Après la marche du 15 septembre organisée par la C64, Stéphane Muadi Van, président du Mouvement Réformateur Congolais (MRC), critique la démarche d’une partie de l’opposition et appelle ses acteurs à revoir leurs priorités lors d’un point de presse organisé en réaction de la marche de l’opposition réunie au sein de la plateforme appeler « C64″ ce jeudi 23 septembre » a appris ACP
Pour lui, Félix Tshisekedi est en plein exercice de son mandat et les opposants devraient le laisser aller jusqu’à son terme. Selon Stéphane Muadi, multiplier les marches et les appels à de nouveaux dialogues alors que le mandat présidentiel est encore en cours contribue davantage à maintenir le pays dans une tension politique permanente qu’à apporter des solutions aux préoccupations de la population.
Le président du MRC estime que l’opposition doit plutôt profiter de cette période pour préparer une véritable alternative politique, avec des propositions concrètes sur la sécurité, l’emploi des jeunes, le pouvoir d’achat, les infrastructures, l’économie et la gouvernance.
La C64 n’a pas le monopole de l’opposition
Stéphane Muadi Van conteste également l’idée selon laquelle la C64 pourrait parler au nom de toute l’opposition congolaise.
Selon lui, chaque force politique doit pouvoir défendre sa propre vision du pays. La contestation du pouvoir ne devrait donc pas empêcher l’émergence d’autres projets et de nouveaux visages politiques.
Il estime par ailleurs que le dialogue peut être utile lorsqu’il permet de résoudre une crise réelle, mais qu’il ne devrait pas devenir une réponse permanente à chaque difficulté politique.
« Préparer l’après plutôt que provoquer la confrontation »
Pour Stéphane Muadi Van, le véritable enjeu est désormais de préparer l’avenir.
Il appelle les opposants à laisser le président de la République poursuivre son mandat et à présenter, le moment venu, leurs projets devant le peuple.
« Le président gouverne pendant son mandat, l’opposition contrôle et propose, et le peuple décide par les urnes », résume en substance sa réflexion.
Pour le président du MRC, l’alternance ne se prépare donc pas uniquement dans la rue, mais aussi dans les idées, les projets et la capacité à convaincre les Congolais.
Bosco Kiaka
