étant, faut-il le rappeler, de connecter les trois communes.
D’où, le Ministère des ITPR a dû s’employer pour moderniser plusieurs avenues notamment, les avenues cimetières, Luwi, Landu et construit trois ponts dont le plus important est le pont Lubudi. C’est un ouvrage qui sert de liaison entre ces communes-là. Bien plus, dans une autre phase, il s’est attaqué à la construction et la réhabilitation de la route Nzolana ; cette avenue ralliant le Rond-Point pompage au Rond-Point UPN pour pouvoir désengorger la Route Nationale 1 qui passe de l’UPN au Centre-Ville.
En dehors de Kinshasa, plusieurs autres projets ont été dirigés à l’intérieur du pays.
A l’exemple du projet Tshilejelu piloté à partir de Kinshasa et de certaines villes dans l’espace Kasaï, grâce à un montage financier, en collaboration avec les partenaires.
Au cours de son exécution, ce projet a connu un grand problème lié, évidemment, à l’acheminement des matériaux et équipements de travail à cause du manque des routes que connaît la liaison entre les principales villes du Kasaï.
Mais, quoi qu’il en soit, l’Etat, pour conjurer cette situation, avait pris d’autres engagements avec une nouvelle entreprise pour redémarrer, enfin, ce même projet, en créant une logistique adéquate.
En termes d’évaluation des travaux exécutés sur l’ensemble du pays, le Ministère des Infrastructures Travaux Publics et Reconstruction, à en croire le Ministre Alexis Gisaro, parle du taux oscillant autour de 84%, au regard d’un nombre important des routes réhabilitées, autres construites, y compris les infrastructures sportives ayant permis la réussite de la tenue des IXès Jeux de la Francophonie à Kinshasa, en RD. Congo, fin juillet et début août 2023.
Joël Kembongo
