Qui veut la paix, prépare la guerre. L’espoir suscité par l’accord de Washington oblige les belligérants à rester sur le qui-vive. Chacun veut éviter l’effet surprise. Le Département d’Etat qui connait les acteurs en présence mieux que quiconque, veille au grain après l’échec d’une solution à l’africaine.
Les dernières interventions du Maitre de Kigali, plutôt que de susciter les inquiétudes, prouve qu’il y a péril en la demeure. Il ne saurait pas rééditer les mauvais tours qu’il a fait jouer à ses pairs africains. Pour cette étape de Washington, le Rwanda n’a pas le droit de tourner l’espoir de la communauté internationale, sous le leadership de Donald Trump, en dérision. Ce qui est vrai ce que tout se plie aux injonctions voire aux multiples menaces des USA.
Sur base de cette assurance qu’on croit savoir que l’accord du 27 juin dans la capitale américaine sera appliquée en dépit de subterfuges du Président Rwandais. Les menaces du Rwanda sur la poursuite des hostilités, mais surtout ses velléités bellicistes, ne sont que des leurres. Donal Trump attend la reprise imminente des travaux de Doha afin de finaliser le processus de Washington.
Si Kagame a su faire déplacer les Chefs d’Etat et de gouvernement depuis le début de ce conflit pour de nombreuses tentatives de médiation sans résultat probant, pour celle de Donald Trump, il se trouve placé dos au mur. Le camouflet qu’il a infligé à son homologue angolais alors que ce dernier, de bonne foi, a rassuré le monde entier de la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda ne saurait se répéter.
Et pourtant, l’accord de Washington est la mouture essentiellement de ce qui a été décidé à Luanda et à Nairobi que Kagame a refusé d’endosser. Pourtant, s’il avait accepté d’œuvrer pour la paix à l’Est de la RDC, la palme d’or serait attribuée à l’Afrique pour avoir ramené la paix à l’Est congolais après près d’une trentaine d’années d’instabilité.
Désormais, c’est Donald Trump qui continue d’engranger les trophées en rétablissant la paix à travers le monde. L’Afrique en sort bredouille. A quoi servent alors les organisations régionales et sous régionales africaines si elles sont obligées de se retourner, tous les temps, vers les occidentaux ?
C’est dire qu’après autant d’années d’indépendance, l’Afrique ne s’assume pas contrairement à certains pays d’Asie ou de l’Amérique latine qui prennent des initiatives pour leurs propres intérêts au mépris de ce qui peut se décider dans certaines officines du monde.
La Pros.