Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a présidé ce jeudi 4 septembre 2025, en présence du Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, la cérémonie de remise du matériel de vérification du nouveau permis de conduire biométrique avec puce à la Police Nationale Congolaise. Une initiative qui marque une nouvelle étape dans la lutte contre la falsification des documents de conduite et dans la modernisation des services publics.
Ce dispositif, appelé «appareil mobile de vérification de permis de conduire», permettra désormais aux éléments de la Police de Circulation Routière de contrôler l’authenticité de ce permis de conduire biométrique doté d’une puce électronique.
Après la réception symbolique de ce matériel, le Commissaire général adjoint en charge de la Police judiciaire, le Commissaire divisionnaire Bale Kukay, a affirmé que cette acquisition « facilitera le travail de terrain, garantira la sécurité routière et constituera une arme efficace contre les réseaux mafieux impliqués dans la production et la diffusion de faux permis.
Vers un déploiement progressif
Les services ont indiqué que dès la semaine prochaine, et avant le début effectif des contrôles, une formation sera dispensée aux éléments de la Police sur l’utilisation de ce dispositif.
Cette innovation illustre l’engagement du Gouvernement congolais dans une nouvelle dynamique : «la numérisation des services publics» visant à moderniser les procédures administratives et accentuer la lutte contre la fraude documentaire.
Il sied de rappeler que cet événement s’ajoute à une série d’initiatives déjà mises en œuvre pour moderniser le permis de conduire en RDC : la relance de la délivrance du permis biométrique, après près de 7 à 8 ans d’interruption, avait été approuvée dès novembre.
Un moratoire sur le contrôle de ces nouveaux permis, afin de laisser le temps aux conducteurs de se mettre en conformité, avait été accordé jusqu’au 30 juin.
Le contrôle effectif de ce document essentiel pour la conduite routière, annoncé pour cette date, tarde à se mettre en place dans certaines régions, selon plusieurs sources.
César Nkangulu
