Aux aguets sur une possible révision de la Constitution, Jean-Claude Vuemba a saisi le plus vite que possible la Cour Constitutionnelle pour dissuader quiconque entreprendrait cette démarche. Dans une requête sur l’interprétation de la Constitution introduite à la Haute cour, le président honoraire de l’Assemblée provinciale du Kongo central a démontré noir sur blanc l’inopportunité de toucher à la Loi fondamentale.
Au terme de l’audience publique du 02 mai consacrée à ladite requête, Dieudonné Kamuleta Badibanga, Président de la Cour constitutionnelle, a maintenu le dossier en délibéré, et va procéder au verdict dans les jours qui suivent.
En effet, lors d’un échange entre le Président de la République Félix Tshisekedi et la diaspora congolaise vivant en France, une frange de celle-ci avait soulevé la question de modifier quelques dispositions de la Constitution notamment, l’exclusivité de la nationalité congolaise, ainsi pour éviter à la RDC de perdre tous ces fils et filles qui préfèrent garder leur indépendance dans le travail, mais qui souhaitent contribuer au développement du pays. A ce cette demande, le Chef de l’Etat était catégorique : ‘’ ne faites pas de moi un dictateur. Cela ne relève pas de mes compétences. Il y a plusieurs schémas pour y parvenir. Notamment la population congolaise, à travers ses représentants à l’Assemblée nationale qui doit en décider’’, avait-il déclaré devant la diaspora.
Cependant, il aurait également affirmé à une frange des jeunes de l’UDPS la mise en place d’une commission pour passer en revue les différentes dispositions de la Constitution, et de réfléchir sur celles qui peuvent faire l’objet d’une révision, pour doter la République Démocratique du Congo d’une Constitution digne d’elle.
Nathan Mundele
